Партнерка на США и Канаду по недвижимости, выплаты в крипто

  • 30% recurring commission
  • Выплаты в USDT
  • Вывод каждую неделю
  • Комиссия до 5 лет за каждого referral

F2 C2

.2.2.1. La polysémie a dans la grammaire les manifestations suivantes :

¨  polysémie au sens étroit du terme : la polysémie d’une forme, p. ex. : Il part (la forme du présent) dénote aussi une action future : Il part demain ;

¨  syncrétisme sémantique d’une forme se manifestant dans le fait que dans un contexte sont réalisées simultanément deux significations de la forme qui dans d’autres cas peuvent être exprimées isolément, p. ex. plus-que-parfait exprime l’antériorité par rapport au passé ou bien l’achèvement de l’action au passé. Dans plusieurs cas ces deux significations se manifestent simultanément. Le syncrétisme est la manifestation la plus faible de la polysémie tandis que l’homonymie en est la plus forte. C’est la paradigmatique qui joue le rôle primordial dans la définition de l’homonymie grammaticale. Les mêmes formes faisant partie des paradigmes différents représentent des formes différentes se rapportant à des catégories différentes, p. ex. (tu) marchesnous marchons et une marche – des marche; je parle – nous parlons et (que) je parle – (que) nous parlions.

4.2.2.2. La synonymie exprimant une signification à l’aide de plusieurs formes différentes peut aussi avoir des manifestations différentes :

НЕ нашли? Не то? Что вы ищете?

¨  distribution complémentaire des formes grammaticales (allomorphes). Dans ce cas les formes synonymiques ne peuvent pas remplacer l’une l’autre, leur emploi est déterminé par une règle syntagmatique que Ch.  Bally a appelée «interdépendance libre» [2]. P. ex. l’allomorphe -er est employé avec les verbes du premier groupe et - ir – avec les verbes du deuxième groupe (aussi les allomorphes de la IIIème personne du singulier du passé simple : -a, - it, - ut) ;

¨ 

13

 
formes mutuellement suppléées (взаимозаменяемые формы). Leur emploi est déterminé paradigmatiquement. La suppléance mutuelle des synonymes parfois ne mène pas à un changement de la signification, p. ex. commencer à ou de faire qch. Dans d’autres cas les synonymes tout en conservant la signification commune se distinguent par des nuances, p. ex. : Il part demain et Il partira demain ;

¨  moyens d’expression parallèles qui représentent des moyens d’expression d’une signification indépendamment de leur nature (grammaticale ou lexicale). P. ex. la synonymie de la proposition subordonnée de cause, de but, de temps etc. et des tournures infinives ou participes : Revenue à la maison, elle téléphona à son amie et Quand elle est revenue … ou Elle a téléphoné après être revenue à la maison.

4.2.3.  Aspect sémiotique. La symétrie dans l’aspect sémiotique se manifeste en liaison constante d’une forme donnée avec un contenu donné. L’absence d’un de ces deux côtés rompt la symétrie et nous trouvons deux formes d’asymétrie :

forme zéro Ø C

forme vide F Ø

4.2.3.1. La forme zéro est caractérisée par l’absence d’une marque spéciale. P. ex. dans le mot national le masculin et le singulier sont exprimés par l’absence de marques spéciales (morphèmes zéro). Un morphème zéro reflète l’absence significative d’une marque morphologique ce qui permet d’exprimer les significations grammaticales d’une façon plus économe. On en distingue les types suivants :

¨  morphème zéro en morphologie, p. ex. : je parle – nous parlons ; regarde ! et regardez !

¨  ellipse ou signe sous-entendu dans la syntaxe, p. ex. : Il a deux enfants, l’un de dix ans, l’autre de sept.

4.2.3.2.  La forme vide. Si une forme n’est pas liée à un élément de la réalité elle se désémantise et perd son contenu. Elle reçoit une fonction structurale faisant partie d’une forme morphologique ou syntaxique. On en distingue les types suivants :

¨  interfixes en morphologie et dérivation, p. ex. l’élément -iss chez les verbes du II groupe ou l’élément -t- à la formation des verbes : numéro – numéroter ;

¨  mots outils non-significatifs, p. ex. les prépositions auprès l’infinitif : prier de faire qch ;

¨  tout élément de la parole employé de la façon superflue qui tend à se désémantiser. P. ex. au lieu de dire parler calmement on peut dire parler d’une voix calme ou voix double sémantiquement parler mais permet d’employer un adjectif pour la caractérisation d’une action.

14

 
4.3. Asymétrie fonctionnelle. L’asymétrie fonctionnelle de la forme et du contenu se manifeste en ce que dans la parole la même fonction peut être exprimée par des formes différentes aussi bien que la même forme peut être employée dans différentes fonctions. La typologie des fonctions des formes grammaticales est fondée sur les bases suivantes :

¨  fonction significative, sémantique (dans ce cas la forme grammaticale indique une propriété réelle des éléments de la réalité) et fonction non-significative asémantique (dans ce cas la forme grammaticale ne reflète pas de distinctions réelles des objets) ;

¨  fonction primaire qui est la cause de l’existence même de cette catégorie, et fonction secondaire comme résultat de l’emploi figuré de la forme grammaticale. L’interaction de ces deux aspects forme les types suivants de fonctions :

4.3.1. Fonction primaire. Elle est caractérisée par les propriétés suivantes :

a) elle est significative ;

b) elle est formée par les oppositions propres à cette catégorie (p. ex. l’opposition de l’unicité et de la pluralité pour la catégorie du nombre) ;

c) elle se manifeste hors du contexte, de l’entourage linguistique et reflète la signification paradigmatique de cette forme.

4.3.2. Fonctions secondaires. A l’encontre de la fonction primaire, elles se manifestent dans des conditions contextuelles bien appropriées.

4.3.2.1. Fonction généralisante ou de neutralisation. Dans ce cas l’opposition se trouvant à la base des formes grammaticales disparaît, se neutralise et la signification se généralise.

Si l’opposition du nombre est conservée, les formes du singulier et du pluriel ne sont pas synonymiques, p. ex. Je vois un chien et Je vois des chiens. Si l’opposition disparaît et l’énoncé se rapporte à tout représentant de la classe, la forme se neutralise on peut employer chacune des formes de l’opposition sans détruire le sens de l’énoncé : p. ex. Le chien est carnivore et Les chiens sont carnivores. Une forme employée dans la fonction de neutralisation est appelée forme non-marquée. Pour le nombre c’est le singulier ; pour le genre – le masculin ; pour le temps – le présent etc. La forme marquée y est employée beaucoup plus rarement.

4.3.2.2. Fonction secondaire significative (de transposition). Se manifeste en emploi d’une forme grammaticale dans la signification de la sub-catégorie opposée. On reçoit des formes synonymiques se distinguant par des nuances de sens. P. ex. nous sommes en présence d’une fonction significative secondaire à l’emploi du pluriel au lieu du singulier (les neiges au lieu de la neige), à l’emploi du présent au lieu du passé (présent historique), du futur au lieu du passé (futur historique etc.). La transposition sémantique est due à :

¨ 

15

 
l’incompatibilité de la signification de la forme grammaticale avec la signification lexicale du mot, p. ex.: neiges - un objet non-comptable + plur. ; ici le pluriel signifie non pas la pluralité mais une masse ;

¨  l’incompatibilité de la signification de la forme grammaticale avec la signification des autres mots et formes dans un syntagme, p. ex. : Il arrive demain - le présent + le Ccirc. se rapportant au futur : la forme du présent, en modifiant son sens, dénote le futur proche ;

¨  l’incompatibilité de la signification de la forme grammaticale avec la situation, p. ex. : La première guerre mondiale éclate. Il part au front. Puisqu’on sait, que la première guerre mondiale se rapporte au passé, la forme du présent, en modifiant son sens, se manifeste comme le présent historique.

4.3.2.3. Fonction secondaire non significative (désémantisation). Dans cette fonction la forme ne dénote pas de propriété de la réalité extralinguistique, se désémantise et joue le rôle d’un élément de la forme extérieure du mot, du groupement de mots ou de la proposition. P. ex. : le genre chez les N non-animés ne reflète pas de particularités des objets dénotés et fait partie de la forme du mot. Cette fonction non-significative peut devenir distinctive où la catégorie grammaticale distingue la signification lexicale des mots, p. ex. dans les mots un livre et une livre le genre est non significatif, mais il sert à différencier des significations lexicales.

5.0. Catégories grammaticales. Comme nous l’avons déjà dit, une catégorie grammaticale (CG) représente l’unité d’une signification (valeur) grammaticale et d’une forme grammaticale. La signification grammaticale d’une CG est une signification commune se manifestant dans toute une classe de mots ou de propositions à l’aide de moyens d’expression appropriés. Dans la signification grammaticale sont reflétées telles notions que substantivité (предметность), propriétés, relations, conditions et buts de l’acte de la parole. Les moyens de l’expression grammaticale peuvent être morphologiques (à l’intérieur du mot) et /ou syntaxiques (hors du mot) ; voilà pourquoi les CG sont morphologiques ou syntaxiques. Analysons de plus près les CG dans le plan du contenu et dans le plan de la forme.

5.1. Catégorie grammaticale dans le plan du contenu. On distingue des types sémantiques des CG en se basant sur les aspects différents.

16

 
5.1.1. Quantité d’oppositions internes . A la base de toute CG se trouve une opposition de formes et de significations. Les oppositions peuvent être binaires où sont opposées deux sub-catégories et plurales où sont opposées plus de deux sub-catégories. Binaires sont en français les CG du genre, du nombre, plurales sont les CG du temps, du mode, de la voix etc. De cette façon la binarité est la condition minimale de l’existence d’une CG.

5.1.2. Catégorie grammaticale et la réalité extralinguistique. Dans leurs fonctions primaires les CG sont divisées en trois groupes :

¨  catégories significatives (sémantiques) objectives reflétant dans leurs significations les propriétés et les relations des objets indépendamment du point de vue du locuteur. Telles sont les CG du nombre (des N numériques), du genre (des N animés), les catégories syntaxiques dénotant des relations logiques (cause, but etc.) ;

¨  catégories significatives (sémantiques) subjectives et objectives reflétant dans leurs significations les propriétés et les relations des objets du point au vue du locuteur. Telles sont les CG de la personne, du temps absolu, de la voix, du mode (la modalité), de la dé-termination, de la division actuelle, de l’interrogation etc. ;

¨  catégories asémantiques (non-significatives, formelles) reflétant non le monde extérieur, mais les propriétés des unités linguistiques elles-mêmes. Telles sont les CG du genre et du nombre des adjectifs etc.

Plusieurs CG unissent des fonctions différentes. P. ex. la catégorie du nombre est sémantique pour les N numériques et asémantique pour les anumériques. La catégorie syntaxique du sujet est sémantique au cas où elle exprime le sujet réel de l’action (Pierre lit) et porte la fonction purement formelle dans Il pleut.

5.1.3. Catégorie grammaticale et les classes de mots. Ici on distingue deux types de CG :

¨  catégories classificatoires divisant les mots d’une partie du discours de façon qu’un mot fait partie d’une sub-catégorie appropriée mais il ne peut pas recevoir les marques de la sub-catégorie opposée. Telle sont les CG du genre des N non-animés (tout N et du masculin ou du féminin mais il ne peut pas changer d’après le genre), la personne chez les pronoms, détermination /indétermination chez les articles et autres déterminatifs.

¨ 

17

 
catégories modificatoires se caractérisant par ce qu’un mot peut changer d’après ces catégories, c’est-à-dire, recevoir les marques de toutes les sub-catégories. On y distingue : a) les catégories grammaticales pures qui enveloppent tous les mots de la partie du discours appropriée. Telles sont les CG du genre et du nombre des adjectifs, du temps et du mode des verbes ; b) les catégories lexico-grammaticales qui ne s’étendent que sur une partie des mots d’une classe appropriée. Telles sont le genre des N animés, le nombre des N numériques, la voix (les V. transitifs seuls), la personne (à l’exception des V. impersonnels). Dans ce cas la forme non marquée s’étend sur le reste des mots de cette partie du discours ayant une fonction asémantique (p. ex. : le singulier pour les N. anumériques ; la forme active pour les V. intransitifs ; la 3me personne chez les V. impersonnels etc.)

5.1.4. Les significations grammaticale et lexicale. Une signification grammaticale se distingue d'une signification lexicale
par les traits suivants :

·  Absence de fonction nominative autonome. Les mots possèdent une fonction nominative autonome, c'est-à-dire, ils sont capables de dénoter des objets extralinguistiques de la façon autonome. Les formes grammaticales ou bien possèdent une fonction nominative non autonome, ou bien ils n'en possèdent point. Ils ne sont pas capables de dénoter de la façon autonome des objets de la réalité ou bien ils n'y sont point corrélés (dans leur fonction asémantique). Les même notions peuvent être exprimées lexicalement aussi bien que grammaticalement et cette différence est purement formelle : elle consiste en capacité de l'élément linguistique d'être employé de la façon autonome ou non. Si l'on prend deux propositions : // arrivera et // arrive demain, on voit que la signification du futur est exprimée dans le premier cas par le fragment -ra et dans le second - par demain. Mais à la question Quand arrive-t-il? on peut répondre demain et on ne peut pas répondre -ra. L'élément demain a une fonction nominative autonome et peut former une proposition isolée, tandis que -ra indique le futur seulement au sein du mot. De cette façon, demain se rapporte au lexique et -ra - à la grammaire. A la question Est-ce que le cahier est dans la serviette? on peut répondre Oui, il est dedans, mais on ne pas répondre * // est dans, bien que les deux mots dénotent la même relation spatiale. Dans exprime cette signification seulement au sein de la proposition étant un mot outil ou «grammatical». Les éléments grammaticaux se lient aux éléments lexicaux ou bien au sein d'un mot (// arrivera) ou bien au sein d'une proposition (Le cahier est dans la serviette). Les premiers se rapportent à la morphologie et les seconds - à la syntaxe. Tout cela peut être résumé par le schéma suivant :

éléments linguistiques

 

à fonction nominative sans fonction nominative

 

autonome non autonome

lexique grammaire

 

au sein du mot au sein de la proposition

18

 
morphologie syntaxe

•  Signification catégorielle. Les significations
grammaticales possèdent une plus grande ampleur et abstraction que
les significations lexicales. Bien que l'adverbe demain et la flexion
-ra indiquent une action au futur le mot le dénote de la façon plus
exacte que la flexion.

•  Extension sur une classe de mots. La signification
lexicale peut être exprimée dans un mot isolé ou dans un groupe plus ou moins restreint de mots. La signification grammaticale enveloppe
toute une classe de mots ou sa grande partie. P. ex. les préfixes verbaux peuvent exprimer l'achèvement de l'action (dormir - cnamь,
s'endormir - уснуть; crier: - кричать, s'écrier - вскрикнуть). En
russe c'est une signification grammaticale puisqu'elle enveloppe tous
les verbes : tout verbe peut avoir ou bien la forme de l'aspect
perfectif, ou bien - imperfectif, beaucoup peuvent avoir les deux
formes : делать/сделать. . En français cette distinction ne touche qu'un petit groupe de verbes et est envisagée comme une partie de leur signification lexicale et non grammaticale.

•  Caractère obligatoire de la signification grammaticale.
Les significations grammaticales ne sont pas de simples significations
supplémentaires accompagnant la signification générale lexicale du
mot. Sans elles le mot ne peut pas fonctionner comme unité
linguistique. Ainsi tout nom français se manifeste dans une forme de
genre et de nombre, le verbe - dans une forme de nombre, de
personne, de mode, de temps, de voix. Cet ensemble de catégories
obligatoires constitue la forme grammaticale du mot.

•  Stabilité de la référence du mot. L'adjonction d'un
élément grammatical au mot ne change pas la signification de ce
dernier qui continue à dénoter les mêmes objets. A l'adjonction au
mot d'un élément lexical sa signification change, c'est-à-dire, il est
corrélé aux autres objets (=références). Les morphèmes dérivatifs ont
beaucoup de commun avec les morphèmes grammaticaux (la non
autonomie de la fonction nominative, la signification catégorielle etc.),
mais les premiers se distinguent des seconds par la modification de la
référence du mot, c'est-à-dire, sa corrélation avec un objet de la
réalité. P. ex. : maison et maisons représentent les formes d'un même mot puisqu'ils indiquent les mêmes objets (un ou plusieurs), mais maisonnette n'est pas une forme du mot maison, puisque maisonnette indique un autre objet.

• 

19

 
Caractère fermé (limité) du système. Puisque les
significations grammaticales sont obligatoires au mot, leur quantité doit être limitée (une trop grande quantité de significations supplémentaires
exprimées auprès chaque mot eût rendu difficile la communication).
Si le lexique représente un ensemble d'unités ouvert, les catégories
grammaticales forment un ensemble limité, fermé. On peut emprunter
ou former un mot nouveau, mais un nouveau élément grammatical
est créé au cours d'une longue évolution de la langue.

5.2. Catégorie grammaticale dans le plan de la forme. Les significations grammaticales peuvent être exprimées à l’intérieur du mot (de la façon morphologique) ou hors du mot (de la façon syntaxique). Tout changement de la signification est lié à un changement de la forme phonique (graphique) à l’exception de l’homonymie. Le changement peut se manifester soit en adjonction d’un élément grammatical à la forme primaire du mot sans la changer, soit en substitution d’un élément grammatical dans le mot par un autre, soit dans le changement de la distribution (l’entourage linguistique) du mot. Ainsi se forment les moyens d’expression grammaticale suivants :

¨  A l’intérieur du mot (morphologiques) :

a) adjonction (agglutination: table – table; clair – claire.

b) substitution :

d’un élément lexical (suppléance) : je vais – nous

allons – nous irons ;

d’un élément grammatical (flexion) : allons ! - allez !

d’une flexion détachable dans les formes analytiques :

je suis allé – il est allé

¨  Hors du mot (dans la proposition - syntaxiques) :

a)  adjonction :

d’un mot outil : il va à l’école ;

d’un mot semi-outil : il s’est mis à courir.

b)  changement :

de la distribution, de l’ordre de mots : Paul voit Jean

Jean voit Paul.

de l’intonation : Tu viens ?

5.3.  Pour conclure, il faut noter que l’interprétation traditionnelle de la morphologie a l’avantage devant les autres interprétations en ce qu’elle étudie simultanément les formes aussi bien que la signification des éléments faisant partie du mot. Mais il faut toujours tenir compte du fait que les cloisons entre la morphologie et la syntaxe ne sont pas étanches et insurmontables ce qui est dû avant tout aux particularités de la flectivité, d’un côté, et de l’analytisme du français moderne, de l’autre.

Conférence II

PARTIES DU DISCOURS

PLAN

1.  Problèmes de la définition et de la distinction des parties du dis-

cours en français moderne.

2.  Système des parties du discours en français moderne.

3.  Forme et contenu des parties du discours. Transposition des parties du discours.

__________________________________________

1. Problèmes de la définition et de la distinction des parties du discours en français moderne. Les mots dans une langue se distinguent non seulement par leurs significations lexicales mais aussi par leurs propriétés grammaticales. Les parties du discours (PdD) sont les plus grands groupements de mots ayant les mêmes propriétés sémantiques et grammaticales. Elles sont signalées par l’ensemble de trois aspects : sémantique, morphologique et syntaxique – et se caractérisent par :

¨  la signification catégorielle commune (p. ex. les mots chien, garçon dénotent des êtres, des objets ; les mots dort, vient, mange – des actions, des processus) ;

¨  la forme grammaticale (c’est-à-dire, l’ensemble de catégories grammaticales ), p. ex .: les mots chien, garçon possèdent les catégories du genre et du nombre ; les mots dort, vient, mange – possèdent les catégories du nombre, de la personne, du temps, du mode ;

¨  la fonction syntaxique (les mots chien, garçon peuvent avoir la fonction du sujet, les mots dort, vient, mange – celle du prédicat). Comme marque complémentaire d’une PdD peut être le suffixe dérivatif ou la dérivation en général, p. ex. les mots avec -tion sont substantifs, les mots avec -iste - sont substantifs ou adjectifs. Une autre marque formelle de la distinction d’une PdD est le procédé de la commutation - substitution du mot par un élément dont la nature et les caractéristiques sont incontestables : p. ex. tout mot substitué par les pronoms il(s)/elle(s) est substantif.

1.1.  La discussion sur les PdD dans la grammaire française porte sur les questions suivantes:

·  nécessité de la distinction des PdD ;

· 

21

 
inventaire des PdD ;

·  hiérarchie des PdD ;

·  principes de la distinction des PdD.

Les discussions sont en grande partie causées par des faits objectifs et avant tout par le fait que les PdD ne forment pas un système rigide des classes des mots mais se caractérisent par :

a)  présence des formes intermédiaires (p. ex. le participe unit

les marques du V. et de l’Adj., le déterminatif - de l’Adj. et du Pronom) ;

b) passage permanent des mots d’une PdD  à une autre et on peut très souvent les classer différemment ;

c) neutralisation des marques des PdD  dans certaines constructions (p. ex. auprès le verbe-copule est neutralisée la différence entre l’Adj. et le N : Il est comédien ou l’Adj. et l’Adv. : Il est bien). Les hésitations dans la définition de l’appartenance des mots aux PdD  se manifestent aussi dans les dictionnaires : p. ex. froid dans Il fait froid est rapporté ou bien au N, ou bien à l’Adj. (par analogie avec Il fait beau), ou bien à l’Adv.

1.1.1. Sur la nécessité de la distinction des PdD. Les difficultés de la distinction des PdD  citées ci-dessus, ont causé le refus de certains linguistes de la notion même des PdD (p. ex. F. Brunot [36]). Sans nous arrêter sur différentes théories niant la nécessité de la distinction des PdD  remarquons que les PdD  reflètent des différences réelles entre les mots dans langue, et même les linguistes qui les nient, reproduisent dans leurs classifications à quelques détails près et en d’autres termes le système traditionnel des PdD. Tout cela prouve la nécessité de la distinction des PdD.

1.1.2. Inventaire des PdD. Les linguistes différents distinguent la quantité différente de PdD dont le nombre hésite entre 7 et 12. Dans toutes les classifications sont représentées (bien que de façon différente) 7 PdD : N, Adj., V, Adv., Prép., Conj., Interj. Dans toutes les classifications seuls N et V restent invariables. Les autres PdD ou bien s’unissent entre elles ou bien reçoivent des limites différentes. Les divergences essentielles touchent :

¨  les numéraux : a) on les envisage comme une PdD  à part (surtout les cardinaux) ; b) on les unit avec les déterminatifs ; c) on les unit avec les adjectifs ;

¨  les déterminatifs : a) on les envisage comme une PdD  à part ; b) on les unit avec les pronoms; c) on les traite comme actualisateurs des N ;

¨  l’article : a) on l’envisage comme une PdD  à part ; b) on

l’inclut dans la classe de déterminatifs ; c) on le traite comme morphème auprès le substantif ; d) on l’unit avec les pronoms  (chez J. Dubois [ 39 ] );

¨ 

22

 
les particules : a) on les envisage comme une PdD  à part ; b) on les distribue entre les interjections et les adverbes ;

¨  les mots-phrases (oui, non etc.) : a) on les envisage comme une PdD  à part ; b) on les envisage comme un groupe d’adverbes ; c) on les unit en une classe de mots-phrases avec les interjections (chez L. Tesnière [ 67 ] ).

Selon la classification changent aussi les limites des autres PdD :

¨  les adjectifs : élargissent leurs limites si on y inclut les déterminatifs et les numéraux ;

¨  les pronoms : élargissent leurs limites si on y inclut les déterminatifs. Encore y a-t-il des linguistes dont F. Brunot [36] qui envisagent les éléments je, tu, il … comme flexions verbales et les incluent dans les verbes ;

Из за большого объема этот материал размещен на нескольких страницах:
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19