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¨  V. actifs soulignent l’orientation de l’action vers le but précis (целенаправленность). Ceux-ci, à la différence des V inactifs, peuvent répondre à la question Pourquoi faire ? et être accompagnés des Ccirc. exprimant l’intention (намеренность) (à dessein, exprès, attentivement). Ce sont : dire, agir, faire, regarder, écouter et autres V de l’action active.

¨  aux V inactifs se rapportent les V dénotant une action involontaire, spontanée : rougir, apercevoir, voir, entendre parez : Il regarde attentivement le tableau et *Il voit attentivement le tableau.

Le plus grand degré d’activité du sujet se manifeste chez les verbes c a u s a t i f s (ou factitifs) qui indiquent la cause ou expriment l’incitation du sujet à l’action. Les verbes de chacun des six groupes structuro-grammaticaux décrits ci-dessus peuvent avoir leur variantes factitifs : lexicales  (voir - montrer) ou analytiques (constructions causatives : voir – faire voir). Les V causatifs ont une valence de plus que les V décausatifs correspondants. P. ex., V décausatif à V causatif : être à créer; se trouver à tenir (Mes papiers se trouvent dans ce tiroir à Je tiens mes papiers dans ce tiroir); aller à envoyer; périr à tuer; tomber à renverser; ne pas pouvoir à empêcher; sortir à chasser; avoir à donner (= faire avoir); savoir à apprendre qch à qn.

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2.5.5. Toute propriété grammaticale liée au verbe incite à distinguer d’autres groupes lexico-grammaticaux. Ce sont, p. ex. les V de phase ayant une signification aspectuelle et indiquant le commencement, le déroulement et la fin de l’action (commencer, continuer, finir) et qui peuvent s’agencer avec l’infinitif. Les V modaux sont étroitement corrélés avec la catégorie morphologique du mode et peuvent aussi s’agencer avec l’infinitif. Ils entrent dans le groupe plus large de V de modus qui dénotent la parole (dire), la connaissance (savoir, apprendre), la perception (voir), le désir (vouloir), l’attitude subjective (regretter) et peuvent se joindre une subordonnée complétive. Il y a encore les V prospectifs (vouloir, décider – dirigés vers l’avenir), les V rétrospectifs (oublier – dirigés vers le passé) et les V performatifs (ordonner, promettre – expriment l’action réalisée par l’acte même de la parole).

3.0. Catégories grammaticales du verbe. Dans la grammaire française on en distingue 4: mode, temps et aspect, personne (avec nombre et genre) et voix dont chacune suscite des discussions des linguistes sur leur inventaire, nomenclature, quantité, sémantique et moyens d’expression.

3.1. Catégorie du mode représente une catégorie grammaticale modificatoire dénotant le rapport de l’action avec la réalité au point de vue du locuteur. Dans la grammaire traditionnelle on en distingue 4: impératif, subjonctif, conditionnel et indicatif. Mais à la suite des particularités de leurs morphologie et sémantique il y a des doutes sur la nécessité d’envisager les formes du subjonctif, du conditionnel ou de l’impératif comme un mode à part. Sans nous arrêter spécialement sur ces discussions (chaque point de vue a ses pour et ses contre) nous allons suivre le point de vue de V. G. Gak qui distingue 4 modes cités ci-dessus dont chacune se caractérise par sa propre sémantique, sa propre forme morphologique et son emploi syntaxique approprié [ 11, 304-305].

3.1.1. L’impératif dénote dans ses formes l’expression de la volonté dirigée sur l’allocutaire. Il se distingue des autres modes dans le plan morphologique : a) il y a des formes qui ne coïncident pas avec l’indicatif mais avec le subjonctif (sois, aie) ; b) il y deux formes dont l’impératif se distingue des deux modes ci-dessus : sachez, veuillez (subjonctif: que vous sachiez, que vous vouliez) ; c) l’absence de -s dans la langue écrite : parle et tu parles. Aux particularités syntaxiques de l’impératif se rapportent le non-emploi du pronom-sujet (Parlez !) et la postposition des pronoms-objets où à la Ière et la IIème personne peuvent être employées les formes toniques moi et toi : (dites-le-moi ; donne-m’en un peu).

En ce qui concerne la sémantique de l’impératif nous en parlerons plus tard. Son rapprochement sémantique des autres modes représente la manifestation de l’asymétrie habituelle dans la langue en général et dans la grammaire en particulier.

3.1.1.1. Fonctions de l’impératif. Il a trois formes personnelles : parle ! parlons ! parlez ! et deux formes temporelles : rédigez ! ayez rédigé ! La forme composée dénote une action terminée avant un moment déterminé à l’avenir : Ayez rédigé votre rapport avant huit jours et vous serez récompensé.

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3.1.1.1.1. La fonction primaire de l’impératif est l’expression de l’incitation dans toutes ses nuances : ordre, prière, invitation etc. une action exprimée par l’impératif se rapporte d’habitude au plan du futur. Dans la forme négative il exprime la défense : Ne le dites pas !

3.1.1.1.2. La fonction secondaire de l’impératif est l’expression des rapports logiques, le plus souvent de condition ou de concession. Ces significations se réalisent dans une phrase complexe ou il précède d’habitude l’indicatif : Dépends le pendard, il te pendra ; Fais un pas, et je t’assomme ; Continuez, vous ne me convaincrez pas (même si …).

3.1.1.1.3. Les autres modes peuvent exprimer l’incitation dans leurs fonctions secondaires soulignant des nuances spécifiques. L’impératif s’adresse directement à l’allocutaire. L’infinitif dans la fonction d’incitation exprime une action de la façon abstraite sans rapport à un sujet concret : à comparer: Prenez ! et Prendre ces comprimés trois fois par jour ! Le subjonctif exprime non l’incitation mais plutôt le souhait adressé non pas à l’interlocuteur mais à une tierce personne.

3.1.2. Le subjonctif suscite aussi des discussions dues aux particularités de son expression morphologique, de son emploi syntaxique et de sa sémantique.

Mais le subjonctif conserve des marques morphologiques assez caractéristiques ce qui se manifeste dans la spécificité de son paradigme même chez les V. du Ier groupe, mais surtout chez les V. du IIème et IIIème groupes ce qui entraîne la distinction des formes composées : qu’il ait dit et qu’il a dit ; qu’il est venu et qu’il soit venu. La forme du subjonctif est soutenue par la conjonction que dont l’absence témoigne la transposition du subjonctif à l’impératif (aie, sache, sois) ou bien aux locutions phraséologiques : Vive la France ! Plût à Dieu ; ne vous déplaise ; fût-ce etc.

Pour comprendre la nature sémantique de l’opposition indicatif /subjonctif il faut analyser les cas où ces formes peuvent se substituer dans la même distribution et aussi son emploi dans les propositions indépendantes.

Dans les propositions indépendantes le subjonctif exprime le souhait : Qu’il sorte! Mais cette acception ne peut pas être envisagée comme primaire parce qu’elle est ici syntaxiquement inachevée ce qui est témoigné par la conjonction de subordination que et présuppose un verbe régissant (je veux, dites, il faut etc). L’emploi du subjonctif dans les propositions indépendantes se manifeste comme sa fonction secondaire.

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Dans les cas où le subjonctif alterne avec l’indicatif (les subordonnées relatives : Je cherche un livre qui … ; complétives après beaucoup de verbes et locutions verbales : Je ne crois pas que …, après le superlatif : le meilleur, le seul etc ; et dans certaines circonstancielles : après de sorte que … ) les faits montrent que le choix du mode dépend non des conditions formelles mais des intentions du sujet parlant. P. parons les phrases : Je cherche un homme qui sait (qui sache) l’anglais ; J’ouvre la fenêtre de sorte que je peux (je puisse) voir la forêt. Avec l’indicatif le fait est présenté comme existant (il y a un homme connaissant l’anglais et je le cherche ; par la fenêtre on peut voir la forêt). Avec le subjonctif l’action est présentée comme incertaine (peut-être n’y a-t-il pas d’homme ; on ne peut pas voir la forêt par la fenêtre).

De cela résulte que le subjonctif et l’indicatif expriment l’opposition possibilité/réalité qui sont les catégories reflétant les niveaux essentiels du déroulement du phénomène. La réalité est une notion plus riche et plus concrète que la possibilité ce qui se reflète dans la diversité des formes temporelles de l’indicatif qui embrassent trois plans : passé, présent et futur.

3.1.2.1. Sémantique du subjonctif. Dans les exemples cités le subjonctif exprime la possibilité à l’état «pur ». Mais cette possibilité de l’événement est interprétée par la conscience du sujet parlant à travers sa volonté, activité, connaissances ou sentiments. Chacun de ses aspects ajoute à la signification commune de possibilité sa nuance : « volonté + possibilité» forme l’incitation, un voeu, un ordre (le locuteur veut que le possible se réalise) : Je veux que vous veniez ; « activité + possibilité» forme la signification du but et de la conséquence (le sujet parlant agit pour que qch ait lieu) : Je vous donne ce livre pour que vous le lisiez ; «connaissances + possibilité» forme la signification du doute : Je doute qu’il soit venu ; « sentiments + possibilité» forme la signification subjective reflétant l’attitude du sujet parlant à ce que le fait devienne ou ait devenu possible : Je crains qu’il ne tombe malade ; Je regrette qu’il soit parti.  Le dernier exemple montre que le subjonctif n’est pas un mode d’irréalité : il peut exprimer des événements ayant eu lieu dans la réalité mais à condition que le sujet parlant exprime son attitude à la possibilité même de l’accomplissement de cet événement.

3.1.2.1.1. Subjonctif dans la subordonnée complétive. Ici la proposition principale exprime le modus (l’attitude du sujet parlant envers l’énoncé : ses connaissances, sa parole, son attitude subjective) et la subordonnée – dictum – l’énoncé même du fait. Au cas où l’énoncé dénote la possibilité, une modalité subjective, celle-ci est exprimée dans les deux parties de la phrase : dans la principale – par le verbe du modus et dans la subordonnée - par le subjonctif du verbe du dictum. A comparer : réalité (certitude) : Je sais qu’il viendra demain et possibilité (incertitude, souhait, voeu etc.) : Je doute qu’il vienne demain ; Je veux qu’il vienne demain.

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3.1.2.1.2. Subjonctif dans la subordonnée circonstancielle. Dans ce cas on ne peut pas envisager l’emploi du subjonctif comme sa dépendance formelle de la conjonction. Il est employé après les conjonctions exprimant la possibilité voilà pourquoi ici il faut parler non de la dépendance unilatérale mais plutôt de la concordance. Il est employé de préférence quand il s’agit d’une action au futur, moins déterminée que l’action au présent ou au passé. Après les conjonctions avant que, en attendant que, jusqu’à ce que (événement postérieur) est employé le subjonctif tandis que après après que, depuis que (action antérieure) la norme exige l’emploi de l’indicatif. Après pour que (but – événement postérieur) – subjonctif, après parce que (cause - action antérieure) – indicatif. L’emploi du subjonctif après les conjonctions pourvu que, sans que, à moins que et autres est dû aussi au caractère suppositif de l’action. L’emploi du subjonctif après les conjonctions concessives souligne la non conformité de l’action de la subordonnée à ce qui pourrait être logiquement lié avec l’action de la principale (ici l’action réelle est présentée comme non effective et par conséquence, irréelle ): Bien qu’il soit malade, il travaille.

3.1.2.2.  Fonctions essentielles du subjonctif. De tout ce qui a été dit il résulte que le subjonctif possède ses propres formes et sa propre signification et doit être envisagé comme un mode à part. La fonction e s s e n t i e l l e du subjonctif a deux aspects :

¨  sémantique : quand le subjonctif exprime la représentation par le locuteur de l’action comme possible. Cette signification principale est complétée par différentes appréciations, reflétant la présentation de l’action par le sujet telles que : désir, doute, nécessité, appréciation émotive, conséquence, concession, attente, but etc. ;

¨  structuro-syntaxique : puisque la fonction sémantique essentielle du subjonctif est réalisée dans les conditions de la corrélation syntaxique, c’est-à-dire, la corrélation de cette action avec celle de la principale dont le résultat est qu’il indique la subordination et est employé presque exclusivement dans les subordonnées.

Ces deux aspects se réalisent simultanément. C’est par l’union de ces deux aspects que le subjonctif se diffère des autres formes modales. Ainsi le conditionnel peut exprimer une action possible mais sans l’expression de la subordination syntaxique ; l’indicatif peut exprimer la subordination syntaxique (Je sais qu’il part) mais sans l’expression de l’indétermination de l’action.

3.1.2.3. Fonctions secondaires du subjonctif. Ici on distingue avant tout les fonctions asémantiques où le subjonctif perd sa propre modalité et reste comme marque de la subordination syntaxique, p. ex. son emploi dans la subordonnée préposée à la principale : Qu’il l’ait fait de bon coeur, c’est certain.

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Le subjonctif peut avoir la fonction distinctive par rapport au verbe de la principale, p. ex . : Il dit que son frère part (dire = сообщать), Il dit que son frère parte (dire = приказывать).

Le subjonctif fait partie des locutions figées en fonction des conjonctions : fût-il, ne fût-ce que (concession), n’eût été (condition), soit … soit (choix).

3.1.3. Conditionnel. Les discussions sur la position du conditionnel dans le système verbal sont dues au fait qu’il représente un exemple frappant d’asymétrie entre la forme et le contenu. Dans le plan de la forme le conditionnel à la différence des trois autres modes n’est pas le résultat du développement des formes correspondantes latines, mais une nouvelle formation romane. Ses marques morphologiques appartiennent à l’indicatif puisque comme le futur il est formé de l’infinitif mais à l’aide des désinences de l’imparfait.

Dans le plan du contenu la forme en –rait a deux emplois essentiels :

¨  modal: l’expression de supposition (Il le ferait volontiers)ou d’une action dépendant d’une condition (S’il faisait beau, on irait se promener). Voilà pourquoi le terme «условное наклонение » n’est pas exact, puisque le conditionnel exprime non une condition, mais une action conditionnée (sa conséquence) [ 33, 874 ]  ;

¨  temporel : l’expression de l’antériorité par rapport au passé (futur dans le passé) : Il a dit qu’il viendrait.

La difficulté de l’interprétation du conditionnel est due à l’installation de la proportion entre ces deux significations.

3.1.3.1. Fonctions du conditionnel. Il s’emploie dans des propositions indépendantes et dans différents types de subordonnées, avant tout – complétives, relatives, plus rarement – dans les subordonnées de condition.

3.1.3.1.1. La fonction essentielle du conditionnel est d’exprimer une action éventuelle. Une action éventuelle est une action p o t e n t i e l l e, supposée, liée à des conditions appropriées. Dans la signification du conditionnel s’unissent les sèmes «possibilité» + «prospectivité» (tendance à l’étape postérieure) + « condition». Dans les significations différentes du conditionnel les proportions entre ces trois sèmes peuvent changer. P. ex. le sème «prospectivité» peut s’effacer. La condition est exprimé de la façon la plus explicite dans une subordonnée de condition : Si je te demandais de partir avec nous, tu le ferais. Mais elle peut être exprimée par un terme de proposition qui de la façon implicite ou plutôt réduite représente une condition : Demain, il aurait été trop tard (= si on faisait cela demain …). Le sème « possibilité» est exprimé dans la proposition relative : Je cherche quelqu’un qui pourrait l’aider.

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3.1.3.1.2. Les fonctions secondaires se manifestent très souvent dans la distribution particulière du conditionnel. Dans le plan sémantique elles sont liées à l’affaiblissement du sème «condition», parfois – du sème « prospectivité» ou du sème «possibilité» :

¨  à l’affaiblissement du sème «condition» le conditionnel peut exprimer une s u p p o s i t i o n : Elle serait malade, pensa-t-il ;

¨  la supposition se trouvant à la base d’une autre action peut recevoir la nuance de c o n d i t i o n - c o n c e s s i o n. Le conditionnel reçoit cette signification dans la proposition principale (la signification concessive - даже если бы - est conditionnée par la négation dans subordonnée) : D’ailleurs, on le voudrait qu’on ne retrouverait le bracelet semblable ; // Les aurait-il lus (= ces papiers), qu’il n’aurait pas su y déceler les pièges dont ils étaient semés ;

¨  une action éventuelle est une action moins déterminée, moins réelle et catégorique qu’une action exprimée par l’indicatif. Le conditionnel employé à la place de l’indicatif exprime l’a f f a i b l i s s e m e n t d e l a r é a l i t é de l’action et comme suite se forment les significations modales suivantes :

a)  affirmation non catégorique (souvent dans des propositions interrogatives) : Tu voudrais t’en aller, Frank ?

b) expression atténuée d’une incitation, d’une prière, d’un conseil : Voudriez-vous fermer la fenêtre? Vous devriez acheter ce livre;

c) affirmation sans garantie d’authenticité au transfert de l’information issue d’une autre personne. Dans ce cas l’énoncé est conditionné non par un autre événement, mais par une opinion, dans ce cas par l’opinion issue d’une source étrangère : La catastrophe aurait fait dix morts (=selon les informations) ;

d)  action imaginaire : Jouons avec le chat. Ce serait ma fille. Je serais une dame ;

e)  prédisposition à une action : Je passerais un mois au Caucase.

f)  négation catégorique d’une action comme impossible

l’interrogation) : J’aurais fait cela ? - Чтобы я сделал такое?!

3.1.3.1.2.1. Au transfert de l’action dans le plan du passé l’éventualité de l’action se réduit car le plan du passé se présente comme plus déterminé que le plan du me suite le sème « prospectivité» efface toutes les autres sèmes et le conditionnel reçoit une s i g n i f i c a t i o n t e m p o r e l l e exprimant  la postériorité de l’action par rapport au passé (futur dans le passé) : Il dit qu’il viendrait dimanche. De cette façon le futur dans le passé représente une des variantes sémantico-fonctionnelles du conditionnel. Ce qui le distingue de l’indicatif c’est que :

¨ 

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il n’exprime pas toujours une action complètement actualisée, déterminée;

¨  cette signification s’y réalise dans des conditions spécifiques – dans les subordonnées seulement, tandis que les autres formes relatives au passé (plus-que-parfait) conservent cette signification dans tous ces emplois.

3.1.3.1.2.2. Le conditionnel est employé dans des locutions figées exprimant la similitude : On dirait qu’il va pleuvoir // Je sens comme qui dirait une brûlure et dans la conjonction composée ne serait-ce que.

3.1.4. Système des modes du français. Le verbe français inclut 4 modes: indicatif, impératif, conditionnel, subjonctif.

L’indicatif représente une action comme déterminée, complètement actualisée, différenciée dans le temps. On l’appelle mode d i r e c t. Les trois autres modes qu’on appelle i n d i r e c t s représentent une action comme possible, actualisée de la façon partielle, incomplète. Ils expriment la représentation du sujet parlant sur le moyen de liaison de l’action avec la réalité [21]. A cause de cela les formes temporelles y sont moins différenciées.

Les modes indirects sont orientés à l’avenir ce qui est lié à son actualisation incomplète, le caractère potentiel de l’action.

L’impératif représente une action possible comme telle qui doit être réalisée, exprime la nécessité basée sur la volonté du locuteur.

Le conditionnel représente une action possible comme conditionnée par des circonstances objectives, comme dépendant des suppositions du locuteur.

Le subjonctif représente une action de la façon la moins déterminée comme une action non affirmée dépendant des jugements, voeux, sentiments, circonstances. Il indique le moyen subjectif de la perception et de la description de l’événement. En schématisant on peut dire que l’impératif reflète la volonté, le conditionnel – la pensée et le subjonctif – les sentiments du sujet parlant.

Cette différence sémantique conditionne leur distribution syntaxique différente. L’indicatif est employé dans tous les types de propositions, le conditionnel - le plus souvent dans la principale, plus rarement – dans la subordonnée, l’impératif – exclusivement dans une proposition indépendante à un terme essentiel. Enfin le subjonctif - dans la subordonnée de préférence.

Se distinguant dans leurs significations primaires les modes peuvent s’approcher dans leurs fonctions secondaires. P. ex. l’incitation peut être exprimée non seulement par l’impératif, mais aussi par l’indicatif et le subjonctif : Venez demain ; Vous viendrez demain ; Qu’il vienne demain.

Conférence VIII

CATÉGORIES GRAMMATICALES DU VERBE

Plan

1.  Problème de la catégorie de l’aspect en français.

2.  Сatégorie grammaticale du temps

3.  Catégories de la personne, du nombre et du genre.

_________________________________

1. Problème de la catégorie de l’aspect en français.

L'aspect est une catégorie grammaticale verbale qui exprime le caractère du déroulement du procès. Les propriétés concrètes du procès reflétées dans les significations aspectuelles sont bien variées : le rapport de l’action au résultat, à sa durée, à sa répétition ; phases (commencement, fin) etc. Si ces significations sont exprimées par une opposition des formes verbales, elles forment la catégorie de l’a s p e c t (p. ex. aspect perfectif et imperfectif en russe : делать – сделать). Si celles-ci sont exprimées par des moyens dérivatifs nous sommes en présence des m o d e s d’a c t i o n (ordres de procès) qui représentent les variantes plus concrètes du déroulement du procès. En russe on en distingue plus d’une quarantaine : inchoatif (начинательный – заговорить), limitatif (поговорить), atténuatif (привстать) et autres [ 27, 73-74 ]. Ceux-ci caractérisent un procès au point de vue qualitatif et quantitatif.

La question de l’aspect en français et une des plus discutables. P. ex. A. Meillet opposant le français au latin a conclu qu’avec le développement du français les différences aspectuelles propres au latin, ont cédé la place aux distinctions temporelles. En français moderne il n’y a pas d’aspect, mais il y a un système développé des temps à l’aide desquels peuvent être exprimées aussi des significations aspectuelles. C’est aussi le point de vue de J. Vandryès, F. Brunot, Damourette et Pichon, L. Tesnière.

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L’étude de l’aspect dans d’autres langues (avant tout dans les langues slaves) a montré le caractère universel d’expression de cette signification dans la langue ; l’étude approfondie des significations des formes temporelles a révélé la réalisation très fréquente des significations aspectuelles chez ces dernières. Le linguiste chèque O. Duchaček affirme qu’en français sont exprimées par des moyens différents 13 significations aspectuelles [ 41 ] . H. Bonnard en compte 12 [ 34 ]. Mais bien souvent les grammairiens français confondent l’aspect en tant que catégorie morphologique verbale et la signification aspectuelle se réalisant dans la proposition comme résultat de l’interaction de la sémantique du verbe, des significations des formes temporelles et des adverbes. P. ex. C. Baylon et P. Fabre [ 30 ] distinguent 8 «aspects» en français : imperfectif (Le vent souffle), perfectif (Le vent est tombé), momentané (J’ouvris les yeux), duratif (La terre tourne), inchoatif (Cet enfant grandit), passé et futur proche. Dans la «Grammaire méthodique du français» on distingue les «aspects» suivants: 1) accompli/inaccompli exprimé par l’opposition des temps simples et composés (Il chante/Il a chanté) ; 2) perfectif/imperfectif exprimé par la sémantique du verbe (voir p. p. 98-99 ci-dessus) :Je sors/Je marche); 3) sécant/non sécant (пресекающий /непресекающий) exprimé par l’opposition imparfait/passé simple : Il sortait/Il sortit ; 4) inchoatif /terminatif exprimé par les périphrases avec des V. semi-auxiliaire (commencer à/finir de) ; 5) semelfactif/itératif (однократный/ многократный) exprimé par des compléments circonstanciels (une fois par an/toutes les semaines) ; 6) progressif exprimé par la construction aller + gérondif : Le mal va croissant. Ici sont énumérées les significations exprimées dans un g r o u p e v e r b a l ou dans une p r o p o s i t i o n par l’ensemble de tous les moyens et non les faits de la catégorie morphologique de l’aspect. Les significations aspectuelles en français peuvent être exprimées :

¨  de la façon l e x i c a l e - par l’opposition des V. perfectifs et imperfectifs. Dans ce cas on ne peut pas parler de l’aspect comme d’une catégorie grammaticale, bien que la distinction sémantique des verbes soit très importante pour la formation des nuances aspectuelles dans les constructions et formes temporelles appropriées ;

¨  de la façon s y n t a x i q u e ( par des constructions spéciales) ou d é r i v a t i v e (affixes). Ces moyens ne forment pas l’aspect morphologique, mais expriment les modes d’action – atténuatif, itératif, inchoatif etc. : toussoter, sautiller, relire, se mettre à lire ;

¨  par l’opposition des formes verbales. C’est seulement dans ce cas qu’on peut parler de l’aspect comme d’une catégorie m o r p h o l o g i q u e du verbe. En français on la voit ou bien dans l’opposition des temps simples/composés (je faisais/j’avais fait), ou bien dans l’opposition des temps linéaires/ponctuels (je faisais/je fis, j’ai fait).

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La résolution dépend de ce qui est envisagé comme signification essentielle de l’aspect. La catégorie de l’aspect peut être liée à l’expression de la limite de l’action, du but intérieur de l’action. Pour cette signification est plus proche l’opposition temps simples/ composés. La catégorie de l’aspect peut être liée à l’opposition totalité/non totalité de l’action. Pour cette compréhension-là de l’aspect est plus proche l’opposition temps linéaires/ponctuels du français. Analysons les deux oppositions grammaticales auxquelles on attribue la signification de l’aspect.

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