5) Les opposants à sa politique la contestent en estimant que les immigrés illégaux en France subissent une certaine hypocrisie.

6) Après une grève d'employés de la restauration parisienne appuyée par le patronat, Brice Hortefeux a d'ailleurs consenti à la régularisation de plusieurs centaines d'étrangers.

III. Trouvez les contraires des expressions ci-dessous:

1) les retours volontaires d'immigrés;

2) le résultat supérueur;

3) les objectifs chiffrés;

4) la "rupture" avec les autres gouvernements;

5) reposer sur des règles;

6) les pays d'origine;

7) respecter les droits;

8) avoir une vision très dépassée.

IV. Associez les substantifs aux adjectifs:

retour forcé

identité prochain

président illégal

objectif volontaire

chiffre imposé

départ nationale

droit fondamental

expulsion chiffré

immigré français

plétez les phrases par «qui» ou «que», expliquez leur rôle syntaxique.

1) Ses opposants critiquent sur le principe les objectifs chiffrés et estiment... le résultat de 2008 a été "gonflé" artificiellement par les retours négociés et rémunérés de Tziganes roumains ou de Bulgares, ... pourront revenir quand ils veulent, étant citoyens européens.

2) L'organisation Réseau éducation sans frontière (RESF), ... a été créée pour s'opposer aux expulsions, a salué le départ prochain du "ministre de la rafle, Stakhanov de l'expulsion, ministre du chiffre imposé à tous les étages des administrations, (...), ministre de la peur, celle des enfants... revenant de l'école, n'ont plus revu le père, la mère ou le frère, ... ils avaient quitté le matin".

НЕ нашли? Не то? Что вы ищете?

3) Le véritable changement, la véritable rupture, la véritable nouveauté, c'est... le tiers de ceux... repartent chez eux, le font désormais de manière volontaire.

4) Cela signifie... notre action est chaque jour davantage comprise.

5) De plus en plus d'étrangers en situation irrégulière comprennent... le séjour en France repose sur des règles... nous sommes clairement déterminés à appliquer.

6) Les opposants estiment... les immigrés illégaux en France subissent une certaine hypocrisie.

VI. Répondez aux questions.

1) Qui est Brice Hortefeux?

2) Pourquoi l'organisation Réseau éducation sans frontière (RESF)a-t-elle salué le départ prochain du ministre?

3)En quoi consiste, selon Brice Hortefeux, la véritable rupture dans la situation des immigrés en France?

4) Quels sont les arguments de ses opposants?

5) En quoi consiste «la vision depassée» de la France du problème?

El Salvador: des guérilleros au pouvoir

Dix-sept ans après avoir déposé les armes sans avoir été vaincu militairement, le Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) a porté son candidat Mauricio Funes à la présidence du Salvador, le 15 mars 2009. L’ex-guérilla s’était convertie en parti politique après les accords de paix qui, le 16 janvier 1992, à Chapultepec (Mexique), ont mis fin à douze années d’une terrible guerre civile (soixante-quinze mille morts). Dans un conflit au cours duquel, d’après la Commission de la vérité créée par les Nations unies, 85% des assassinats ont été commis par l’armée et les escadrons de la mort, et 5% par la guérilla, les forces armées salvadoriennes ont été massivement soutenues par les Etats-Unis (4,6 milliards d’euros).

Journaliste sur la chaîne 12 de télévision – et ancien correspondant de CNN en espagnol, M. Funes, de tendance sociale-démocrate, n’a pas participé à la lutte armée. En revanche, son vice-président Salvador Sánchez Cerén est un ex-commandant de la guérilla.

Cette victoire du FMLN met un terme à vingt années d’hégémonie de l’Alliance républicaine nationaliste (Arena). Fondé par l’ «âme damnée» des escadrons de la mort, Roberto d’Aubuisson, et émanation de l’extrême droite, ce parti a peu à peu laissé en chemin ce passé sulfureux, mais n’en demeure pas moins le représentant d’une droite dure. Pour tenter de barrer le chemin à la gauche, les deux autres formations conservatrices, le Parti de conciliation nationale (PCN), représentant des gouvernements militaires (), et le Parti démocrate-chrétien (au pouvoir de 1984 à 1989), ont renoncé à présenter un candidat et se sont ralliés d’emblée à l’Arena.

Dans la grande tradition, cette sainte alliance a mené une «campagne de la peur» qui a bénéficié de l’appui de la plupart des médias. A un archaïque langage de guerre froide s’est ajouté le thème récurrent lors de chaque élection, en Amérique latine, ces dernières années: le danger représenté par les liens (réels et/ou supposés) entre le FMLN et le «dictateur (sic!) vénézuélien Hugo Chávez». Les Salvadoriens ne se sont pas laissés abuser.

Principal parti d’opposition depuis sa première participation au jeu démocratique, lors des législatives de 1993, le FMLN est devenu la première force politique du pays (mais sans détenir la majorité à l’Assemblée nationale) lors du scrutin législatif du 18 janvier 2009.

Il n’est guère surprenant de voir le Salvador rejoindre le groupe des pays latino-américains gouvernés à gauche et au centre gauche. La désastreuse situation sociale de ce petit pays de 5,7 millions d’habitants a obligé plus de 2,5 millions d’entre eux à émigrer, essentiellement aux Etats-Unis; 47,5 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et 19 % dans l’extrême pauvreté – quand 0,3 % accaparent 44 % du revenu national. Un chômage massif et le taux d’homicides le plus élevé du continent (67,8 pour cent mille habitants) complètent le tableau.

Lors de la campagne électorale de 2004, le gouvernement de M. George W. Bush était intervenu sans pudeur pour faire barrage au FMLN et appuyer l’Arena. Prédisant les pires catastrophes «si le communisme s’emparait du Salvador», Washington était allé jusqu’à menacer d’empêcher l’envoi d’argent au Salvador – les remesas– des immigrés salvadoriens vivant aux Etats-Unis. L’annonce n’avait rien d’anodin: seconde source de revenus du pays, ces remesas pèsent pour 17 % du produit intérieur brut (3,8 milliards de dollars en 2008). L’élection de M. Antonio Saca permit la persistance de la relation privilégiée San Salvador – Washington, constante de la politique des deux pays. M. Saca sera d’ailleurs le dernier dirigeant latino-américain à maintenir des troupes en Irak (depuis, le président colombien Alvaro Uribe a pris la relève en annonçant l’envoi de troupes colombiennes en Afghanistan).

Comme à l’accoutumée, aux Etats-Unis, les représentants républicains Dana Rohrabacher et Conni Mack ont sonné le tocsin à la veille de l’élection: «Si le FMLN gagne ce dimanche, le Salvador se transformera rapidement en un satellite du Venezuela, de la Russie et peut-être de l’Iran.»

Changement d’époque? Il est trop tôt pour le dire. Toutefois, l’arrivée à la Maison Blanche de M. Barack Obama semble changer la donne. Après que le porte-parole du département d’Etat Heidi Bronke a affirmé que le gouvernement des Etats-Unis n’appuierait aucun candidat, Washington a réaffirmé sa détermination à coopérer avec quelque président que ce soit. En l’occurrence M. Funes, qui sera investi le 1er juin.

Reste à savoir si sa politique sociale s’inspirera du camp des «modérés» (Brésil, Chili, Uruguay) ou des «radicaux» (Bolivie, Equateur, Venezuela).

Maurice Lemoine

Le Monde diplomatique

mars 2009

I. Trouvez les équivalents russes des mots et des expressions suivants. Faites-les entrer dans des phrases:

Verbes

déposer

se convertir

commettre

tenter de

barrer qch

se rallier

bénéficier de qch

abuser de

accaparer

faire barrage à

s’emparer de

prendre la relève

s’inspirer de

Substantifs

guérilla, f

accord, m

assassinat, m

hégémonie, f

émanation, f

conciliation, f

appui, m

élection, f

scrutin, m

homicide, m

persistance, f

tocsin, m

satellite, m

donne, f

porte-parole, m

Adjectifs

vaincu, - e

civil, - e

espagnol, - e

damné, - e

commandant, m

sulfureux, - euse

conservateur, - trice

chrétien, - ne

récurrent, - te

législatif, - ve

surprenant, - te

désastreux, - euse

extrême

anodin, - e

Expressions

d’emblée

sic!

sans pudeur

à l'accoutumée de

en l'occurrence

II. Trouvez des équivalents neutres:

1) l’ «âme damnée» des escadrons de la mort;

2) laisser en chemin le passé sulfureux;

3) barrer le chemin à la gauche;

4) une «campagne de la peur»;

5) intervenir sans pudeur;

6) faire barrage au FMLN;

7) n’avoir rien d’anodin;

8) sonner le tocsin à la veille de l’élection;

9) se transformer en un satellite;

10) changer la donne.

III. Remplacez les expressions ci-dessous par les contraires:

1) déposer les armes;

2) mettre fin à douze années d’une terrible guerre civile;

3) être massivement soutenu par les Etats-Unis;

4) participer à la lutte armée;

5) bénéficier de l’appui de la plupart des médias;

6) se laisser abuser;

7) la désastreuse situation sociale;

8) le taux d’homicides le plus élevé du continent;

9) une relation privilégiée;

10) se transformer rapidement en un satellite de... .

IV. Associez les substantifs aux adjectifs:

libération armé

parti démocratique

guerre militaire

lutte national

passé législatif

formation conservateur

gouvernement politique

jeu civil

scrutin sulfureux

politique social

V. Remplacez les points par les prépositions et les articles qui conviennent.

1) ... ex-guérilla s’était convertie... parti politiqueaccords ... paix qui, janvier 1992, ... Chapultepec (Mexique), ont mis... fin ... douze annéesterrible guerre civile.

2) ... journaliste chaînetélévision et ancien correspondant ... CNN... espagnol, M. Funes, ... tendance sociale-démocrate, n’a pas participé lutte armée.

3) Pour tenter... barrer... chemingauche, ... deux autres formations conservatrices, ... Parti... conciliation nationale, représentant... gouvernements militaires, et... Parti démocrate-chrétien, ont renoncé ... présenter... candidat et se sont ralliés... emblée Arena.

4) ... désastreuse situation sociale... ce petit pays... 5,7 millions... habitants a obligé plus... 2,5 millions... entre eux... émigrer, essentiellementEtats-Unis; 47,5 % population vit... dessousseuil... pauvreté et 19 % extrême pauvreté – quand 0,3 % accaparent 44 % revenu national.

5) Commeaccoutumée, Etats-Unis, ... représentants républicains Dana Rohrabacher et Conni Mack ont sonné ... tocsin veilleélection.

6) Washington a réaffirmé sa détermination... coopérer... quelque président que ce soit.

VI. Répondez aux questions:

1) Qu’est-ce que c’est que le FMLN?

2) De quelle «sainte alliance» parle-t-on dans l’article?

3) Comment est la situation siciale au Salvador?

4) Qu’est-ce que c’est que «les remesas»? Quel rôle jouent-ils dans l’économie des Etats-Unis?

5) Qu’est-ce que l’arrivée à la Maison Blanche de M. Barack Obama a-t-elle changé?

La France dans l'Otan: le choix de la responsabilité

La ministre de l'Intérieur et ancienne ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie soutient la décision du président de la République de faire revenir la France dans le commandement militaire de l'Otan.

Le 3 avril prochain, la France rejoindra-t-elle le commandement militaire de l'Otan? Aujourd'hui, cette perspective suscite des polémiques.

La France participe pourtant depuis 1949 à l'Otan, alliance de pays européens et nord-américains pour faire face à une agression majeure visant un de ses membres. En 1966, elle s'est retirée du commandement militaire. Son retour envisagé dès 1995 s'était heurté au refus des États-Unis de reconnaître notre place par l'attribution d'un des grands commandements.

Gaulliste de conviction, ministre de la Défense pendant cinq ans, aujourd'hui ministre de l'Intérieur, je suis sensible aux inquiétudes dès qu'un sujet engage la souveraineté du pays ou l'avenir de notre nation.

Je le dis sans ambiguïté, les craintes ne sont pas fondées dès lors que les conditions posées par le président de la République seront satisfaites.

Éviter les facilités démagogiques, c'est d'abord rappeler des réalités.

Première réalité: c'est en 1966 que le général de Gaulle a jugé nécessaire de quitter le commandement militaire de l'Otan. Entre 1958 et 1966, la France gaulliste y participait donc. Pourquoi l'avoir quitté? Essentiellement pour préserver notre pleine autonomie sur le programme nucléaire naissant, gage de notre indépendance.

Aujourd'hui, la force de dissuasion nucléaire française existe et, à la différence de 1966, nous pouvons participer au commandement militaire sans renoncer en rien à notre souveraineté entière sur l'arme nucléaire.

Deuxième réalité: la France est membre de l'Otan. Contrairement à une idée reçue, elle ne s'en est jamais retirée! Elle en est même l'un des principaux contributeurs en hommes et en financement. Elle a exercé le commandement des forces au Kosovo de 2004 à 2005, en Afghanistan en 2004, sans que quiconque, parmi les protestataires du jour, y trouve à redire. Paradoxe: elle n'a pas de poste dans le commandement militaire.

Troisième réalité: l'Otan prend ses décisions à l'unanimité. L'opposition d'un seul de ses membres interdit son engagement. En aucun cas, la France ne saurait donc être obligée de participer à une opération contre son gré. Il est foncièrement faux d'évoquer un alignement automatique sur nos alliés américains. La preuve, s'il en était besoin, c'est que lorsque les États-Unis ont décidé d'engager la guerre contre l'Irak, l'Allemagne, membre à part entière de l'Otan, a refusé d'y participer.

Ces réalités rappelées, que signifie la présence de la France au sein du commandement militaire?

Dans le commandement de l'Otan, la France élargira sa capacité d'action sur le plan militaire et diplomatique, elle aura les moyens de peser plus sur les choix stratégiques.

En participant à toutes les structures, il devient possible d'exercer une réelle influence non plus seulement sur les décisions, mais aussi et surtout sur la conduite des opérations. Notre vision, notre savoir-faire dans le rapport aux populations, ce que nos alliés appellent la «French touch», pourra être prise en compte en amont et dans le déroulement de toute intervention.

Nos responsabilités seront ainsi davantage en conformité avec la réalité des moyens militaires que nous déployons.

Il devient possible de peser plus pour faire évoluer l'Otan vers un fonctionnement plus souple, plus simple, plus réactif. Renforcée en son sein, la France aura demain la capacité à peser réellement sur cette transformation.

Le monde de 2009 n'est pas celui de 1949 ou de 1966. L'Otan de 2009 n'est plus celle de 1949 ou de 1966. Son champ géographique d'action est plus large, ses cibles plus précises, son besoin de réactivité plus grand.

Avec la fin de la guerre froide, puis de l'Union soviétique, le sens et les missions de l'Otan devaient être redéfinis. Lorsque la France a accepté en 2003 que l'Otan intervienne en Afghanistan, elle lui a permis de refonder son ambition: affirmer la solidarité de nos démocraties et défendre leurs valeurs face aux nouveaux risques du monde et d'abord le terrorisme. Consolider notre place au sein de l'Otan, c'est aussi renforcer notre action contre le terrorisme qui nous menace pas plus mais pas moins que les autres.

Bien sûr, notre présence dans le commandement militaire dépend de la satisfaction des conditions rappelées par le président de la République en septembre 2007. [...]

La réintégration de la France dans le commandement militaire de l'Otan n'est donc pas le choix d'un quelconque renoncement. Au contraire! C'est celui de la responsabilité assumée sans aucun complexe. Il répond pleinement aux défis du XX siècle, à la volonté de défendre collectivement les valeurs qui unissent nos démocraties, dans la fidélité à l'une des plus fortes exigences du gaullisme: le refus de la fatalité et la grandeur de la France.

Michèle Alliot-Marie

Le Figaro

16 février 2009

I. Trouvez les équivalents russes des mots et des expressions suivants. Faites-les entrer dans des phrases:

Verbes agression, f Adjectifs

soutenir vt membre, m majeur, e

rejoindre vt retour, m nucléaire

participer à attribution, f satisfait, e

viser à conviction, f

reconnaître vt inquiétude, f Conjonctions

envisager vt souveraineté, f dès lors que

se heurter à ambiguïté, f contrairement à

fonder vt crainte, f sans que

éviter de unanimité, f au refus de

rappeler vt allié, f à la différence de

être obligée de preuve, f

vision, f Expressions

Substantifs savoir-faire, m en aucun cas

alliance, f déroulement, m contre son gré

attribution, f intervention, f

dissuasion, f

II. A. Reformulez; B. Trouvez des équivalents neutres des locutions suivantes:

A.

1) gaulliste de convinction;

2) les protestataires du jour;

3) contributeurs en hommes et en financement.

B.

1) se retirer du commandement militaire;

2) susciter des polémiques;

3) être sensible aux inquiétudes;

4) faire face à une agression;

5) engager la souveraineté du pays;

6) préserver une pleine autonomie;

7) un alignement automatique;

8) gage de l’indépendance;

9) élargir sa capacité d'action;

10) peser plus sur les choix stratégiques;

11) exercer une réelle influence;

12) être en conformité avec...;

13) être renforcé en son sein;

14) refonder son ambition.

III. Associez les substantifs aux adjectifs:

alignement souple

allié militaire

capacité automatique

plan américain

fonctionnement assumé

responsabilité d'action

IV. Remplacez par les affirmations et inversement:

1) En aucun cas, la France ne saurait donc être obligée de participer à une opération contre son gré.

2) En participant à toutes les structures, il devient possible d'exercer une réelle influence non plus seulement sur les décisions, mais aussi et surtout sur la conduite des opérations.

3) Lorsque les États-Unis ont décidé d'engager la guerre contre l'Irak, l'Allemagne, membre à part entière de l'Otan, a refusé d'y participer.

4) Le monde de 2009 n'est pas celui de 1949 ou de 1966. L'Otan de 2009 n'est plus celle de 1949 ou de 1966.

5) Consolider notre place au sein de l'Otan, c'est aussi renforcer notre action contre le terrorisme qui nous menace pas plus mais pas moins que les autres.

V. Remplacez les mots et expressions par une subordonnée de cause:

1) Son retour envisagé dès 1995 s'était heurté au refus des États-Unis de reconnaître notre place par l'attribution d'un des grands commandements.

2) Gaulliste de conviction, ministre de la Défense pendant cinq ans, aujourd'hui ministre de l'Intérieur, je suis sensible aux inquiétudes dès qu'un sujet engage la souveraineté du pays ou l'avenir de notre nation.

3) Essentiellement pour préserver notre pleine autonomie sur le programme nucléaire naissant, gage de notre indépendance.

4) Ces réalités rappelées, que signifie la présence de la France au sein du commandement militaire?

5) Renforcée en son sein, la France aura demain la capacité à peser réellement sur cette transformation.

VI. Repondez aux questions:

1) Quelle est l’histoire de la participation de la France dans le commandement militaire de l'Otan?

2) Quelle est l’atttude d’Alliot-Marie envers la réintégration dans le commandement militaire?

3) Combien de réalités sont rappelés par Alliot-Marie?

4) En quoi consiste la première réalité? Quelles sont les causes de l’abandon par le général de Gaulle du commandement militaire de l'Otan en 1966? Pourquoi Nicolas Sarcozy veut-il rejoindre le commandement militaire en 2009?

5) En quoi consiste la deuxième réalité? Quel part la France prend-t-elle comme membre de l’Otan? En quoi Alliot-Marie y voit-elle le paradoxe?

6) En quoi consiste la troisième réalité? Est-ce que la France comme pays-membre de l’Otan est obligé de soumettre à la volonté de ses aillés?

7) Que signifie la présence de la France au sein du commandement militaire pour la France? Et pour l’Otan?

8) Pourquoi faut-il redéfinir les missions de l’Otan? Quelles sont les deux missions principales de l’Otan du XXI siècle?

9) Que signifie pour la France la réintégration dans le commandement militaire de l'Otan?

A quoi sert l’OTAN?

Monsieur Nicolas Sarkozy voulait que sa présidence marque la rupture avec un «modèle social français» auquel la faillite du capitalisme financier à la mode américaine vient de rendre des couleurs. A-t-il alors résolu d’en finir avec une autre tradition française, celle de l’indépendance nationale? Bien qu’il n’ait jamais évoqué une telle «rupture» au cours de sa campagne électorale, et qu’il ait ensuite conditionné un retour de la France dans le commandement intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) à un renforcement de la défense européenne, M. Sarkozy a néanmoins annoncé que la décision du général de Gaulle avait vécu.

Il y a quarante-trois ans, le fondateur de la Ve République quitta le commandement intégré de l’Organisation à une époque où, pourtant, l’Union soviétique maintenait sous sa férule plusieurs pays d’Europe. On peut donc se demander pour quel motif — ou en vue de quelles guerres — la France devrait faire machine arrière aujourd’hui que le pacte de Varsovie n’existe plus et que nombre de ses anciens membres (Pologne, Hongrie, Roumanie, etc.) ont rejoint l’Union européenne et l’Alliance atlantique.

S’agit-il de caser huit cents officiers tricolores à Norfolk, en Virginie, dans le quartier général de l’OTAN? De complaire à des industriels de l’armement, amis de M. Sarkozy, qui escomptent qu’un retour de la France dans le rang leur permettra de vendre davantage d’équipements militaires? De convaincre les Américains que, Paris ayant cessé de faire bande à part, ils pourraient autoriser M. Sarkozy à devenir un des prescripteurs de leur cercle d’influence? Plus vraisemblablement, l’Elysée espère tirer parti de la sympathie qu’inspire le nouveau président des Etats-Unis pour tordre le cou à une impardonnable exception française. Celle qui, au moment de la guerre d’Irak, vit Paris se dresser contre tous les docteurs Folamour du «choc des civilisations». Au grand dam de bien des partisans actuels de M. Sarkozy — dont M. Bernard Kouchner, son ministre des affaires étrangères.

La plupart des Etats membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) n’appartiennent ni à l’OTAN ni à l’Union européenne; six des pays membres de l’Union ne font pas davantage partie de l’OTAN (Autriche, Chypre, Finlande, Irlande, Malte et Suède). Toutefois, une confusion tend à s’installer entre les trois structures. Elle vise à étendre le périmètre géographique de l’organisation militaire et à lui confier des missions de «stabilisation» qui excèdent largement ses talents et sa juridiction.

Invoquant la transformation de la planète en une «terre sans frontières», une courte majorité de députés européens (deux cent quatre-vingt-treize voix contre deux cent quatre-vingt-trois) vient ainsi de réclamer, le 19 février, que dans «des domaines tels que le terrorisme international (...), la criminalité organisée, les cybermenaces, la dégradation de l’environnement, les catastrophes naturelles et autres», un «partenariat encore plus étroit» se noue entre l’Union européenne et l’OTAN. Sous forme d’élégante métaphore, l’exposé des motifs précise que, «sans dimension militaire, l’Union n’est qu’un chien qui aboie mais ne mord pas».

Décidément désireux de ne nous épargner aucune ficelle, les députés atlantistes adossent leur propos à un rappel des «heures sombres de notre histoire», de Hitler, de Munich, sans oublier de citer quelques lignes d’«Elie Wiesel, survivant de l’Holocauste». «N’aimerions-nous pas que quelqu’un vienne à notre secours quand nous pleurons?», plaident-ils alors. Sécher les larmes des civils n’a pourtant jamais constitué le talent principal des officiers américains. Ni lors de la guerre du Kosovo, ni lors de celle d’Irak, conduites en violation de la Charte des Nations unies. Mais il est vrai que, pour les parlementaires européens en question, nombre d’Etats membres de l’ONU ont le tort de se référer à la «doctrine du non-alignement, héritée de l’époque de la guerre froide, [ce qui] fragilise l’alliance des démocraties»...

On l’a compris, la «future défense collective de l’Europe» à laquelle s’est rallié le chef de l’Etat français s’organisera uniquement dans le giron de l’Alliance atlantique. Mêlant missions civiles et militaires, elle n’hésitera pas à se déployer très loin de l’ancien «rideau de fer», jusqu’aux confins du Pakistan. A l’intérieur même du parti de M. Sarkozy, deux anciens premiers ministres, MM. Alain Juppé et Dominique de Villepin, se sont inquiétés d’une telle orientation. C’est dire le danger du tournant qu’elle signale.

Sèrge Halimi

Le Monde diplomatique

mars 2009

I. Trouvez les équivalents russes des mots et des expressions suivants. Faites-les entrer dans des phrases:

Verbes

résoudre de

conditionner

maintenir

rejoindre

caser

complaire

escompter

convaincre

cesser de

faire bande

tordre le cou

se dresser contre

étendre

confier qch à qn

excéder

invoquer

se nouer

aboyer

mordre

épargner

adosser

citer

plaider

avoir le tort de

fragiliser

se déployer

Substantifs

rupture, f

faillite, f

renforcement, m

défense, f

férule, f

pacte, m

armement, m

prescripteur, m

ficelle, f

giron, m

tournant, m

confins, m pl

Adjectifs

électoral, - e

précis, - e

désireux, - euse

Adverbes

néanmoins

davantage

vraisemblablement

Conjonctions

toutefois

Expressions

en vue de

au grand dam de

il est vrai que

II. Trouvez des équivalents neutres:

1) à la mode américaine;

2) rendre des couleurs;

3) faire machine arrière;

4) faire bande à part;

5) tirer parti de la sympathie qu’inspire le nouveau président des Etats-Unis;

6) tordre le cou à une impardonnable exception française;

7) «l’Union n’est qu’un chien qui aboie mais ne mord pas»;

8) épargner aucune ficelle;

9) sécher les larmes des civils;

10) dans le giron de l’Alliance atlantique.

III. Trouvez les contraires:

1) marquer la rupture avec un «modèle social français»;

2) le renforcement de la défense;

3) vendre davantage d’équipements militaires;

4) un partenariat étroit.

IV. Associez les substantifs aux adjectifs:

modèle militaire

capitalisme national

indépendance financier

campagne civil

équipement social

périmètre précis

exposé géographique

mission électoral

V. Remplacez les points par les prépositions et les articles qui conviennent.

1) A-t-on résolu ... finir avec la tradition française de l’indépendance nationale?

2) ... décisiongénéral de Gaulle avait vécu.

3) Il y a quarante-trois ans, ... fondateurVe République mandement intégré Organisation...... époque où ...’Union soviétique maintenait... sa férule plusieurs pays... Europe.

4) ... plupartEtats membresOrganisation... Nations unies (ONU) n’appartiennent ni... l’OTAN ni... l’Union européenne; six... pays membresUnion ne font pas davantage partieOTAN (... Autriche, ... Chypre, ...Finlande, ... Irlande, ... Malte et... Suède).

5) ... députés atlantistes adossent leur proposrappel... «heures sombres de notre histoire».

6) Mêlant ...missions civiles et militaires, ... Alliance atlantique n’hésitera pas... se déployer très loinancien «rideau... fer», jusqu’confinsPakistan.

VI. Répondez aux questions:

1) Quel est le thème majeur de l’article?

2) De quelle décision du général de Gaulle parle l’auteur du texte?

3) En quoi consiste la transformation de la planète en une « terre sans frontières»?

4) Pourquoi a-t-on besoin d’un «partenariat encore plus étroit» entre l’Union européenne et l’OTAN?

Moyen-Orient et Afrique du Nord. Les défenseurs des droits humains ont besoin d’une protection étoffée et de meilleures garanties

Les défenseurs des droits humains au Moyen-Orient et en Afrique du Nord courent toujours le risque d’être emprisonnés, torturés, persécutés et victimes de répression parce qu’ils s’efforcent de faire respecter les droits d’autrui, alors que les Nations unies ont appelé tous les États il y a plus de dix ans à apporter leur appui aux activités de celles et ceux qui défendent ces droits, a déclaré Amnesty International ce mercredi 11 mars 2009.

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