«Dans toute la région, celles et ceux qui se battent pour les droits fondamentaux et dénoncent les violations commises par les autorités s’exposent à de gros risques, a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord. Les gouvernements devraient proclamer le rôle crucial de ces personnes dans la promotion et la défense des droits universels. Pourtant, trop souvent, ils les qualifient d’agitateurs ou de fauteurs de troubles et recourent à des moyens oppressifs pour faire obstacle à leurs activités. Dans toute la région, des prisonniers languissent derrière les barreaux simplement parce qu’ils ont exercé de manière pacifique leur droit à la liberté d’expression, d’association ou de réunion.»
Dans un rapport circonstancié intitulé Challenging Repression, Amnesty International met en évidence à la lumière de plusieurs cas la situation précaire des défenseurs des droits humains qui subissent intimidations, harcèlements, menaces, arrestations et condamnations à de lourdes peines d’emprisonnement, voire à la mort, au terme de procès iniques. Ils sont maintenus en détention sans possibilité d’entrer en contact avec le monde extérieur pendant des jours ou des semaines, sans inculpation ni jugement, et torturés. Certains sont arrêtés à maintes reprises et victimes de multiples atteintes aux droits humains. D’autres sont contraints de signer des «aveux» pour des crimes qu’ils affirment ne pas avoir commis ou de s’engager à mettre fin à leurs activités en faveur des droits humains. Les lois nationales servent couramment à les réduire au silence et à condamner leur travail. Ils sont fréquemment inculpés, entre autres, de «diffamation», d’«insultes», de «diffusion de fausses informations» et de «propagande antigouvernementale». En Iran, les autorités peuvent invoquer pas moins de neuf textes de loi, vagues et partiellement communs pour la plupart, afin de poursuivre les auteurs présumés de critiques, d’insultes ou de diffamation visant les responsables de l’État notamment.
L’état d’urgence instauré pendant des décennies permet également de prononcer des sanctions sévères au terme de procès iniques devant des juridictions d’exception, comme c’est le cas en Égypte et en Syrie.
Dans la région, le climat pour les défenseurs des droits humains s’est globalement détérioré depuis la «guerre contre le terrorisme» menée par les États-Unis, qui a fourni un nouveau prétexte pour museler la dissidence et adopter des lois antiterroristes.
Aux Émirats arabes unis, le décret-loi sur la lutte contre les crimes terroristes punit même les tentatives non violentes de «troubler l’ordre public, porter atteinte à la sécurité, mettre des personnes en danger ou infliger des destructions à l’environnement».
De la même manière, la loi antiterroriste adoptée en 2003 en Tunisie porte une définition très vague du terrorisme, qui va jusqu’à englober le fait d’influencer de manière illégitime la politique de l’État et de «troubler l’ordre public», dispositions susceptibles d’empiéter fortement sur les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion.
À l’instar des journalistes, des professionnels du droit et des femmes, certains défenseurs des droits humains courent des risques spécifiques en raison de leur profession ou de la cause qu’ils servent. Les personnes travaillant dans les médias sont surveillées de près, par crainte du large impact que peut avoir leur travail. Les professionnels du droit sont en butte au harcèlement en raison de leur proximité avec les accusés, d’autant que les autorités les associent fréquemment à la cause de leur client. Quant aux femmes défenseures des droits humains, elles sont souvent victimes de représailles dans une région modelée par des valeurs traditionnelles, conservatrices et patriarcales.
Malgré ce climat et la répression, la persévérance des militants dans la lutte contre les atteintes aux droits humains a amené une lente évolution. En Iran, le travail de campagne mené par le mouvement des femmes, notamment à travers la Campagne pour l’égalité, a débouché sur le retrait de deux articles controversés d’un projet de loi sur la protection de la famille débattu mi-2008 devant le Majlis (Parlement). En Égypte, des blogueurs ont largement contribué à dénoncer la torture et les autres mauvais traitements infligés dans les postes de police. Ils ont publié sur Internet plusieurs vidéos, filmées avec des téléphones portables, d’actes de torture et d’autres mauvais traitements.
Même dans les zones de conflit, les défenseurs des droits humains jouent un rôle crucial. Par exemple, les organisations israéliennes et palestiniennes de défense des droits humains ont travaillé ensemble sur la procédure judiciaire dans des affaires jugées par la Cour suprême israélienne. Aussi la Cour a-t-elle rendu un jugement historique, interdisant effectivement le recours à la torture par les forces israéliennes.
Dans une région où les gouvernements persistent à ne pas respecter les droits fondamentaux, le rôle des militants n’en est que plus crucial. En vue de poursuivre leurs activités, les défenseurs des droits humains doivent pouvoir compter sur le soutien de la communauté internationale jusqu’à ce que leurs campagnes soient reconnues et leurs aspirations réalisées.
«Il est grand temps que les gouvernements de la région reconnaissent la contribution essentielle des défenseurs des droits humains et prennent des mesures afin de favoriser leur travail, a conclu Malcolm Smart. Ils doivent immédiatement mettre fin à la persécution des défenseurs et lever les obstacles notamment juridiques qui servent à bloquer ou restreindre leurs activités légitimes en faveur de la promotion et de la protection des droits fondamentaux de la personne humaine.»
www. amnestyinternational. be
I. Trouvez les équivalents russes des mots et des expressions suivants. Faites-les entrer dans des phrases:
Verbes courir un risque s’efforcer de défendre proclamer subir réduire invoquer poursuivre mettre en danger infliger empiéter surveiller dénoncer persister à Substantifsprotection, fappui, m violations, f intimidation, f harcèlements, m | menaces, f emprisonnement, m inculpation, f urgence, f crainte, f impact, m butte, f persévérance, f militant, m persécution, f Adjectifs emprisonné, - e contraint, - e détérioré, - e persécuté, - e oppressif, - ve sévère inique modelé, - e conservateur, - trice | patriarcal, - e controversé, - e judiciaire essentiel, - le Adverbes fréquemment partiellement Conjonctions à l’instar de en raison de d’autant que afin de en faveur de en vue de
Expressions comme c’est le cas à la lumière de par crainte de |
II. Reformulez; B. Trouvez des équivalents neutres des locutions suivantes:
A.
1) défenseurs des droits humains;
2) agitateurs;
3) fauteurs de troubles;
4) victimes de répression;
5) auteurs présumés de critiques;
6) professionnels du droit;
7) blogueurs.
B.
1) s’exposer à de gros risques;
2) languisser derrière les barreaux;
3) être arrêté à maintes reprises;
4) réduire au silence;
5) condamner leur travail;
6) troubler l’ordre public;
7) porter atteinte à la sécurité;
8) mettre des personnes en danger;
9) infliger des destructions à l’environnement;
10) porter une définition très vague;
11) aller jusqu’à englober le fait;
12) amener une lente évolution;
13) rendre un jugement historique;
14) compter sur qn.
III. Associez les substantifs aux adjectifs:
situation crucial
procès d’urgence
texte légitime
auteur antiterroriste
sanction sévère
état humain
droit vague
lois judiciaire
rôle précaire
procédure inique
activité présumé
IV. Rempacez la forme négative par la forme affirmative et inversement.
1) Ils sont maintenus en détention sans possibilité d’entrer en contact avec le monde extérieur.
2) Ils doivent immédiatement mettre fin à la persécution des défenseurs et lever les obstacles notamment juridiques qui servent à bloquer ou restreindre leurs activités légitimes en faveur de la promotion et de la protection des droits fondamentaux de la personne humaine.»
3) Dans une région où les gouvernements persistent à ne pas respecter les droits fondamentaux, le rôle des militants n’en est que plus crucial.
V. Transformez les propositions subordonnées en tournures explicatives.
Ex.: Les défenseurs des droits humains au Moyen-Orient et en Afrique du Nord courent toujours le risque d’être emprisonnés, parce qu’ils s’efforcent de faire respecter les droits d’autrui. – S’efforçant de respecter les doits d’autrui, les défenseurs des droits humains au Moyen-Orient et en Afrique du Nord courent toujours le risque d’être emprisonnés.
1) Les défenseurs des droits humains au Moyen-Orient et en Afrique du Nord courent toujours le risque d’être emprisonnés, parce qu’ils s’efforcent de faire respecter les droits d’autrui.
2) Dans toute la région, des prisonniers languissent derrière les barreaux simplement parce qu’ils ont exercé de manière pacifique leur droit à la liberté d’expression, d’association ou de réunion.
3) Dans la région, le climat pour les défenseurs des droits humains s’est globalement détérioré depuis la «guerre contre le terrorisme» menée par les États-Unis, qui a fourni un nouveau prétexte pour museler la dissidence et adopter des lois antiterroristes.
4) Les personnes travaillant dans les médias sont surveillées de près, par crainte du large impact que peut avoir leur travail.
5) Les professionnels du droit sont en butte au harcèlement en raison de leur proximité avec les accusés, d’autant que les autorités les associent fréquemment à la cause de leur client.
6) En Iran, le travail de campagne mené par le mouvement des femmes, notamment à travers la Campagne pour l’égalité, a débouché sur le retrait de deux articles controversés d’un projet de loi sur la protection de la famille débattu mi-2008 devant le Majlis (Parlement).
VI. Répondez aux questions:
1) Quel est l’état des droits de l’homme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, d’après Malcolm Smart? Quelles mesures les Nations Unies prennent-elles pour les défendre?
2) Comment la magistrature assise traite-t-elle les défenseurs des droits humains, d’après Challenging Repression? Quelles en est la situation en Iran, en Égypte, en Syrie?
3) Quel est l’impact de la «guerre contre le terrorisme» menée par les États-Unis?
4) Quels sont les exemples du mauvais traitement des défenseurs des droits humains aux Émirats arabes unis et en Tunisie?
5) Aux quels dangers les personnes travaillant dans les médias, les professionnels du droit et les femmes défenseures des droits humains sont-ils exposés?
6) Comment la situation a évolué? Quels en sont les exemples en Iran, en Égypte, en Israel?
7) Sur quoi comptent des défenseurs des droits humains dont les exigeances n’ont pas été exaucées?
8) Malcolm Smart, à quoi appelle-t-il les gouvernements de la région?
De quoi la Palestine est-elle le nom?
L’intérêt stratégique de la Palestine (et du Proche-Orient) – qui explique la longévité peu ordinaire des rivalités dont elle a été l’objet, et le caractère «saint» de cette Terre forment le terreau de l’affrontement, même s’ils ne sont pas la cause première de l’importance qu’il a acquis aujourd’hui. [...].
Durant des siècles, les noms de Jérusalem, de Bethléem, de Hébron ont résonné dans la mémoire des fidèles des trois grandes religions monothéistes. Même si elles servirent de couverture à d’autres ambitions, les Croisades ont embrigadé pendant plusieurs centaines d’années des hommes et des femmes des deux bords de la Méditerranée. Et les juifs religieux allaient en Palestine pour y mourir et y être enterrés. Quand, à partir du XIIe siècle, ces terres revinrent durablement sous contrôle de puissances musulmanes, d’importantes communautés chrétiennes (et même juives) y vivaient, et la Palestine demeura un lieu de pèlerinage aussi bien pour les juifs que pour les chrétiens. Les voyages, à l’époque, n’étaient soumis à aucun visa, à aucun papier d’identité, mais aux aléas de la sécurité, les longs déplacements par mer ou par terre étant souvent hasardeux.
Aux XVIIIe et XIXe siècles, les collines de Jérusalem et les oliviers de Palestine attirèrent romanciers et peintres français ou britanniques. Chaque nom, chaque pierre évoquait la naissance des religions, les Livres saints, la traversée du Sinaï par Moïse, le sermon de Jésus sur la montagne, même pour des voyageurs que n’exaltait plus une foi conquérante. Durant de longues périodes, la Méditerranée fut une mer d’échanges, aussi bien humains que culturels, plutôt que de déchirements. Et l’esprit des Croisades ne soufflait pas toujours sur la «mer du milieu»…
A une exception près toutefois, passée largement inaperçue: l’existence de penseurs protestants qui, interprétant des passages de la Bible, et notamment de l’Apocalypse, voyaient dans le «retour» des juifs en Palestine, puis leur conversion, une étape nécessaire à la venue du Messie. Ce millénarisme a eu une influence substantielle sur la politique britannique, comme il en a une aujourd’hui aux États-Unis.
En revanche, alors que déclinait en partie l’attraction des religions, une nouvelle idéologie émergeait: le nationalisme. A la fin du XIXe siècle, l’Organisation sioniste mondiale était fondée, qui revendiquait un État juif en Palestine; et, déjà, un mouvement de renaissance arabe (nahda) ambitionnait d’assurer l’indépendance des Arabes face à l’Empire ottoman, mais aussi face aux puissances européennes.
La «reconquête» de Jérusalem par les troupes alliées en 1918 ne pouvait manquer de soulever une vague de consternation dans le monde musulman. Elle entérinait l’effondrement du dernier grand empire musulman, l’Empire ottoman – dont on oublie trop souvent qu’il fut une des puissances européennes les plus avancées du continent aux XVe et XVIe siècles; l’abolition du califat, symbole de l’unité (en partie factice) de l’oumma, la communauté des croyants, mais aussi du «retard» dans lequel s’enfonçait le monde arabe, et plus généralement le monde non développé. Cette reconquête marquait l’apogée de la domination de l’Europe sur la planète.
Dictée par des ambitions purement «géopolitiques», la prise de Jérusalem pouvait être lue comme une revanche sur la défaite des Croisades. N’est-ce pas un général français qui, après avoir pris Damas en 1920, alla se recueillir sur la tombe de Saladin, le «libérateur» de Jérusalem pour les musulmans, et aurait déclaré: «Saladin, nous voilà de retour»?
Le Royaume-Uni, qui avait obtenu en 1922 le mandat de la Société des Nations (SDN) sur la Palestine, se voyait aussi confier la mise en œuvre de la «promesse Balfour» (le 2 novembre 1917), un engagement pris par Londres de favoriser la création d’un «foyer national juif». L’affrontement se déploya dans ses formes actuelles, mais la Palestine resta un aimant pour nombre de pèlerins: juifs, musulmans et chrétiens pouvaient s’y rendre et y accomplir leurs devoirs religieux. La dimension «sainte» de cette terre ne disparaîtra jamais, même quand l’affrontement prendra un caractère national – qu’on l’interprète comme la lutte du peuple juif pour retourner dans sa patrie (y compris en affrontant parfois l’empire britannique à partir du début des années 1940) ou comme une lutte anticoloniale des Palestiniens contre les Britanniques et l’immigration sioniste. Elle servira toujours, avec plus ou moins de force suivant les périodes, à alimenter l’imaginaire des uns et des autres, à conforter leur mobilisation. Ni le Vietnam, ni l’Afrique du Sud n’ont jamais mis en mouvement un tel héritage culturel et religieux dans l’inconscient collectif des mouvements et des personnes qui se sont mobilisées pour leur cause.
Alain Gresh
Le Monde diplomatique
23 mars 2009
I. Trouvez les équivalents russes des mots et des expressions suivants. Faites-les entrer dans des phrases:
Verbes acquérir résonner embrigader demeurer émerger revendiquer entériner déployer se Substantifs longévité, f rivalité, f terreau, m affrontement, m fidèle, m. f | croisade, f juif, - ve, m, f pèlerinage, m aléa, m olivier, m sermon, m foi, f déchirement, m millénarisme, m attraction, f consternation, f effondrement, m abolition, f engagement, m aimant, m | imaginaire, m inconscient, m Adjectifs ordinaire monothéiste hasardeux, - euse inaperçu, - e substantiel, - le sioniste factice Expressions en revanche pour cause de |
II. Trouvez des équivalents des mots et des expressions ci-dessous:
1) la longévité des rivalités;
2) le terreau de l’affrontement;
3) résonner dans la mémoire des fidèles;
4) être hasardeux;
5) être une mer d’échanges;
6) avoir une influence substantielle.
III. Trouvez les contraires des expressions ci-dessous:
1) être soumis aux aléas de la sécurité;
2) soulever une vague de consternation;
3) le monde non développé;
4) rester un aimant;
5) conforter la mobilisation.
IV. Associez les substantifs aux adjectifs:
intérêt premièr
caractère musulman
cause stratégique
religion hasardeux
puissance saint
communauté chrétien
déplacement monothéiste
échange religieux
empire culturel
ambition géopolitique
héritage ottoman
plétez les phrases par les prépositions et les articles qui conviennent.
1) Durant... siècles, ... noms... Jérusalem, ... Bethléem, ... Hébron ont résonné ... mémoirefidèlestrois grandes religions monothéistes.
2) La Palestine demeura... lieu... pèlerinage aussi bien pour... juifs que pour... chrétiens.
3) ... Palestine est restée... aimant ... nombre... pèlerinsaffrontement qui s’est déployé ... ses formes actuelles.
4) ... dimension «sainte» ... cette terre servira toujours, avec plus ou moins... force suivant... périodes, ... alimenter... imaginaireuns etautres, ... conforter leur mobilisation.
VI. Mettez les verbes donnés entre parenthèses au passé simple.
1) Aux XVIIIe et XIXe siècles, les romanciers et les peintres français ou britanniques (être attiré) par les collines de Jérusalem et les oliviers de Palestine.
2) A partir du XIIe siècle, les puissances musulmanes ont (reprendre) ces terres sous son contrôle.
3) La Palestine (rester) un lieu de pèlerinage aussi bien pour les juifs que pour les chrétiens.
4) Durant de longues périodes, la Méditerranée (demeurer) une mer d’échanges.
VII. Répondez aux questions:
1) Qu’est-ce qui explique la longévité des affrontements liés à la Palestine?
2) En quoi consiste le caractère «saint» de cette Terre?
3) Qu’est-ce que signifie le «retour» des juifs en Palestine pour les penseurs protestants?
4) Quel est le rôle de l’Organisation sioniste mondiale dans l’histoire de la Palestine?
5) Quel événement du début du XX siècle a provoqué la consternation dans le monde musulman? Pourquoi?
Valeurs et identité européennes
Les débats sur l'identité européenne se font de plus en plus vifs dans le contexte de l'élargissement et du traité constitutionnel de l'UE. Bien que la devise de "l'unité dans la diversité" soit généralement considérée comme la meilleure illustration de l'objectif de l'UE, les avis sont très partagés sur le sens qu'il faut lui donner.[…].
Positions:
Les représentants de l'église catholique ont été parmi les acteurs les plus importants dans les débats sur l'identité européenne. Dans un message adressé aux membres du Parti Populaire Européen (PPE) le 30 mars 2006, le Pape Benoît XVI a déclaré que l'Europe devait mettre en valeur ses racines chrétiennes et renforcer son sentiment d'appartenance à une civilisation commune afin de mieux relever les défis à venir.
Selon la Commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE), une référence explicite à Dieu ou au christianisme "aurait constitué un signal fort vers l'idée d'identité européenne". Les droits et valeurs universels, comme la démocratie ou l'état de droit, se sont développés à partir de l'héritage chrétien.
Dans le même esprit, le Parti Populaire Européen (PPE) estime que l'Europe est parvenue à préserver un héritage culturel commun. L'idée de vivre ensemble ne peut que reposer sur des valeurs et des convictions culturelles communes. Sur cette base, il est grand temps de définir les frontières de l'UE.
A l'inverse, le groupe libéral ALDE au Parlement européen défend l'idée de l'UE en tant que communauté politique "fondée non pas sur la religion ou la foi, mais sur le respect mutuel des valeurs démocratiques et fondamentales communes". La perspective d'adhésion de la Turquie, et le fait qu'il y ait des millions de musulmans vivant déjà dans l'UE devraient faire avancer ce processus, au moins pour éviter un "choc des civilisations".
Durant l'été 2002, un groupe de réflexion sur l'UE, comprenant des professeurs et des politiciens renommés, a conclu que l'Europe et ses valeurs ne pouvaient être "clairement définies et délimitées". Ses frontières étaient forcément ouvertes. Ainsi, "ce sont les lois sur l'immigration et les conditions d'adhésion négociées des nouveaux membres qui permettront de répondre à la question de l'identité européenne".
Dans son rapport intitulé Construire l'Europe politique (2004), Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre socialiste desfinances en France, écrit : "Son projet est en panne: aux questions de savoir pourquoi l’Europe et où va l’Europe, personne aujourd’hui ne donne de réponse satisfaisante. Son territoire est incertain: pour la première fois, l’Union se pose véritablement la question de ses frontières ultimes". Les incertitudes entourant le projet européen résultent, selon Dominique Strauss-Kahn, d'une crise de légitimité et de l'absence d'identification populaire.
La France et la Pologne sont les deux pays où les débats ont été les plus vifs au sujet de la référence à Dieu et au christianisme dans la constitution européenne.
Dans son programme politique de 2005, le Parti polonais droit et justice (PiS) a exprimé sa satisfaction après l'échec du traité constitutionnel, car ce dernier a, selon lui, "nié l'apport du christianisme dans la formation de la culture et de la morale de notre continent [...], il a introduit une censure anti-chrétienne dans la pratique constitutionnelle européenne".
La France, par ailleurs, a été l'un des plus ardents défenseurs de la conception laïque du projet européen. Michel Barnier, ministre des affaires étrangères entre 2004 et 2005, a ainsi relayé le point de vue de la plupart des hommes politiques français en déclarant que l'UE devait rester une entité laïque respectant ses différentes traditions et religions.
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a souligné qu'en acceptant la Turquie comme membre, L'UE montrerait qu'elle "n'est pas un club chrétien, mais un lieu de rencontre entre les civilisations".
www.
9 mai 2006
I. Trouvez les équivalents russes des mots et des expressions suivants. Faites-les entrer dans des phrases:
Verbes Substantifs échec, m
être considéré cristiannisme, m apport, m
être partagés identité, f formation, f
donner le sens à élargissement, m Adjectifs
déclarer vt traité, m Conjonctions explicite
relever vt appartenance, f en tant que Adverbes
parvenir à défi, m non pas, mais clairement
préserver vt référence, f selon forcément
constituer vt conviction, f
reposer sur communauté, f Expressions
être délimité adhésion, f à venir
relayer vt incertitude, f il est grand temps de
II. A, C. Reformulez; B. Trouvez des équivalents neutres des locutions suivantes:
A.
1) les représentants de l'église catholique;
2) les acteurs;
3) les membres du Parti Populaire Européen;
4) le Pape Benoît XVI;
5) les professeurs et les politiciens;
6) l'un des plus ardents défenseurs;
B.
1) être considéré comme la meilleure illustration;
2) les avis sont très partagés;
3) renforcer son sentiment d'appartenance à une civilisation commune;
4) afin de mieux relever les défis à venir;
5) une référence explicite à Dieu;
6) constituer un signal fort vers l'idée d'identité européenne;
7) être parvenu à préserver;
8) un héritage culturelcommun;
9) défendre l'idée;
10) son projet est en panne;
11) faire avancer ce processus;
12) répondre à la question de l'identité européenne.
C.
1) L'idée de vivre ensemble ne peut que reposer sur des valeurs et des convictions culturelles communes
2) Durant l'été 2002, un groupe de réflexion sur l'UE, comprenant des professeurs et des politiciens renommés, a conclu que l'Europe et ses valeurs ne pouvaient être "clairement définies et délimitées".
3) Dans son rapport intitulé Construire l'Europe politique (2004), Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre socialiste des finances en France, écrit : «Son projet est en panne: aux questions de savoir pourquoi l’Europe et où va l’Europe, personne aujourd’hui ne donne de réponse satisfaisante...».
III. Associez les substantifs aux adjectifs:
traité laïque
civilisation européen
identité vif
valeurs populaire
héritage ultime
condition constitutionnel
frontière chrétien
identification universel
débat anti-chrétien
censure commun
entité négocié
IV. Remplacez par les affirmations et inversement:
1) La perspective d'adhésion de la Turquie, et le fait qu'il y ait des millions de musulmans vivant déjà dans l'UE devraient faire avancer ce processus, au moins pour éviter un «choc des civilisations».
2) Ses frontières étaient forcément ouvertes. Ainsi, "ce sont les lois sur l'immigration et les conditions d'adhésion négociées des nouveaux membres qui permettront de répondre à la question de l'identité européenne".
V. Précisez le sens des conjonctions:
1) A l'inverse, le groupe libéral ALDE au Parlement européen défend l'idée de l'UE en tant que communauté politique "fondée non pas sur la religion ou la foi, mais sur le respect mutuel des valeurs démocratiques et fondamentales communes".
2) Durant l'été 2002, un groupe de réflexion sur l'UE a conclu que l'Europe et ses valeurs ne pouvaient être "clairement définies et délimitées".
3) Ainsi, "ce sont les lois sur l'immigration et les conditions d'adhésion négociées des nouveaux membres qui permettront de répondre à la question de l'identité européenne".
4) Les incertitudes entourant le projet européen résultent, selon Dominique Strauss-Kahn, d'une crise de légitimité et de l'absence d'identification populaire.
5) Dans son programme politique de 2005, le Parti polonais droit et justice (PiS) a exprimé sa satisfaction après l'échec du traité constitutionnel, car ce dernier a «nié l'apport du christianisme dans la formation de la culture et dela morale de notre continent [...]».
6) La France, par ailleurs, a été l'un des plus ardents défenseurs de la conception laïque du projet européen.
VI. Répondez aux questions:
1) Sur quelles valeurs, selon le Pape Benoît XVI, l’identité européene doit-elle être fondée?
2) Quelles sont les opinions concernant le christiannisme comme la base pour la formation de l’identité européenne? Qui sont les adhérents, les adversaires, les abstentionnistes du christiannisme?
3) Quels arguments COMECE, PPE, ALDE, un groupe de réflexion sur l'UE, Dominique Strauss-Kahn avancent-il pour défendre leur position?
4) En quels pays les débats ont-ils été les plus vifs? En quoi consiste la différence entre les réflexions de PiS en Pologne et de Michel Barnier en France?
5) Quel est l’impact de la Turquie comme membre sur la formation de l’identité européenne, selon Recep Tayyip Erdogan?
РАБОТА С ПУБЛИЦИСТИЧЕСКИМ ТЕКСТОМ
НА ФРАНЦУЗСКОМ ЯЗЫКЕ
Составители:
Ирина Александровна Вировлянская
Мария Александровна Осминина
Учебно-методическое пособие
Государственное образовательное учреждение высшего
профессионального образования «Нижегородский государственный
университет им. ».
Нижний Новгород, пр. Гагарина, 23.
Подписано в печать. Формат 60´84 1/16.
Бумага офсетная. Печать офсетная. Гарнитура Таймс.
Усл. печ. л. 4,0. Уч.-изд. л.
Заказ № . Тираж 200 экз.
Отпечатано в типографии Нижегородского госуниверситета
им.
г. Нижний Новгород,
Лицензия ПД от 14.05.01
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