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¨  ces limites sont déterminées de la façon la plus large ; on

y inclut tous les mots invariables à l’exception des conjonctions et des prépositions ( Wagner-Pinchon [ 69 ]; Le Bidois [ 55 ] );

¨ 

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ces limites sont moins larges, on y inclut les mots autonomes seuls, et avec cela les mots-phrases et les particules sont des PdD isolées ( Référovskaïa-Vassiliéva [ 59 ] ).

En nous appuyant sur le point de vue de V. G. Gak nous allons rapporter à la classe d’Adv. les mots autonomes seuls en les séparant de cette façon des particules [ 11 ; 44] .

2.1. Sémantique des adverbes. Dans les grammaires on répartit d’habitude les Adv. en trois groupes sémantico-grammaticaux : qualitatifs exprimant une caractéristique intrinsèque de l’action (de manière, d’intensité et de degrés) ; circonstanciels exprimant une caractéristique externe de l’action (lieu, temps, but etc.) et modaux exprimant l’attitude du sujet parlant envers l’action, son appréciation. Mais la réalité linguistique montre que la classification des Adv. peut être basée sur plusieurs caractéristiques et on peut distinguer les oppositions sémantiques des adverbes suivantes :

¨  Selon le moyen d’expression de la caractéristique :

НЕ нашли? Не то? Что вы ищете?

a)  adverbes c a r a c t é r i s a n t s (определительные) exprimant une caractéristique indépendamment de la situation de la parole, dénotant un des côtés de l‘action découlant de sa nature : parler haut, écrire hâtivement, courir vite, attendre longtemps, comprendre bien. On les appelle encore adverbes de la caractéristique intrinsèque ( Séchéhaye [ 64 ] ) ou adverbes virtuels ( Bally [ 2 ] ) ;

b) adverbes d é ï c t i q u e s (a n a p h o r i q u e s) exprimant des circonstances directement liées à l’acte de la parole et à la situation. On les appelle encore adverbes de la caractéristique externe ( Séchéhaye [ 64 ] ) ou adverbes actuels ( Bally [ 2 ] ) . Ce sont des Adv. caractérisant des actions par l’indication directe de la caractéristique (ainsi, autant); ce sont des circonstances-substituts exprimés par des N : ici (= dans cet endroit), alors (= à ce moment-là) ; ce sont des Adv. caractérisant une action par rapport à une autre action (pareillement, davantage), ou par rapport à la situation de la parole (maintenant, après, hier, loin). Les Adv. déïctiques sont proches des pronoms (p. ex ; ici – Adv. ; y – pronom). Ce sont aussi tous les Adv. interrogatifs : combien? pourquoi? où? quand ? On peut y rapporter les Adv. quantitatifs et d’intensité dénotant une caractéristique par rapport à un étalon.

¨  Selon l’élément caractérisé et la caractéristique exprimée :

adverbes se rapportant à un mot isolé (verbe, adjectif, adverbe) :

a) adverbes qualitatifs et relationnels de manière ;

b)  adverbes quantitatifs et d’intensité ;

c)  adverbes circonstanciels (temps, lieu, cause, but) ;

adverbes caractérisant tout l’énoncé :

140

 
a) modaux ;

b) adverbes reliants et précisants.

Le noyau des me PdD est constitué par les Adv. qualitatifs. Les Adv. quantitatifs et d’intensité sont proches des mots outils ; les Adv. temporels et locaux ont des caractéristiques les rapprochant des N. Les Adv. modaux et reliants représentent des modifications sémantiques (переосмысления) des Adv. qualitatifs, ils se rapprochent des conjonctions, particules, mot-phrases et mots de parole.

2.2. Fonctions syntaxiques des adverbes dans la proposition. Les fonctions p r i m a i r e s des Adv. sont :

¨  expression de la circonstance auprès un verbe. Cette fonction se manifeste en adjonction directe de l’Adv. au verbe : Il marche lentement ; Il lit beaucoup ; Il est arrivé hier ;

¨  expression de l’intensité auprès un Adj. ou un autre Adv. : C’est bien difficile ; très exactement.

Si un Adv. accompagnant un Adj. exprime non l’intensité mais une autre signification il faut envisager celle-ci comme sa fonction secondaire. Dans ce cas il acquiert ou bien une signification relationnelle substituant une locution substantivale : des familles économiquement faibles à des familles faibles au point de vue de leur situation économique, ou bien il exprime un lien de cause /conséquence: une personne naïvement ridicule à une personne qui se rend ridicule avec (à cause de) sa naïveté. Dans les exemples : les vêtements dégoûtamment malpropres ; une dame étrangement blonde l’Adv. montre la conséquence – impression produite par la caractéristique exprimée par l’Adj.

Comme toute autre PdD autonome l’Adv. peut former une proposition incomplète isolée : Comment allez-vous ? – Un peu mieux aujourd’hui.

2.2.1. Les fonctions s e c o n d a i r e s de l’Adv. se manifestent en rupture de son lien immédiat avec le verbe, ou bien il se rapporte à une autre PdD. Ce sont :

¨  adverbe détaché exprimant un complément de phrase,

le thème de l’énoncé (Au loin, une barque apparut), ou bien une prédication complémentaire (La barque apparut, au loin) ;

¨ 

141

 
fonction modale liée aussi souvent à la mise en détachement. Un mot modal se rapporte non seulement au prédicat, mais à toute la proposition : p. ex. : Un trait distinctif ne sera noté que s’il est susceptible d’assurer effectivement une différenciation. Ici effectivement est un Adv. qualitatif dans sa fonction primaire. Mais dans : Il l’a fait, effectivement, cinq ans plus tard – effectivement est un mot modal en fonction d’une incise modale ;

¨  fonction de liaison (связующая) où l’Adv. exprime le rapport entre deux énoncés (toutefois, premièrement). Elle est liée aussi à la mise en détachement intonatoire de l’Adv ;

¨  épithète auprès un N : Après le bombardement, il ne restait que quelques maisons debout. Un tel emploi de l’Adv., fréquent en russe (комната внизу, дорога направо), est moins usité en français et souvent interprété comme un Adj. invariable. Les Adv. locaux et temporels reçoivent facilement la fonction d’épithète à l’aide des prépositions : les gens d’ici ; le monde de demain. Les N et les pronoms peuvent être déterminés par des Adv. identifiants : lui aussi ; Pierre surtout ne pouvait pas venir ;

¨  sujet ou complément (Adv. quantitatifs) : Beaucoup sont absents (parfois beaucoup dans cet emploi est interprété comme pronom indéfini).

2.2.2.  Adverbe comme élément régissant d’un groupement de mots (GdM). Bien que très souvent l’Adv. soit un terme dépendant de la proposition, il peut, à son tour, être l’élément régissant d’un GdM où il peut subordonner :

¨  d’autres Adv. : bien plus ; très bien ;

¨  compléments prépositionnels : indépendamment des autres circonstances ; peu de temps ; beaucoup d’hommes ;

¨  propositions subordonnées en exprimant la modalité volitive : Vivement que cette guerre finisse.

Enfin, avec les Adv. peuvent s’agencer des prépositions (à jamais, au loin etc.) et des mots outils exprimant le degré de comparaison : Il travaille aussi bien que son voisin.

3.0. Groupes sémantico-grammaticaux des adverbes. Les Adv. caractérisant une action touchent très souvent les autres éléments de la situation liés à cette action. La caractéristique énoncée par un Adv. embrasse la proposition toute entière. Ainsi, les Adv. qualitatifs reflètent les caractéristiques de l’action même, mais aussi les caractéristiques du sujet ou de l’objet de cette action ; les Adv. circonstanciels reflètent le lien de l’action avec le temps et le lieu ; les Adv. modaux et précisants dénotent l’attitude du locuteur envers l’action ; les Adv. de liaison dénotent le rapport d’une action à une autre.

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3.1. Adverbes qualitatifs de manière. Ce groupe unit les Adv. simples : bien, mal, vite, soudain, debout etc. et la plupart des Adv. en -ment. Sémantiquement ils sont corrélés aux Adj. Cela se manifeste dans la transformation où l’Adj. est lié à un Nv : Il médite longuement sur son projet à une longue méditation ; Il marche vite à une marche rapide ; Il travaille bien à Il fait un bon travail; Il répond bien à une bonne réponse.

Mais très souvent ces Adv. caractérisent en même temps le sujet [ 58, 119 ] de façon que la caractéristique – sous forme d’Adj. – passe sur le sujet: La pluie frappe violemment contre les vitres à La pluie violente frappe contre les vitres; Il conduit prudemment à Il est prudent en conduisant. Ici l’Adv. peut exprimer la position du sujet (debout), son état psychologique (furieusement, attentivement), l’attitude envers une action (volontiers, rigoureusement), l’attitude envers d’autres sujets d’action (unanimement, ensemble).

En caractérisant une action, l’Adv. peut aussi caractériser son objet : inonder entièrement le pays à inonder le pays entier.

Les Adv. de manière ont une signification r e l a t i o n n e l l e pareille à celle d’un Adj. relationnel où l’action est caractérisée par rapport à un objet; l’Adv. dans ce cas exprime la nuance significative “comme qch ou qn”, “au point de vue de qch ou de qn etc.”. P. ex.: demander juridiquement la vente d’un bien (= юридическим путем); l’accent “secondaire” est fonctionnellement (= в функциональном отношении) un accent.

Parmi les qualitatifs il y a un petit groupe d’adverbes a n a p h o r i q u e s qui caractérisent une action à travers une autre. Ils expriment la similitude des actions (pareillement, aussi, autant, également), la correspondance de l’action à une représentation (ainsi, tellement, comme ça), la non correspondance (autrement). Certains d’entre eux peuvent remplir une fonction de liaison (aussi, également).

On distingue aussi un groupe d’adverbes i d e n t i f i a n t s exprimant la similitude ou l’opposition des objets au cours de l’accomplissement de l’action. Ce sont aussi, même, seulement, surtout, juste etc. : Tout le monde est venu, même Jacques ; Je prendrai les journaux seulement.

Les adverbes qualitatifs en -ment se distinguent des Adv. bien, mal, debout et des Adv. locaux et temporels par leur distribution. Ils ne s’emploient pas avec des prépositions (p. ex. depuis longtemps, mais *depuis récemment) et après le V. être et autres copules. P. ex. : Ils sont debout ; Je le trouve très bien, mais *C’est utilement. Dans ce cas l’Adv. est substitué par un Adj. : C’est utile. Il en résulte que dans la fonction d’attribut auprès le sujet non substantival la différence entre un Adv. et un Adj. se neutralise.

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3.2. Adverbes quantitatifs et d’intensité. Les Adv. quantitatifs caractérisent un V. en répondant aux questions combien ? comment ? (lire beaucoup). Ils expriment l’intensité, s’ils accompagnent un V., un Adj. et un Adv. en répondant aux questions à quel point ? (frapper fort ; très grand ; bien exactement). Le noyau de ce groupe est représenté par les Adv. originaires (непроизводные) beaucoup, trop, assez, aussi, peu et autres. Aussi, ce groupe s’enrichit-il constamment par des Adv. sémantiquement modifiés en -ment , parmi lesquels :

¨  adverbes exprimant la mesure et des rapports spatiaux : absolument, largement, hautement, profondément ;

¨  adverbes exprimant des émotions positives aussi bien que négatives : admirablement belle, affreusement mal, terriblement, effroyablement.

Les Adv. originaires forment un système sémantique bien déterminé. La quantité et l’intensité peuvent être exprimées :

a) sous forme d’appréciation quand une action, une caractéristique est comparée à une représentation idéale moyenne de cet objet, p. ex. : Il travaille beaucoup ; Il lit assez ;

b) sous forme de comparaison quand la situation donnée est comparée à une autre : Il travaille moins ce dernier temps.

Dans la signification d’appréciation on distingue 4 degrés : redondance (trop), avantage (bien, fort, très, beaucoup) ; suffisance (assez), insuffisance (peu).

Dans la signification de comparaison on distingue trois degrés: supériorité (plus), égalité (autant, aussi), infériorité (moins)

3.2.1. Particularités distributives des Adv. quantitatifs. Ces Adv. s’agencent de la façon différente avec un N , un V et un Adv. Assez, bien, trop, plus, moins, s’agencent avec toutes ces PdD ; beaucoup ne s’agence pas avec les Adj. ; combien, autant, peu – avec les Adv. (mais un peu - si). Davantage et pas mal ne s’agencent qu’avec les V.

L’Adv. très peut s’agencer avec un Adj., un Adv., un PII (très aimé) et avec un N là où celui-ci perd sa substantivité : J’ai très (bien) faim et aussi avec des locutions adverbiales (très à la lettre).

Tous les Adv. quantitatifs (à l’exception de très) joignent le N à l’aide de la préposition de. Bien que l’Adv. soit formellement élément régissant du groupement de mots, sémantiquement il dépend du N dont la preuve est l’accord du V avec le N : Peu d’hommes sont venus. Les Adv. quantitatifs avec de acquièrent auprès un N la fonction d’un déterminatif : ils actualisent ce dernier, p. ex. : beaucoup de livres – plusieurs livres.

Ils peuvent acquérir les fonctions d’un N :celles du sujet, du complément en coïncidant dans ce cas avec les pronoms personne, rien, tout : Beaucoup sont venus ; Peu le savent ; Combien sont venus ? ; J’ai beaucoup vu ; celle de l’attribut : Ils sont trop ; Combien sont-ils ? Par leur distribution les Adv. qualitatifs rappellent les N en coïncidant avec ceux-ci dans le plan syntaxique, mais s’en distinguant dans le plan de leurs formes morphologiques.

144

 
 

3.3.  Adverbes circonstanciels.

3.3.1. Adverbes locaux. Tous ces Adv. ont un caractère déictique. Ils substituent la dénomination concrète de lieu exprimée par une construction substantivale et prépositionnelle. Les Adv. locaux et temporels expriment les significations ayant rapport à la position : moi – ici – maintenant. On distingue 4 groupes d’Adv. locaux:

¨  exprimant le lieu par rapport aux participants de la parole (système absolu) : ici, la, là-bas, ça, ailleurs;

¨  désignant la position par rapport à un autre objet (système relatif) : dehors, dedans, dessus, dessous, devant, derrière, deçà, delà, alentour, autour ; Les Adv. de ce groupe substituent un groupement N + préposition avec un N inanimé : Approche la table et monte dessus (= sur la table). Se modifiant sémantiquement (переосмысляясь), ils expriment avec le V. une locution figée qui peut se rapporter à un objet animé : tomber dessus ‘напасть, налететь на кого-л., rentrer dedans à qn ‘ударить кого-л.;

¨  de signification commune : partout, nulle part, où ?;

¨  appréciatifs désignant la distance par rapport à un objet : près, loin.

Les Adv. locaux français ne distinguent pas la direction (куда ?) et localisation (где?) : ici ‘здесь’ et ‘сюда’.

3.3.2. Adverbes temporels. Ce sont les Adv. exprimant le temps de l’accomplissement de l’action par rapport à un moment déterminé et répondant à la question quand ? (demain, alors etc.). Il faut les distinguer des Adv. exprimant la vitesse et le caractère du déroulement de l’action dans le temps, répondant à la question comment ? et se rapportant aux Adv. de manière (lentement, vite, soudain). La position intermédiaire est occupée par les adverbes répondant aux deux questions et dénotant la durée de l’action (longtemps), sa répétition (souvent, tantôt, parfois, toujours, constamment, rarement), son achèvement (déjà).

Comme le groupe précédent les Adv. temporels se divisent en 4 groupes :

a) Adv. de temps absolu déterminé par rapport au moment de la parole ;

b) Adv. de temps relatif déterminé par rapport à un autre moment au passé ou au futur ; 

c) Adv. de signification commune : toujours, jamais, quand ?

d) Adv. appréciatifs désignant l’intervalle temporel par rapport à un moment idéal : tôt, tard.

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Les groupes les plus nombreux sont les deux premiers. On y distingue trois rapports temporels : antériorité, simultanéité, postériorité :

¨  a n t é r i o r i t é - dans le temps absolu: hier, récemment ; dans le temps relatif : la veille, auparavant ;

¨  s i m u l t a n é i t é - dans le temps absolu : maintenant, aujourd’hui ; dans le temps relatif : alors, à ce moment, cependant ;

¨  p o s t é r i o r i t é – dans le temps absolu : demain, prochainement ; dans le temps relatif : le lendemain, ultérieurement.

Les Adv. après, bientôt, puis, ensuite, aussitôt font partie des deux sous-classes.

Aux Adv. circonstanciels se rapportent aussi l’Adv. de cause/but pourquoi ? et les Adv. formés des prépositions : pour (voter pour), contre (voter contre), sans (venir sans).

3.3.3. Distribution des adverbes circonstanciels. Leurs particularités distributives sont :

¨  l’emploi large avec les prépositions : à jamais, au loin, de demain, dès aujourd’hui, en dessous, jusqu’ici, par là, pour toujours etc. Cela souligne leur similitude avec le N ;

¨  à la différence des Adv. en -ment ils s’agencent facilement avec le V. être : Elle est ici ; Ce ne sera pas maintenant ; Il est loin ; Je ne suis pas pour ; Le livre est dessus ;

¨  leur position particulière dans la proposition. Un Adv. désignant la répétition de l’action est facilement intercalé à l’intérieur de la forme analytique : Il a toujours dit que (de même – souvent, parfois, rarement, déjà) et autres. Par contre les Adv. locaux et temporels ne peuvent pas occuper cette position : *Il est ici (hier, après) venu. Mais ces derniers peuvent être placés à la tête de la proposition et se détacher ce qui dépend de leur lien sémantique avec le V. A un lien fort (p. ex. : un Adv. local + un V de direction) l’inversion est impossible : *Ici il viendra. A un lien faible l’inversion devient possible : Ici il fait chaud ; Demain il viendra.

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3.4. Adverbes modaux. Les Adv. modaux (appelés encore mots modaux) se rapportent à toute la proposition mais peuvent aussi caractériser un terme de proposition. Leur signification commune est l’appréciation de la situation décrite au point de vue du sujet parlant. L’appréciation peut être purement rationnelle, mais peut contenir un élément émotionnel (heureusement, malheureusement). Les mots de l’appréciation rationnelle expriment les significations de réalité, de certitude (assurément, certainement, effectivement, évidemment, incontestablement etc.) ; de possibilité, d’incertitude (peut-être, apparemment, probablement, vraisemblablement) ; de nécessité, d’imminence (неизбежность) (fatalement, nécessairement, immanquablement) ; d’éventualité (par hasard).

Les particularités distributifs des Adv. modaux sont :

¨  position non fixée dans la proposition y compris devant

la particule négative pas : Il ne viendra évidemment pas ; Il ne viendra pas évidemment ; Evidemment, il ne viendra pas ;

¨  possibilité de joindre une subordonnée complétive. Cela s’explique par ce qu’un mot modal représente un équivalent sémantique de la principale exprimant le modus : le jugement du sujet parlant sur le dictum : Elle n’a rien obtenu … Mais peut-être après tout, qu’elle n’a pas prié suffisamment (= on peut croire que …) ;

¨  ils forment facilement un énoncé isolé : Croyez-vous que cela vaille la peine ? Certainement. Dans ce cas les mots modaux se rapprochent fonctionnellement des mots-phrases.

En linguistique on unit les mots modaux en une PdD isolée. Mais en français ils conservent un lien étroit avec les Adv. La plupart des mots rapportés aux mots modaux sont en même temps employés comme des Adv. qualitatifs : Je n’avais jamais pu regretter vraiment quelque chose (по-настоящемуAdv. qualitatif) ; Mais non, vrai-ment, je ne le pense pas (в самом деле, действительноAdv. modal). Voilà pourquoi en français moderne les mots modaux doivent être envisagés comme une sous-classe sémantico-fonctionnelle au sein des Adv. et non comme une PdD isolée.

3.5. Adverbes précisants. Ces adverbes avec les Adv. de liaison participent à la formation du niveau du discours de l’énoncé. Ce sont :

¨  adverbes caractérisant le mode d’expression de la pensée : franchement, honnêtement, proprement, littéralement, à vrai dire, sincèrement ;

¨  adverbes soulignant l’appartenance de l’énoncé à une personne donnée : personnellement, à mon avis ;

¨  soulignant et limitant un élément de l’énoncé : précisément, particulièrement, généralement, justement, en somme, en général, notamment, seulement.

3.6. Adverbes de liaison. Ils généralisent un énoncé et expriment les rapports logiques entre les énoncés et /ou leurs parties. A la différence des Adv. modaux ceux-ci ne peuvent pas former une proposition isolée. Ce sont :

¨  adverbes généralisants : bref, finalement, enfin ;

¨  adverbes indiquant la succession : premièrement, primo, initialement, ultérieurement ;

¨ 

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adverbes indiquant des liens logiques différents : conséquencedonc, aussi, ainsi, par conséquent ; oppositioncependant, d’ailleurs, toutefois, néanmoins, pourtant, au contraire, du reste, en tout cas ; similitudeégalement, en même temps, aussi, de même ; explicationen effet.

Ces derniers adverbes sont proches fonctionnellement des conjonctions.

4.0. Groupe syntaxique adverbial. La fonction primaire de l’Adv. est celle d’un terme dépendant dans un groupe verbal. Le groupe syntaxique V + Adv. peut avoir la structure maximale suivante :

V + (Adv. int) + Adv. + (prép. + N)

C’est très bien pour lui

La nomenclature et la position des éléments du groupe manifestent les catégories syntaxiques pareilles à celles du groupe adjectival (voir p. p. 70-73 ci-dessus) bien que moins déterminées et moins fréquentes.

La rupture du contact de l’adverbe avec le V. (détachement) reflète la distinction entre les caractéristiques n o n p r é d i c a t i v e et s e m i - p r é d i c a t i v e.

La position de l’adverbe par rapport au verbe reflète l e m o d e d e l a c a r a c t é r i s a t i o n de l’action : Il a naturellement parlé et Il a parlé naturellement.

La présence d’un élément exprimant l’intensité et le degré (Adv. int) reflète la catégorie de c o m p a r a i s o n et d’ i n t e n s i t é : Il l’a fait plus vite que moi ; Il l’a fait très exactement.

La présence du groupe prépositionnel reflète la l i m i t a t i o n d e l a c a r a c t é r i s a t i o n : C’est bien à C’est bien pour lui.

4.1. Position de l’adverbe et le mode de la caractérisation. L’Adv. peut se trouver dans une des trois positions : a) non détachée, après le verbe : Il a souffert horriblement ; b) détachée, devant ou après le noyau verbal : Il a souffert, horriblement ; Horriblement, il a souffert pendant tout ce temps ; c) à l’intérieur d’un groupe verbal analytique, devant sa partie significative : Il a horriblement souffert. Mais tous les Adv. ne peuvent pas occuper toutes les trois positions. Dans des positions différentes les Adv. manifestent les oppositions suivantes :

¨ 

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adverbe détaché/non détaché. A l’état non détaché il manifeste une caractéristique non prédicative du V. A l’état détaché est manifestée ou bien une caractéristique prédicative ou bien un lien semi prédicatif. Un Adv. détaché en postposition se rapporte au rhème de l’énoncé, exprimant un énoncé complémentaire : Puis elle se mettait à crier, horriblement. D’abord on décrit l’action, puis, de la façon complémentaire, on énonce sa caractéristique (Она начинала кричать, et кричала ужасно). Les Adj. locaux et temporels à la position initiale expriment le thème de l’énoncé, la localisation générale de l’événement se manifestant comme complément de toute la phrase et non seulement du V: Hier, Pierre est venu chez moi vers le soir.

Il est plus difficile de résoudre le problème des Adv. préposés qualitatifs et de manière en position détachée. P. ex.: Obligeamment, pour leur éviter quelque algarade, Jean crut devoir intervenir // Brusquement, il reprit la chandelle, les laissa dans l’obscurité. Ici l’Adj. exprime le rhème et reçoit une nuance expressive à cause de la rupture de l’ordre de mots habituel thème – rhème. D’abord on montre la circonstance dans le cadre de laquelle se déroule l’action et puis on décrit l’action même (dans la phrase citée : Жан решил проявить любезность и сделал то-то). Les Adv. exprimant la succession des actions (ultérieurement, finalement etc.) dans la préposition expriment le thème tout en servant de moyen de me règle, les Adv. à la position initiale, indifféremment de leur sémantique, désignent le cadre (temporel, spatial, psychologique) dans lequel se déroule l’action postérieure.

Les Adv. modaux, précisants et de liaison sont toujours détachés ; même à l’absence de virgules ils sont soulignés phonétiquement. Ils se rapportent à toute la proposition et ont un caractère semi-prédicatif.

¨  préposition/postposition d’un adverbe non détaché.

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