6)  préfixes d’intensité : archi-vieux, extra-fin, hupermarché (le type le plus actif dans la presse, la publicité etc.).

La dérivation parasynthétique c’est l’adjonction simultanée à la base de formation d’un

préfixe : en+col+ure, a+ lun(e)+ir. Ce procédé est peu productif en français contemporain.

La dérivation régressive consiste dans le retranchement du suffixe : troubler> trouble, chasser> chasse, accorder> accord. Ce procédé n’est plus productif.

La composition – la formation des mots composés par l’adjonction de deux bases de formation : compte-gouttes, franco-russe, magnétophone.

Problème des limites entre mot composé – groupes de mots. Trois critères : sémantique, orthographique, morphologique.

Par leur structure et origine on distingue deux types de mots composés : populaires et savants. Les derniers sont de formation grecque ou latine. Le signe formel en est la présence des voyelles thématiques (o, i) : sténographe, carnivore.

La dérivation impropre (la conversion), c’est la formation des mots nouveaux par leur passage d’une partie du discours dans une autre sans changement de leur structure phonétique et morphologique. C’est un des moyen les plus productifs de la formation des mots en français en tant que langue analytique.

НЕ нашли? Не то? Что вы ищете?

La conversion se réalise en quelques types :

1)  substantivation : transformation (rouge> du rouge à lèvres) et ellipse (la répétition générale > la générale) ;

2)  adjectivation (élève modèle, poste clé, chapeau paille) ;

3)  adverbialisation (parler haut, penser jeune, servir froid) ;

4)  lexicalisation (peser les pour et les contre) ;

5)  grammaticalisation (Tiens ! Voyons ! Vas-y !)

L’abréviation c’est le procédé le plus récent de la formation des mots. On peut abréger les mots et les syntagmes.

D’autre part, il existe deux types d’abréviation : syllabique et lettrique.

L’abréviation  syllabique c’est la troncation des mots polysyllabiques. Deux types de mots tronqués : apocope (faculté > fac) et aphéreze (autobus > bus).

La troncation des syntagmes : roman policier > rompol.

L’abréviation lettrique ou sigle : T. G.V., ONU.

L’abréviation syllabique et lettrique peuvent servir de base de dérivation : T. G.V.> cégétiste, CAPES> capésien.

L’abréviation comme procédé de la formation des mots pose des problèmes :

1)  Faut-il considérer les mots abréges comme des mots nouveaux ou comme variantes des mots pleins, non - abrégés? Notre point de vue : «faculté» et «fac» sont deux mots, synonymiques ;

2)  Le problème de l’homonymie excessive des sigles (F. M., C. A. etc.)

4. Avant de parler de la formation des groupements phraséologiques, il faut présenter la typologie des groupes de mots en français. Cette typologie appartient à A. Г. Назарян.

Donc on distingue deux types essentiels des groupes de mots:

1)  G. M. libres ;

2)  G. M. figés. A l’intérieur de cette catégorie on distingue les locutions phraséologiques et les locutions non – phraséologiques. Les locutions phraséologiques, selon le degré de cohésion de éléments, se répartissent à leur tour en a) idiomes, b) locutions phraséologiques unilatérales.

Critères qui distinguent les G. M. libres – figés :

1)  Les G. M. libres sont créés au moment de la parole, tandis que les G. M. figés sont reproduits tout prêts dans la parole ;

2)  Les G. M. figés se caractérisent par le choix bien déterminé de ses éléments (volonté inébranlable, mais amitié indéfectible).

Critères qui distingue les G. M. phraséologiques et les locutions non – phraséologiques est celui de l’intégrité sémantique, cf. : prendre place – prendre pied.

Le problème de la classification des locutions phraséologiques est un des plus discutes dans la lexicologie (Ch. Bally, V. V. Vinogradov, A. G. Nazarian et d’autres).

A. G. Nazarian distingue deux types de phraséologismes :

1)  locutions phraséologiques unilatérales, dans lesquelles la transformation sémantique ne caractérise qu’un terme, tandis que l’autre terme garde son sens propre : une nuit blanche, tirer à blanc, rire jaune, froid noir ;

2)  idiomes, dans lesquels tout les éléments se caractérisent par la modification de sens. Deux types d’idiomes :

a)  idiome métaphorique (pot de vin. chèvre coiffée) ;

b)  idiome métonymique : synecdoque (Barbe bleue) ou antonomase (roi Soleil).

Thème III. Les emprunts.

Plan.

1.  La nature de l’emprunt linguistique. Les causes linguistiques et extralinguistiques de l’emprunt.

2.  Emprunts aux différents langues, classiques et modernes. Doublets étymologiques.

3.  Types d’emprunts. Différents degrés d’assimilation des emprunts.

1.  On appelle emprunts les mots repris le français à des langues étrangères.

Causes extralinguistiques.

Le nombre et la qualité des mots empruntés dépendent des conditions historiques concrètes, du caractère des relations entre les peuples. C’est la nation jouissant du prestige sur l’arène mondiale qui exerce son influence politique, culturelle et linguistique sur les autres nations et leurs langues. Ainsi de nos jours les anglo -américanismes pénètrent très largement dans toutes les langues y compris le français.

Les causes intralinguistiques de l’emprunt sont liées au développement de la langue. Le français tire son origine du latin, d’où un grand nombre de latinismes.

2.  Le latin a toujours fortement influencé le français. L’emprunt au latin carcctérise avant tout le Moyen âge (ancien en moyen français). L’abondance des emprunts latins a donné deux conséquences :

1)  existance de deux couches de lexique en français : mots populaires et mots savants ;

2)  doublets étymologiques : mobilem > meuble > mobile.

Emprunts aux langues modernes (romanes, germaniques, russe, arabe etc).

3. Types d’emprunts :

1)  emprunt du nom et de la chose : basket-ball ;

2)  emprunt du nom sans la chose : rouble ;

3)  emprunt de la chose sans le nom : dada< angl. hobby – horse.

Par degré d’assimilation on peut distinguer deux types d’emprunts :

1)  xénismes, non - assimilés par le français : post scriptum, all right ;

2)  emprunts proprement dits, mots naturalisés (francisés).

Les mots étrangers éprouvent dans la langue qui les emprunte divers changements : phonétiques, morphologiques, sémantiques pour mieux s’adapter aux systèmes phonétique, grammatical et lexico – sémantique de cette langue.

Troisième partie.

Caractéristique du vocabulaire du français moderne.

Thème I.

Stratification fonctionnelle du vocabulaire.

Plan.

1.  Groupements lexicaux.

2.  Différenciation territoriale et sociale du lexique.

3.  Eléments nouveaux et archaïques dans le vocabulaire.

1.  Les vocables d’une langue jouent un rôle différent pour la société. Les uns, qui constituent le fonds usuel, sont d’un usage courant parmi tous les membres du collectif parlant cette langue, d’autres sont généralement employés par la population d’une région déterminée ou une couche sociale quelconque.

En outre, les vocables se distinguent par la durée de leur existence dans la langue : les uns conservent leur vitalité au cours de longs siècles, d’autres tombent dans l’oubli, d’autres encore représentent des créations novelles.

2.  La langue nationale et les dialectes locaux.

La communauté de la langue est un trait inhérent à la nation. La langue est le résultat des efforts de la société. Afin de communiquer entre eux, les membres d’une société formant nation doivent avoir à leur disposition une langue générale. Donc, la communauté de la langue est un des indices essentiels de la nation.

Le dialecte local est au service de toutes les couches d’un peuple habitant un territoire déterminé. Le dialecte local possède des traits particuliers quant au système grammatical, au vocabulaire et à la prononciation qui distinguent de la langue nationale.

Les jargons sociaux. La langue est appelée à satisfaire les besoins du peuple en entier, elle sert toutes les couches sociales. Cependant la présence au sein de la société de classes et de groupes sociaux différents se fait ressentir sur la langue. L’existence de divers jargons sociaux en est un témoignage évident.

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