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2.4. Actualité/non actualité de l’action. La langue possède des formes spéciales pour marquer l’importance de l’action pour les interlocuteurs et son lien avec le moment de la parole. C’est surtout important pour les événements du plan du passé. En linguistique générale dans ce but on distingue le parfait et l’aoriste. Le parfait installe le lien direct entre une action passée et le moment de la parole. L’aoriste dénote une action passée comme n’ayant pas de lien avec le moment de la parole. C’est l’opposition des formes PC/PS qui reflète la distinction des significations perfective et aoristique. En français moderne cette opposition a souffert certaines modifications ce qui est lié à l’histoire du développement des formes temporelles de l’indicatif. Sans détailler différents points de vue sur le caractère et la nature de l’opposition PC/PS, notons que la plupart des grammairiens voient la signification essentielle de cette opposition en expression de l’a c t u a l i t é/n o n – a c t u a l i t é de l’action pour le moment de la parole ; à cette dernière au cours de l’évolution se sont joints d’autres aspects sémantiques : parole quotidienne (PC)/narration historique (PS) ; langage parlé (PC)/langue écrite, style livresque (PS).

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Pour conclure on peut dire que trois formes temporelles : PC, PS, imparfait font partie d’oppositions différentes : l’opposition «temps ponctuel/temps linéaire» détache PC et PS de l’imparfait ; l’opposition «action actuelle/non actuelle» distingue PC et PS (auquel se joint le passé antérieur). L’imparfait reste indifférent à cette dernière opposition bien que, se rapportant au plan du passé, il dénote une action moins actualisée que le PC.

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2.5. Intervalle temporel. Il est exprimé par l’opposition PC/passé immédiat (Pim), FS/futur immédiat (Fim).

Il y a des points de vue différents en ce qui concerne leur côté formel aussi bien que leur signification. Au point de vue formel on les traite comme :

¨  formes analytiques verbales qui doivent faire partie du paradigme verbal ;

¨  périphrases verbales ne faisant pas partie du paradigme verbal.

Au point de vue de leur sémantique il y en a aussi deux :

¨  elles s’opposent aux autres temps par leur sens temporel et comme telles expriment un intervalle temporel ;

¨  elles ont des significations aspectuelles de préférence. Au Fim on attribue aussi une signification modale.

L’analyse du fonctionnement de ces formes laisse voir en elles des formes analytiques verbales bien qu’elles ne se combinent pas aussi librement avec les autres catégories grammaticales comme le fait la forme analytique du type (il) a fait.

Les temps immédiats dénotent des actions plus proches du moment de la parole. Mais il n’y a pas de parallélisme absolu entre le Pim et le Fim. Le Pim exprime un passé proche pour les V perfectifs de préférence (Il vient d’arriver) où il contient une nuance perfective. La distinction du FS et du Fim ne revient pas (не сводится) à l’intervalle temporel seul. Elle se détermine aussi par la modalité (le Fim dénote une action plus déterminée, inévitable) ; par l’aspect (le Fim souligne la phase initiale de l’ action future, le FS – sa phase parez : Il va lire ce livre, mais Je suis sûr qu’il lira ce livre avec plaisir) ; par le style (le Fim est propre surtout au langage parlé, le FS s’emploie dans tous les styles).

3. Catégories de la personne, du nombre et du genre.

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3.1. Catégorie de la personne. Elle exprime le rapport entre le sujet de l’action et le sujet parlant et inclut trous sous-catégories : I ère, II ème et III ème personne. La I ère personne indique que le sujet de l’action coïncide avec le locuteur (J’ai mangé) ou l’inclut (Nous avons mangé), la II ème personne rapporte le sujet de l’action à l’allocutaire (Mange ! Avez-vous mangé ?) et la III ème indique que le sujet de l’action n’inclut ni locuteur ni allocutaire (Il mange). Les trois personnes forment une hiérarchie incluant deux types d’oppositions basées sur les marques de la « personnalité» et de la «subjectivité» [3, 269 ]. La marque « personnalité» oppose la I ère et la II ème personne à la III ème: la I ère et la IIème personne se rapportent toujours aux objets animés, la III ème peut indiquer tout objet. La marque «subjectivité» oppose la I ère personne (mocuteur) à la II ème (allocutaire).

3.1.1. Particularités structurales de l’expression de la personne. Dans le plan de l’expression la personne du verbe en français est très spécifique : à quelques exceptions près une forme personnelle du verbe ne s’emploie pas de la façon autonome, mais avec des pronoms personnels conjoints (je, tu, il etc.) ou avec un sujet exprimé par un N (Pierre parle). De cette façon la personne a très souvent la double expression : par une flexion verbale et un pronom personnel conjoint (Nous parlons). Il y a différents points de vue sur cette construction :

¨  le pronom est une flexion verbale préposée faisant partie de la forme verbale et formant un « morphème intermittent» nous … ons  pareil à ai … é dans J’ai parlé ;

¨  le pronom est envisagé comme un mot outil faisant avec la forme verbale un seul terme de proposition pareil la combinaison prép. + art. + N. Dans ce cas Je parle et même Il parle sont traités comme des propositions à un terme essentiel ;

¨  le pronom est traité comme un terme de proposition isolé bien que outil et la combinaison Il parle forme une proposition à deux termes. Il y a bien des arguments en faveur du dernier point de vue.

En français où le verbe se modifie d’après la catégorie de la personne les terminaisons ont la double fonction :

a) à l’absence du sujet elles reçoivent la fonction de la corrélation de l’action avec le sujet : Parlons ! Parlez ! Parle ! ou il indique le sujet de la façon autonome ;

b) à la présence du sujet elles reçoivent la fonction des marques accordantes du verbe avec le sujet : nous parlons, vous parlez, il parle.

La particularité du français se manifeste en ce que la première fonction (a) n’est propre qu’à l’impératif. Dans tous les autres cas cette catégorie est de préférence formelle et modificatoire.

3.2. Catégories du nombre et du genre. La sémantique de la catégorie du nombre verbal ne se distingue pas de celle des pronoms.

La catégorie du genre chez le verbe a un caractère asémantique. Elle se manifeste :

a) dans les temps composés conjugués avec être : Elles sont venues ; Elle s’est repentie ;

b) dans la voix passive : Elle a été invitée ;

c) dans les temps composés avec avoir à la préposition du Cod : La lettre qu’il a écrite n’est pas arrivée. Dans ce dernier cas le nombre et le genre ont une fonction purement formelle et ne sont pas marqués dans le prédicat verbal composé : les lectures que j’ai commencé à faire.

Conférence IX

VERBE (fin)

Plan

Сatégorie de la voix. Formes non-personnelles du verbe.

_______________________________

1.0. La catégorie de la voix représente une catégorie lexico-grammaticale reflétant les rapports entre le sujet et l’objet de l’action exprimés dans la forme du verbe. Dans le plan du contenu la voix distingue un ensemble de significations diathésiques (A et B marquent respectivement le sujet et l’objet sémantiques ; ø – absence du sujet ou de l’objet.

¨  A à ø. La voix moyenne, dénotant une action, concentrée dans le sujet : Pierre lit beaucoup.

¨  A à B. La voix active dénotant une action, passant sur l’objet : Pierre lit un livre.

¨  B ß A. La voix passive montrant que le sujet grammatical indique l’objet réel de l’action : Ce livre est lu par tous les élèves.

¨  A ßà ø. La voix réfléchie dénotant une action dont l’objetse trouve en même temps son sujet : Elle se regarde dans la glace.

¨  A ßà B. La voix réciproque dénotant une action concommitante de plusieurs sujets qui passe d’un d’eux sur un autre: Pierre et Jean se saluent.

¨  A à B à. La voix factitive (causative) montrant que le sujet incite l’objet à faire une action : Pierre a fait venir Jean.

¨  ø à A. La voix impersonnelle représentant le sujet comme objet d’une action impersonnelle: Il est arrivé un train.

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Mais cela ne signifie pas qu’en français il y a sept voix morphologiques du verbe. Leur existence dépend du caractère de la forme, exprimant cette signification. La possibilité de la formation de la voix dépend de la signification du verbe. Avant tout les significations diathésiques sont liées à la transitivité/intransitivité du verbe. La transitivité représente pour la catégorie de la voix le fondement sémantique pareil à la nombrabilité pour la catégorie du genre des substantifs. Ainsi la signification moyenne est liée à l’intransitivité du verbe. Les significations active, passive, réfléchie et réciproque sont formées généralement des verbes transitifs. Les voix sont corrélées et reversibles entre elles. La voix active peut être transformée en voix passive et réfléchie : La mère lave son enfant à L’enfant est lavé par sa mère à L’enfant se lave. La voix impersonnelle est corrélée avec la voix moyenne et ne peut être formée que des verbes intransitifs.

Les significations diathésiques s’entrecroisent entre elles ; parfois il est assez difficile de les distinguer. Ainsi toute absence de l’objet déplace le verbe du côté de la signification moyenne (= intransitive). C’est pourquoi très souvent une forme pronominale exprime la voix moyenne. Par exemple : Cet enfant peut s’habiller seul (voix réfléchie); Cette femme sait s’habiller (voix moyenne). La voix passive aussi à l’absence du complément d’agent reçoit la signification moyenne. Par exemple : La porte sera ouverte par la concierge (voix passive) ; A 8 heures la porte sera ouverte (signification moyenne, l’état).

1.1. Problèmes théoriques des voix. Le système des voix est caractérisé par l’asymétrie, puisque, d’un côté, la même signification peut être exprimée par des formes différentes et de l’autre, la même forme peut avoir des significations différentes. Par exemple, en français il n’y a pas de marques spéciales des significations active et moyenne. La distinction des voix est donc déterminée par la présence des formes correspondantes. En français il y a cinq formes auxquelles on pourrait attribuer des significations diathésiques : forme active (il lave), forme passive (il est lavé), forme pronominale (il se lave), forme causative (il fait laver), forme impersonnelle (il arrive un train). Le problème consiste en leur interprétation  ou bien comme des formes morphologiques du verbe ou bien comme des formations syntaxiques. C’est seulement dans le premier cas qu’on peut parler de la voix comme d’une catégorie grammaticale. Il y a au moins 4 interprétations différentes des formes de voix :

¨  opposition de trois formes: (lave/est lavé/se lave) exprimant les voix active, passive et réfléchie ( Bogomolova [ 4 ] );

¨  opposition de deux formes : active/passive ; la forme réfléchie n’est pas envisagée comme une forme spécifique de voix et est distribuée entre active / passive ( Wagner–Pinchon [ 69 ] );

¨  opposition des formes: active/pronominale (Stéfanini [ 65 ] );

¨  opposition de quatre formes : active/passive/ pronominale /factitive. Dans ce cas le syntagme faire laver est envisagé comme la forme morphologique du verbe (Référovskaïa –Vassiliéva [ 59 ]);

¨ 

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ni forme passive ni forme pronominale ne sont envisagées comme des formes spécifiques de la voix ce qui mène à la négation de l’existence de la voix comme catégorie morphologique. Dans ce cas on avance le point de vue que les rapports diathésiques doivent être examinés dans la sphère de la syntaxe et non de la morphologie verbale ( F. Brunot  [ 36 ];

A. Sauvageot [ 62 ] ; Riegel et al. [ 60 ] ; Wilmet [ 70 ] ).

L’essence des significations diathésiques se manifeste en ce qu’à la voix active le sujet grammatical et le sujet sémantique (source de l’action) coïncident (Les ouvriers construisent une maison), tandis que à la voix passive le sujet grammatical dénote l’objet de l’action (La maison est construite par les ouvriers) et qu’aux voix réfléchie et réciproque le sujet grammatical inclut en même temps le sujet et l’objet sémantiques. Ces significations peuvent être exprimées de façons différentes : syntaxiquement, morphologiquement, lexicalement. Le changement de la corrélation entre les actants sémantiques (sujet, objet) et syntaxiques (sujet grammatical, compléments) indifféremment aux moyens d’expression s’appelle diathèse. Ce phénomène est étudié dans la syntaxe. La voix dans la linguistique est traitée de deux manières : de façon large et étroite : dans le premier cas il coïncide avec la notion de la diathèse, dans le second la voix ne représente que les moyens morphologiques de transformations ; dans ce cas elle fait partie de la diathèse. En grammaire française on ne distingue pas toujours nettement la voix morphologique et la diathèse et on appelle voix tout moyen de transformation des rapports sujet-objet. Par exemple, J. Dubois décrit deux types de transformation passive de la proposition Le soleil jaunit les papiers  [ 40, 80-82 ] : a) les papiers sont jaunis par le soleil ; b) les papiers jaunissent au soleil.

Dans les deux cas nous sommes en présence d’une diathèse, mais dans a) cette transformation est accompagnée de transformation formelle du prédicat (jaunit à sont jaunis), dans b) – il n’y a pas de transformation (à l’exclusion de la signification du nombre). La seconde transformation est du caractère sémantico-syntaxique, tandis que la première – du caractère morphologique. Ainsi tout le problème de la catégorie de la voix se réduit à la détermination de la nature des formations analytiques : être lavé, se laver, faire laver. Enterprêtant faire laver comme une formation syntaxique, analysons les structures être lavé (le soi-disant passif analytique) et se laver (la forme pronominale).

1.2. Construction être + participe passé et le problème de la voix passive. La négation de l’existence de la voix passive est argumentée de la façon suivante :

¨ 

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le passif n’a pas sa propre forme d’expression en raison du caractère polysémique de la construction être + PII : elle exprime un temps verbal de l’actif avec un PII formé des verbes intransitifs (Elle est venue), un prédicat composé avec un PII formé des verbes pronominaux (Elle est évanouie) et c’est seulement avec des PII formés des verbes transitifs qu’elle peut exprimer le passif (Elle est aimée). Mais ici on peut voir l’homonymie grammaticale : la fonction est déterminée par la signification du verbe dont est formé le participe ;

¨  d’autre part il y a des verbes transitifs (p. ex. avoir) qui sont incapables de former cette construction. Cependant toute catégorie peut avoir des exclusions. P. ex. il y a des adjectifs qui ne changent pas d’après la catégorie du genre (aquilin, crasse), certains verbes défectifs n’ont pas certaines formes de la personne ou du temps etc. Mais cela ne signifie pas qu’il faut nier la présence de la catégorie du genre chez les adjectifs ou des catégories de la personne ou du temps chez le verbe comme PdD. En même temps la construction être + participe passé peut être formée de certains verbes intransitifs (Vous serez pardonné), aussi bien que d’une construction impersonnelle (Il sera procédé à ...) ;

¨  la construction ne représente pas un tout morphologique, car le PII peut être remplacé comme adjectif par le pronom le, p. ex. : Elle est jeune à Elle l’est. Elle est aimée à Elle l’est. Mais en présence du complément d’agent (qui est la marque caractéristique de l’expression de la signification passive) un tel remplacement est impossible : *Elle l’est de tous. Avec cela le verbe être peut être omis ou remplacé par un autre verbe-copule : La vedette est (se trouve, se voit) entourée de ses admirateurs. Peut-on considérer est entourée comme forme morphologique du verbe étant donné que se trouve (se voit) entourée soit un prédicat nominal incontestable? En principe une forme analytique perrmet cette sorte de substitution. A comparer : Il est arrivé enfin – forme morphologique du verbe et Il se voit enfin arrivé – prédicat composé nominal ;

¨  la construction ne représente pas une unité sémantique. Le PII se prête facilement à l’adjectivation en formant avec le verbe être un ensemble égal à un prédicat nominal composé. Très souvent un PII et un adjectif fonctionnent comme des termes similaires :Et plus, nous sommes civilisés, intelligents, raffinés.[ 59 ].

De cette façon la signification concrète de la construction dépend de plusieurs facteurs : sémantiques (perfectivité/imperfectivité du V), morphologiques (temps composé/temps simple), syntaxiques (présence du complément d’agent ou des circonstances généralisantes du type tous les jours) aussi bien que du contexte ce qui peut être représenté de la façon suivante :

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être + participe passé

 

verbe imperfectif verbe perfectif

passif

temps composé temps simple

passif

complément circonstance contexte

d’agent généralisante

passif passif passif

Un V. imperfectif forme toujours le passif (Il est critiqué), un V. perfectif peut former un prédicat nominal avec une nuance résultative (La séance est terminée). Un V. perfectif dans un temps composé forme le passif (le temps composé souligne le procès ayant mené à ce résultat : La cruche a été cassée), Un V. perfectif dans un temps simple forme un prédicat composé (puisque le temps simple exprime l’état : La cruche est cassée. Un V. perfectif dans un temps simple forme le passif à la présence :

a) d’un complément d’agent (p. ex. : Le château est restauré – prédicat composé ; Le château est restauré par une équipe d’ouvriers – passif) ;

b) d’une circonstance généralisante, soulignant le procès et non son résultat (à comparer : La boîte aux lettres est vidée – résultat, non passif ; La boîte aux lettres est vidée tous les jours – procès, passif) ;

c) du contexte et de la situation qui jouent aussi un grand rôle : la phrase Le livre est lu en fonction du contexte peut être comprise ou bien comme résultat (прочитана), ou bien comme procès (читается).

De cette façon la polysémie ne peut pas témoigner contre la reconnaissance de la construction être + PII de la forme passive du verbe en raison du caractère polyfonctionnel de toute forme grammaticale. Voilà pourquoi nous allons envisager la construction être + PII comme forme morphologique de l’expression du passif. Et puisque toute forme manifeste sa spécificité en opposition paradigmatique aux autres formes, la possibilité de la transformation ‘actif/passif ’ est le critère essentiel de la présence de la voix passive.

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1.2.1. Fonctions de la forme être + PII. La fonction primaire de cette forme est l’expression de la voix passive qui se manifeste en changement de l’orientation de l’énoncé. L’objet sémantique, qui à la forme active occupe la position du complément, à la forme passive est le sujet grammatical. Cette construction se divise en deux types:

¨  à t r o i s t e r m e s : Un camion me double à Je suis doublé par le camion. Elle sert à souligner le caractère rhématique du sujet sémantique (ici : camion) qui forme un complément indirect introduit par la préposition par (ou de). La présence du complément d’agent témoigne toujours de la fonction du passif de la construction être + PII.

¨  à d e u x t e r m e s, sans complément d’agent. Ici c’est le verbe qui reçoit le caractère rhématique (Les pneus seront réparés) ou bien la circonstance : Ces voitures sont faites avec soin.

La fonction essentielle communicative de cette construction est l’élimination de la dénomination du sujet réel de l’action. Ce dernier est éliminé ou bien en raison de son indétermination (on, quelqu’un) ou bien au contraire, en raison de sa redondance parce qu’il est connu par les interlocuteurs et sa dénomination devient superflue. P. ex. : Les devoirs sont terminés, les enfants peuvent aller se promener. Cette construction (à deux termes) peut aussi être transformée en construction active mais le sujet de cette dernière sera exprimé ou bien par le pronom personnel indéfini on, ou bien par le substantif pris dans la situation extralinguistique, p. ex. : La levée de la boîte aux lettres est faite trois fois par jour à On fait la levée de la boîte …ou à Le facteur fait la levée de la boîte …

Cette construction est plus usitée que la première mais l’absence du sujet sémantique retouche le caractère actif du procès ; la construction être + PII commence à exprimer l’état de l’objet sémantique (=sujet grammatical) comme résultat d’une action. Donc, ici dans son emploi le plus usité la construction perd sa spécificité verbale.

1.2.2. Fonctions secondaires de la forme être + PII. Ici le passif reçoit la fonction de l’actif, dénotant un état, une caractérisation du sujet. Cette fonction se manifeste seulement dans les constructions à deux termes, le plus souvent avec un sujet grammatical animé. Cette fonction est marquée par l’absence de la corrélation avec la forme active. P. ex. Il est fatigué ne peut pas être envisagée comme dérivée de la proposition On l’a fatigué. C’est une construction moyenne (du type Il est malade) qu’il faut classer parmi les prédicats nominaux. La même chose avec Le directeur est occupé ; Elle est enrhumée. Cependant ici le PII conserve le lien sémantique avec le verbe correspondant.

1.2.3. La lexicalisation de la construction être + PII se manifeste au cas où le PII perd le lien direct avec le verbe : Il est toqué ; Elle est indisposée ; Je suis perdu.

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1.3. Verbes pronominaux et le problème de la voix réfléchie. Les difficultés de l’étude théorique de la forme pronominale du verbe en français s’expliquent par les particularités de sa structure aussi bien que de son contenu. Dans le plan structural le pronom réfléchi se ne se distingue en rien des pronoms conjoints me, te (à la différence du russe où la marque de la réflexivité -ся se distingue formellement des pronoms autonomes меня, тебя). Cependant deux marques distinguent la forme pronominale du groupement libre du verbe avec un pronom : l’emploi de se (au lieu de le, lui, etc) à la III ème personne – Il l’a blessé и Il s’est blessé et l’emploi dans les formes composées de l’auxiliaire être au lieu d’avoir (Il m’a étonné и Il s’est étonné). Mais ces particularités ne représentent pas une si grande importance: p. ex. être s ’emploie aussi avec certains verbes non-pronominaux :Il est venu. En ce qui concerne le côté significatif, la forme pronominale se caractérise par la polysémie. Voilà pourquoi certains linguistes l’envisagent comme une forme particulière lexicale et non grammaticale. Ceux qui la traitent de forme diathésique discutent sur la priorité en elle de la signification réfléchie ( Damourette et Pichon [ 37 ] , Stéfanini [ 65 ] ) ou bien passive ( Dubois [ 40 ] , Martinet [ 57 ] ). Dans le plan sémantico-grammatical il y a une différence très importante entre les formes pronominale et passive. La forme passive indique que l’agent de l’action représente une substance étrangère au sujet grammatical (Il a été blessé involontairement par son voisin), ou bien que l’agent est absent (Il est blessé). La forme pronominale montre que le sujet (grammatical et sémantique) non seulement est soumis à l’action mais il y participe (Il s’est blessé), il a « sa part de responsabilité » pour cette action [ 65 ]. De cette façon la forme pronominale occupe sa place dans l’ensemble des formes diathésiques, se distinguant de l’actif aussi bien que du passif et en même temps unissant leurs propriétés. Tout cela permet de la désigner comme la forme de la voix réfléchie.

1.3.1. Fonctions primaires de la forme pronominale. La fonction primaire de la forme pronominale est l’expression des voix réfléchie et réciproque où le sujet de l’action est en même temps son objet. La formation de la voix réfléchie est un phénomène grammatical qui n’est pas lié aux différences lexicales à une seule exception que le verbe transitif doit exiger un sujet animé capable de produire une action active par rapport à lui-même. Les marques du réflexif sont :

¨  la possibilité de la substitution des pronoms me, te, se par les formes moi, toi, lui (-même) : Pierre s’admire à Pierre n‘admire que lui ;

¨  la possibilité de l’emploi de l’adverbe du type volontairement, qui souligne l’activité du sujet. Par cela la voix réfléchie se distingue de la moyenne : Il s’est blessé en tombant (moyenne) ; Il s’est blessé volontairement (réfléchie).

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Il en y a deux constructions : directe (Il se lave) et indirecte (Il se lave les mains ; Il se nuit).

La voix réciproque se forme presque des mêmes verbes que la voix réfléchie, mais le sujet grammatical y est toujours au pluriel. Elle peut être complétée par les éléments l’un (à) l’autre, mutuellement etc : Ils se regardent (l’un l’autre). La voix réciproque a aussi deux constructions : directe (Ils s’admirent) et indirecte : (Ils se nuisent).

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