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ИВАН СЕРГЕЕВИЧ
ШМЕЛЕВ
БИБЛИОГРАФИЯ
СОСТАВИЛ
Д. М. ШАХОВСКОЙ
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BIBLIOTHÈQUE RUSSE DE L’INSTITUT D’ÉTUDES SLAVES
TOME LIV
Série: Écrivains russe en France
BIBLIOGRAPHIE
DES OEUVRES
DE
IVAN CHMELEV
ÉTABLIE PAR
Dimitri SCHAKHOVSKOY
PARIS
INSTITUT D’ÉTUDES SLAVES
9 rue Michelet (VI‛)
1980
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Le present travail est le neuvième d’une série
de recherches bibliographiques enterprises par
une équipe du Laboratoire de slavistique
(laboratoire associé au C. N. R. S.).
© Institut d’études slaves, Paris, 1980.
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
ISSN
ISBN -0
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ŠMELEV ÉCRIVAIN ET TÉMOIN DE SON TEMPS
Issu d’un milieu modeste, ayant eu une enfance qui rappelle celle de Remizov, tenté très tôt par le métier d’écrivain, Šmelev l’aborde à un âge mûr, et c’est pour lui une forme d’engagement.
Si l’on se rappelle qu’à ses tout premiers débuts, Šmelev entra en contact avec Korolenko et que quelque quatre ans plus tard il se ralliait à Gor’kij, on admettra que la literature n’était pas pour lui un exercice gratuit. Cinq ans après les événements de 1905 le climat n’est plus le même, l’auteur d’Ivan Kuz’mič et du Citoyen Uklejkin ne se réfère plus ouvertement à une situation historique, les allusions politiques se veulent plus discrètes. Le fameux cercle du Mercredi se disloque et, tandis que de son côté aussi le symbolisme dépérit, de nouvelles tendances se dessinent et viennent contrer les auteurs en vogue que sont par exemple Sologub ou Arcybašev. Les écrivains de Moscou joueront un rôle essentiel dans cette mutation et parmi eux, aux côtés de Bunin, de Telešov, de Zajcev, nous retrouvons notre debutant qui malgré son âge commencera une carrière brillante sous les auspices de Gor’kij. De même que quelques autres confrères en littérature, freinant leurs ardeurs propagandistes, ces moscovites se vouent à l’étude de la province russe, en vue bien entendu de prochaines réformes, sur les traces de Ĉekhov, ce glorieux prédécesseur, dont ils ont tous — qu’ils l’avouent ou non — subi l’influence. Avec Bunin et Veresaev, Šmelev se trouvera porté à la tête de ce mouvement que l’on a dénommé néoréalisme et qui caractérise assez bien la prose russe à partir de 1910. Pour eux, bien sûr, il ne s’agit pas d’un retour en arrière, mais au contraire d’un bond en avant.
Šmelev se veut déjà le peintre d’une réalité qui, pour modeste qu’elle soit, peut devenir le support d’une morale à l’usage d’une société ébranlée. Promis avant la Révolution à la célébrité, il connaîtra en fait le sort peu enviable d’être dans son pays d’exil l’écrivain russe le moins connu du public français. Il aura pour revanche d’être pour ses compatriotes émigrés le peintre d’une Russie dont ils ne doutent pas qu’elle soit authentique. C’est qu’il offre à des nationalistes traumatisés et exacerbés la possibilité de revivre une réalité disparue. Il proposait à ses lecteurs une description des Russes, un tableau de la Russie, une définition de ce qui est russe. Pris lui-même dans les tourbillons de l’histoire, il s’attachait à en suivre les contre-coups dans le destin des hommes.
Šmelev est-il alors devenu ce champion d’une image si traditionnelle et si respectueuse du passé qu’il puisse paraître aux yeux d’un lecteur malveillant comme quelque conservateur des antiquités? Des faces multiples de son oeuvre, les juges ont vite fait de ne retenir qu’une seule. Les critiques ont cru déceler en lui un
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ŠMELEV ÉCRIVAIN
continuateur de Leskov; parmi les écrivains qui l’ont influencé, ils citent les noms de Turgenev, Mel’nikov-Pečerskij, Uspenskij et surtout celui de Dostoevskij qui, pour certains commentateurs comme Il’in, Adamovič ou Struve, a joué un rôle important dans la formation de l’écrivain. Mais tous s’accordent pour trouver chez Šmelev une veine foncièrement russe qui, lorqu’on la trouve poussée à l’extrême, est hâtivement qualifiée de russopetstvo, de kvasopatriotizm, autant de termes pour dénoncer cette russomanie exacerbée. La vérité c’est que, fidèle à l’idée qu’il se fait de sa vocation d’écrivain, à un nouveau tournant de l’histoire, Šmelev met une fois de plus sa plume au service de son peuple.
Or il importait au moment où certains avaient cru devoir quitter la Russie, de savoir ce qu’être russe voulait dire. Les intellectuels russes de l’émigration se posaient la question avec acuité; pour designer cette notion de «russité» ils avaient même forgé le mot russkost’, plus fréquent encore que celui de russost’, à notre sens plus logique, et l’usage répété de ces termes dans la vie quotidienne prouve assez la recherche d’une identité. Souci qui allait de pair avec des préoccupations religieuses pour des gens chez qui la foi, si vague qu’elle ait pu être, était plus que chez aucun autre européen marquée d’un sceau national.
Intrusion de l’histoire, russité, préoccupations religieuses, voilà quelques thèmes de l’oeuvre de Šmelev. Leur confrontation avec les principaux moments de la biographie de l’écrivain fait apparaître l’évolution de ses conceptions et de la vision qu’il a de la Russie.
Nous distinguons trois périodes essentielles. La première étape de la carrière de Šmelev est marquée par l’adhésion à un socialisme fortement teinté d’idéalisme. Les oeuvres écrites avant 1917 traitent surtout de problèmes sociaux, on y voit apparaître la soif d’une justice universelle qui, au moment où les tensions sociales se font vives, apporterait une solution; l’auteur dénonce les conditions de l’existence: c’est le problème de la vie à la ville, des relations de l’homme avec la nature et du retour possible à la campagne.
La deuxième période est tout entière placée sous le signe de la révolution de 1917. Si Šmelev accueille la révolution de Février avec foi et ferveur, celle d’Octobre provoquera en lui un revirement et une condamnation sans appel. La tragédie personnelle que représente l’exécution de son fils en Crimée en est une des raisons principales.
La troisième époque s’ouvre sur l’exil de l’écrivain. C’est alors que Šmelev s’attaque à la nature même de la Révolution contre laquelle il dressera le violent réquisitoire auquel seront consacrées les premières années de son séjour en France. Cette attitude s’estompe peu à peu. Šmelev entame l’évocation d’un passé décanté qu’il ne regarde plus à travers le pince-nez de l’opposant intransigeant qu’applaudissait Gor’kij à ses débuts. C’est une période empreinte de spiritualité. La sagesse du peuple dont il est issu lui enseigne l’apaisement et la sérénité. A cet égard la Njanja de Moscou est un ouvrage essentiel, mais c’est dans l’Année du Seigneur et dans le Pèlerinage qu’il dresse le paysage spirituel dans lequel viendront s’inscrire ses oeuvres futures. Il renoue avec les moines de Valaam après un long détour qui le mène du champs de Kulikovo à la Trinité Saint-Serge. Šmelev puise dans ses souvenirs. Son enfance lui a laissé des images indélébiles où il trouve des forces et des sujets libres de toute considérarion politique, de cette insatisfaction que Gor’kij appréciait particulièrement chez lui. Sa manière d’écrire demeure très proche de celle des premières expériences, mais, s’il s’en tient encore au genre du récit et de la nouvelle, il rassemble maintenant dans des recueils, souvent autour d’un même thème, des oeuvres qui
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finissent par former les maillons d’une épopée. Cependant très vite il réve d’écrire un roman, sentant confusément qu’il y fera la somme de son expérience intérieure. De ce point de vue la Njanja de Moscou et les Voies célestes seront l’aboutissement de ses recherches.
La question essentielle qui s’est posée à Šmelev tout au long de son existence est celle de la foi. Mais, s’il s’est heurté aux rochers de Valaam en 1897, c’est qu’il avait pour le monde ce regard d’intelligent de gauche qui lui vaudra quelques remarques de certains critiques, agacés par ses partis pris. Toute son évolution sera pourtant bien déterminé par le souci de l’authenticité qui va de pair avec une sensibilité exacerbée aux événements qu’un autre critique relèvera chez lui. Parti pris et sensibilité sont en fait les deux composantes d’un caractère passionné qui aurait vu dans l’indiférence le péché majeur. Pour sinueux qu’il soit, le chemin qui le mène de la rédaction du Pouvoir du Peuple (Vlast’ Naroda) au couvent de Bussy-en-Othe est moins long qu’on pourrait le croire. Il nous en rend compte au travers d’une oeuvre où, comme l’ont fait peu de maîtres de la littérature, il traduit d’une manière systématique son évolution. L’homogénéité lui est fournie par la réalité russe qu’il peint et vit à un moment particulièrement dramatique, s’efforçant de tirer des leçons peut-être pour les autres mais tout d’abord pour lui-même, conscient de sa responsabilité littéraire, sans doute, mais aussi éthique. Réalité russe si envahissante qu’on a pu lui reprocher de ne point voir sur les rinceaux sculptés des fenêtres les trous de vers, et il se peut bien que son attachement viscéral à la Russie l’ait amené à forcer certains traits. Les liens que l’écrivain avait tissés avec la Russie traditionnelle étaient autrement vivaces pour qu’on puisse reprocher à l’auteur de leur donner un sens en expliquant leur signification humaine et spirituelle.
Le premier lien c’est la langue, le garant de la vérité du portrait. Dès ses premiers pas en littérature, alors qu’il recherche le voisinage d’un peuple qu’il estime malmené par l’existence et qui lui confie ses joies et ses peines. Šmelev sait écouter. Son maître, c’est le peuple qu’il écoute dans les auberges de village. Il transpose ses contacts dans une langue spontanée dont il a le secret et qui lui fait toucher aux sources même de la vie, communier à une nature fruste faite de réalités campagnardes, de parfums et d’odeurs de pluie et d’orage. Lors de la publication de ses oeuvres il défend avec âpreté chacun des termes qu’il emploie, interdisant aux rédacteurs la moindre correction touchant à la langue. Il est, dans la lignée de Leskov, un des maîtres du skaz et, s’il s’écarte de cette forme, c’est dans les oeuvres où l’exige la correspondance des idées et du style; il manquera toute sa vie une préférence pour le discours direct. La langue de Šmelev mérite une étude particulière que nous ne nous sommes pas proposés d’entreprendre ici, mais si nous y avons fait allusion c’est pour donner une preuve supplémentaire de l’attention extrême qu’il porte aux bruits venus de ces masses pour qui il rêve d’écrire comme Serafimovič.
Et puis c’est le culte de la langue populaire qui lui vaut au début de sa carrière les compliments de la critique, qu’elle se veuille de droite ou de gauche. C’est la gauche que finit par choisir Šmelev en décidant de mettre sa plume au service de l’idéal socialiste. Séduit quelque temps par les recherches stylistiques des symbolistes, il se range aux conseils de Korolenko et de Gor’kij et se remet à l’école du peuple, en digne fils d’Uspenskij. A partir du moment où il s’installe à Moscou, sa vie sédentaire et citadine commence à lui peser et chaque année il est attiré par la province qu’il s’efforce de parcourir de bout en bout. Le peuple russe restera pour lui le symbole de la Russie et de ses valeurs, et la Révolution ne détruira pas ses convictions.
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C’est en effet en février 1917 que nous abordons une phase capitale de la vie de Šmelev, où ses conceptions antérieures seront mises à l’épreuve et où il prendra conscience de leurs limites. Au début il criera son enthousiasme en tant qu’écrivain, mais aussi en tant qu’orateur, pour déchanter très vite et se ranger parmi les libéraux, tout en demeurant fort proche du Pouvoir du Peuple, journal des socialistes de diverses tendances, en compagnie de ses maîtres et collègues, puisqu’à ses côtés nous retrouvons Gor’kij, Veresaev, les frères Bunin, mais aussi Savinkov et Akhmatova, des critiques et des journalistes comme L’vov-Rogačevskij, Derman, Kranikhfel’d, Ossorgin, mais aussi Aksel’rod, Vinaver, Višnjak, Kuskova, sans compter Mel’gunov, Plekhanov et Černov, pour ne citer que les plus grands. Son départ en Crimée l’isolera et le privera des soutiens sur lesquels il aurait pu compter. Loin de Moscou, il se sentira d’autant plus à la merci des circonstances. Mais son revirement politique ne sera pas dû aux seuls événements. Šmelev a toujours signalé les difficultés qui attendaient les nouveaux dirigeants de la Russie. Il ne peut admettre le sacrifice d’une culture, d’un humanisme dont il a toujours été le serviteur; il ne peut encore moins admettre celui d’êtres humains. Le conflit prend une autre dimension à partir du moment où le propre fils de l’écrivain est victime de la terreur en Crimée. Cette tragédie consacre la rupture de Šmelev avec l’actualité.
Pour l’écrivain désemparé, marqué par la perte qu’il vient de subir, l’émigration devient la seule solution, car il ne lui reste plus qu’un devoir, celui de témoigner de son expérience mais aussi de confesser ses erreurs. Dès 1925, après avoir constaté l’isolement de l’homme vis à vis de la nature, opposé la pierre froide des villes à l’humus vivant des campagnes, il prône la présence de Dieu dans l’homme, condamne le positivisme, stigmatise une Europe qui fraternise avec des assassins, déclare que pour le monde ne subsistent plus que deux voies, l’une conduisant vers le Démon, l’autre vers Dieu. Mais, tandis qu’il pressent la fin de l’histoire, l’apocalypse de l’Europe, il continue à croire en une Russie qui sauverait l’humanité.
Nous constatons que le fond de sa création demeure toujours empreint de sa réflexion personnelle, il retrouve à chaque étape l’expression d’un choix déterminé par les événements. Aussi bien chaque oeuvre prend-elle la forme d’un monologue articulé par un de ces coeurs purs qu’il affectionne et envie tout à la fois et qui se trouvent symboliser les jalons plantés le long de son parcours spirituel. C’est ainsi que la première période de ses écrits est marquée par le Garçon de restaurant, ce skaz exemplaire, tandis que la seconde sera consacrée par la Njanja de Moscou ou encore l’Année du Seigneur. Ces deux dernières oeuvres conjuguent les deux aspects essentiels de sa production post-révolutionnaire, une réflexion sur la réalité russe et une réhabilitation du passé qui le conduiront à un véritable pèlerinage aux sources spirituelles de son enfance. Conscient du périple parcouru, conscient également de son appartenance à l’intelligentsia, il s’est efforcé de hausser le ton en dévoilant quelles furent pour lui ces Voies célestes qui lui rendirent la foi. Elles permettent de dire que Šmelev a voulu dégager les valeurs permanentes qui le soutiennent dans son existence et dans sa réflexion sur la réalité russe qu’il a appréhendée d’une façon physique. Sensible au moindre tournant de son histoire, qu’il a vécu avec passion, il s’est efforcé de traduire et d’expliquer le destin de toute une génération de l’intelligentsia russe. Par ce côté, à travers la littérature il a rejoint l’histoire.
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REMARQUES PRÉLIMINAIRES
Avant toute chose, il est nécessaire de préciser que cette bibliographie n’est pas complète. Parmi les périodiques dépouillés il a été relevé bien des lacunes et, par ailleurs, certains sont restés inaccessibles. Il a fallu se reporter parfois aux bibliographies. Dans ces cas-là, il n’a pas été bien sûr possible de donner une pagination, ce qui permet au lecteur de se rendre compte de ce qui n’a pas été examiné de visu.
A ces remarques il est indispensable d’ajouter que ce travail n’aurait pas pu se faire sans la collaboration amicale de tous ceux qui, à l’Institut d’études slaves, se consacrent à cette série, sans le soutien des bibliothèques Lénine de Moscou et Saltykov-Chtchédrine de Leningrad. Avec gentillesse, M. R. Karmann a bien voulu revoir le texte des traductions allemandes, M. Kac a communiqué le résultat de ses recherches en Pologne, tandis que Mme Koutyrina, nièce de la femme de l’écrivain et héritière de Šmelev, a permis de consulter ses archives. Nous les remercions vivement ainsi que tous ceux qui ont bien voulu accorder leur attention à ces recherches, aussi bien à Paris qu’à Moscou et ailleurs.
C’est un devoir agréable de signaler que la série des bibliographies Écrivains russe en France a été constamment pour nous un modèle et le travail de ses auteurs un exemple et une aide substantielle sans laquelle cet opuscule n’aurait jamais vu le jour; qu’ils trouvent dans les éléments que nous avons réunis toute notre reconnaissance. Faut-il ajouter que, dans le cas de Šmelev, la présentation mise au point lors de la publication de ces volumes est particulièrement précieuse pour des vérifications et des compléments ultérieurs.
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Résumé chronologique de la vie
1 septembre) Naissance à Moscou dans le faubourg de Kadaševo. Son père, Sergej Ivanovič Šmelev, entrepreneur de travaux publics est d’origine paysanne, sa mère Evlampija Gavrilovna Savinova d’origine marchande.
1880 (7 octobre) mort de son père.
1884 Admission au 6ème gymnase de Moscou. Premiers essais littéraires.
1891 Rencontre avec Ol’ga Aleksandrovna Okhterloni.
1894 Ecrit У мельницы, sa première oeuvre publiée. Echec à la faculté de Droit de l’université de Moscou. Suit également des cours d’histoire et de littérature.
1895 Mariage avec Ol’ga Aleksandrovna Okhterloni d’une famille noble d’origine écossaise. Voyage de noces à Valaam.
1896 Naissance de son fils Sergej. Brève arrestation lors d’une manifestation.
1897 Parution de son premier livre На скалах Валаама. Démêlés avec la censure.
1898 Fin des études à l’université de Moscou.
1899 Après un bref service militaire, clerc à Moscou.
1901 Devient inspecteur des Finances à Vladimir. Ses observations serviront de thème à ses futurs récits. Durant cette période quelques essais littéraires.
1905 Sous l’influence des événements politiques, reprise des activités littéraires. Ecrit des récits pour enfants.
1906 Début de la collaboration à Детское Чтение et à Русская Мысль. Rédige un récit stigmatisant les pogroms. Ecrit dans Трудовой Путь.
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1907 Séjour en Crimée à Alušta chez son éditeur Tikhomirov, participation à des soirées littéraires, lectures en public, exercice dans lequel il excelle.
1908 Prend la décision d’abandonner la fonction publique pour se consacrer entièrement à son nouveau métier d’écrivain. Premier essai dramatique aveс «Мистификация». Début de la collaboration à Русские Ведомости.
1909 Adhésion au cercle littéraire moscovite «Sreda» qui se réunit chez Telešov. Remporte un prix en envoyant un récit humoristique à Будильник.
1910 Définition de son idéal tolstoien. Ecrit un essai critique sur les voies de la littérature russe et le réalisme Быт в литературе. Correspondance avec Gor’kij qui le fait entrer dans son cercle de la revue Знание. Publication de Под Горами et du premier recueil de ses récits. Début de la collaboration à Родник et Русское Богатство.
1911 Parution de Человек из ресторана dans Знание, c’est son premier grand succès qui le rend célèbre. Grâce à cette oeuvre il sera l’un des rares écrivains de l’émigration édité en U. R. S. S. presque sans interruption. Début de la collaboration à Речь.
1912 Fondation de la maison d’édition Книгоиздательство писателей в Москве au sein de laquelle son activité devient de plus en plus intense.
1913 Début de la collaboration à Современный мир.
1914 Prise de position patriotique contre l’Allemagne aux cotés de Bunin et Gor’kij. Donne une fresque de la Russie en temps de guerre dans une suite de récits publiés dans Северные Записки.
1915 Sa pièce На паях est un échec, il s’explique sur ses intentions. Début de la collaboration à Биржевые Ведомости.
1916 Son fils est mobilisé. Il s’essaye de nouveau au théâtre avec Догоним солнце. Collaboration à Киевская Мысль.
1917 Adhésion à la révolution de Février. Voyage en Sibérie à la rencontre des prisonniers libérés en tant que correspondant de Русские Ведомости. Accepte de participer à un recueil (qui ne verra jamais le jour) sous le patronage de Gor’kij Евреи на Руси. Collaboration à Власть Народа. Bref séjour en Crimée. Achat d’une maison à Alušta. Correspondance avec son fils permettant de définir leurs positions politiques réciproques.
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1918 Départ pour la Crimée avec sa femme et son fils démobilisé qui, dès que possible, rejoint les rangs de l’Armée blanche. Ecrit dans Свобода России. Publication de plusieurs récits dans des journaux, revues et recueils du Sud de la Russie. Parution de Неупиваемая чаша.
1919 Parution de Чужой крови.
1920 Première publication en émigration d’un récit Голуби dans Русский Сборник aux côtés de Bunin, Kuprin, Merežkovskij, Tolstoj, Aldanov, Andreev, Hippius, Teffi, Černyj…
1921 Exécution de son fils pendant la terreur rouge en Crimée.
1922 Retour à Moscou. Départ le 20 novembre pour Berlin pour raison de santé. Lettre d’invitation de Bunin. Prise de position dans Дни à propos de l’affaire Juškevič.
1 janvier) Arrivée à Paris. Séjour chez Bunin à Grasse. Décision de rester en France. Nouveaux contacts littéraires et nouvelles amitiés (Kul’man, Kuprin, Kartašev). Ecrit Солнце Мертвых qu’il publie dans Окно, Звено, За Свободу. A Moscou Это было paraît dans Недра. Première mention de Черный Спас.
1924 Début de la collaboration à Русская Газета, Руль, Сегодня. Parution à Prague de Неупиваемая чаша, Это было et Чужой крови. Début de ses séjours dans les Landes d’abord à Hossegor puis Capbreton.
1925 Début de la collaboration à Современные Записки et à Возрождение sur l’invitation de P. B. Struve. Ecrit pour Иллюстрированная Россия, Перезвоны, Русский Инвалид.
1926 Déménagement à Sèvres.
1927 Parution de История Любовная. Protestation à propos de l’adaptation cinématographique en U. R. S. S. de Человек из ресторана. Parution du recueil Про одну старуху.
1928 Début du cycle de Лето Господне. Parution du recueil Свет Разума.
1929 Parution du recueil Въезд в Париж. Quitte Возрождение et rejoint Россия и Славянство, sous l’égide de Struve.
1930 Parution et échec de Солдаты. Début du cycle de Богомолье.
1931 Parution de Родное.
1932 Début du cycle de Няня из Москвы. Réaction véhémente à l’assassinat de Paul Doumer.
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1933 Parution de Лето Господне. Remise du prix Nobel à Bunin, participation aux festivités. Déménagement à Boulogne.
1934 Crise d’ulcère, guérison miraculeuse. Réaction véhémente à l’assassinat du roi Alexandre de Yougoslavie. Retour à Возрождение. Séjour à Allemont. Poursuite du cycle de Лето Господне.
1935 Premiers chapitres de Пути Небесные. Séjour à Allemont. Voyage de Zajcev à Valaam. Récrit На скалах Валаама sous le titre Старый Валаам.
1 juin) Décès d’Ol’ga Aleksandrovna.
Voyage dans les pays Baltes, conférences, lectures. Passage à Berlin. Parution de Няня из Москвы et de Старый Валаам.
1937 Voyage à Prague. Participation aux manifestations du Jour de la Culture mémoration du centenaire de Puškin. Brève retraite à Počaev. Parution de Пути Небесные, tome I.
1938 Séjour en Suisse, à Prague, à Počaev, à Menton. A son retour à Paris, déménage au 91 de la rue Boileau.
1939 Séjour à Sainte-Geneviève-des-Bois. Début d’une longue amitié avec Ol’ga Aleksandrovna Bredius Subbotina.
1940 Poursuite du cycle de Лето Господне.
1942 Publications dans Новое слово. Début de la collaboration à Парижский Вестник.
1943 Bombardement, sa maison est épargnée.
1944 Termine Лето Господне. Séjour à Saint-Rémy-les-Chevreuse.
1946 Maladie des yeux, interruption de tout travail.
1947 Séjour en Suisse. Article anonyme l’accusant de collaboration avec les Allemands dans Новое Русское Слово, coincidant avec les débuts de Русская Мысль où il publie désormais ses récits.
1948 Parution de Лето Господне, Богомолье, Пути Небесные.
1949 Maladie, opération. Réédition de Няня из Москвы.
1 juin) Départ pour le couvent de Bussy-en-Othe où il compte terminer Пути Небесные. Décès le soir même à 21 heures 30.
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I
LIVRES ET BROCHURES
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1 НА СКАЛАХ ВАЛААМА. За гранью мира. Путевые очерки. Москва, тип. Е. Гербек, 1897. 16º, 261 р.
2 СЛУЖИТЕЛИ ПРАВДЫ. Повесть. С рисунками художника Н. И. Живаго и А. Ф. Андронова. – Москва, Юная Россия и Педагогический листок, 1906. 12º, 194 р.
(Библиотека для семьи и школы.) Même texte: 106, I, 1‑33 Id. – Москва, Книгоиздательство писателей, 19 р.
(Народно-школьная библиотека.)
Id. – Москва. ГИЗ, 19 р.
2а OSSIA. DER MALER. Roman. Aus dem Russischen übertragen, mit einem Nachwort von Rudolf Karmann ‑ Baden-Baden, Signal-Verlag, 19 p.
3 В НОВУЮ ЖИЗНЬ. С рисунками художника Н. А. Богатова. – Москва, Юная Россия и Педагогический листок, 1907. 12º, 150 р.
(Библиотека для семьи и школы.)
Id. – Книгоиздательство писателей, 1918. 88 р.
Id. – Москва-Петроград, ГИЗ, 19 р.
1. Деревенское горе.
2. На откосе.
3. Неожиданность.
4. Последний поклон.
5. В новый мир.
6. У колеса.
7. Кирилл Семенович.
8. Шпитонок.
9. Куда идти?
10. В ночлежном доме.
11. Две встречи.
12. На барже.
13. Утренняя милостыня.
14. На четвертом этаже.
15. “Жить для другихъ, другим служить”.
16. Визит.
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17. В сумерках.
18. В лаборатории.
19. Лекция. Même texte: 106, IV, 19 et 97, 1 sous le titre Сеня из Хворовки.
20. В имении.
21. Мечты… мечты…
22. Выход на линию.
23. Перемена.
24. В громе и пламени.
25. К народу!
26. На Воробьевых горах.
27. Опять на родине.
28. На пороге новой жизни. Même texte: 106, IV, 1‑28
4 К СВЕТЛОЙ ЦЕЛИ. Первая книга рассказов. – Москва, Юная Россия, 1910, 16º, 97 р.
(Библиотека для семьи и школы.)
1. Письмо без марки и штемпеля. р. 3‑40. Même texte: 28; 53, 1; 106, V
2. Полочка. р. 41‑63. Même texte: 29
3. Гассан и его Джедди. р. 64‑96. Même texte: 40; 106, II. Même texte: 53
5 ОНИ И МЫ. Вторая книга рассказов. – Москва, Юная Россия, 1910. 12º, 148 р.
Id. 2е éd. – Книгоиздательство писателей, 1918. 96 р.
Id. – Москва-Петроград, ГИЗ, 19 р.
1. Мэри. р. 3‑77. Même texte: 60, 1; 109, 1
2. Мой Марс. р. 78‑126. Même texte: 23; 60, 2; 96, 1; 106, VIII
3. Однажды ночью. р. 127‑147. Même texte: 42; 74, 16; 106, IX; 144, 7
6 РАССКАЗЫ. Т. I. – С. Петербург, изд. товарищества Знание, 1910. 16º, 266 р.
1. Распад. р. 1‑106. Même texte: 31, 1; 51, 2; 62, 1; 107, 4
2. Гражданин Уклейкин. р. 107‑224. Même texte: 31, 2; 52, 1; 62, 3; 77, 1; 107, 5
3. Вахмистр. р. 225‑243. Même texte: 107, 2
4. По спешному делу. р. 246‑266. Même texte: 107, 3
(Dans les éditions suivantes sous le titre Распад les deux derniers récits ne figurent pas.)
7 К СОЛНЦУ. – Москва, Юная Россия, 1912. 12º, 39 р.
(Дешевая библиотека для семьи и школы.)
Id. 2-е éd. – 1917. 8º, 32 р.
Id. Сокращено и обработано. Кузнецова. – Москва-Ленинград, ГИЗ, 1929. 48 р.
(Для детей среднего возраста.) Même texte: 106, III, 1‑11
// л 18
Dscn 0009. jpg
8 ЛИПА И ПАЛЬМА. Рассказ. – Москва, Юная Россия, 1912. 12º, 45 р.
(Дешевая библиотека для семьи и школы.)
Id. 2-e éd. – 1917.
Id. – Земля и фабрика, 1923. 35 р.
(Библиотека для подростающего поколения. Вып. 2.) Même texte: 83, 1
9 МИСТИФИКАЦИЯ. Шутка-шарж в 1 действии. – Москва, изд. С. Ф. Рассохина [1912]. 8º, 19 р.
10 ОДНОЙ ДОРОГОЙ. Рассказ. – Москва, Юная Россия, 1912. 12º, 48 р.
(Дешевая библиотека для семьи и школы.)
Id. – 1915. Même texte: 106, XII
Id. – Москва, Земля и фабрика, 1923. 40 р.
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