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3.3.2.1.1.3. Le N dans la fonction d’attribut caractérisant. D’habitude c’est la fonction de l’Adj. et le N dans cette fonction modifie son sens. P. ex. : Ils sont devenus marteaux (marteau signifie ici чокнутый). Jean grelottais plus dans l’eau de l’Atlantique en criant à mes enfants, pour faire plus homme qu’elle est très bonne.

3.3.2.1.1.4. Le N sans préposition en fonction d’épithète : messages météo, poste radio, recette miracle etc. Dans cette fonction le N peut joindre les déterminatifs de l’Adj. : J’ai mis mon chapeau, j’ai pris mon air le plus dame.

3.3.2.1.1.5. Le N avec préposition en fonction d’épithète ou de circonstance : une table de bois, écouter avec attention.

3.3.2.1.1.6. Dans l’emploi autonome, à la détermination des mots mêmes ou de leur significations : Chien a cinq lettres. Le mot table est du féminin.

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3.3.2.2. Rapports asymétriques.

3.3.2.2.1.  B à A1 . Malgré la présence de l’article la substantivité du N est affaiblie. C’est le cas des phraséologismes du type prendre la fuite ; l’impossibilité de la substitution pronominale (*Il l’a prise) témoigne la perte de la substantivité par le N. Ch. Bally [ 2 ] y joint les locutions du type boîte aux lettres, pêcher à la ligne, (écouter) avec une grande attention.

НЕ нашли? Не то? Что вы ищете?

3.3.2.2.2. A à B1. Le N conserve la substantivité malgré l’absence de l’article. Ici on distingue les cas suivants :

3.3.2.2.2.1.  Actualisation directe dans la situation. L’article

est absent quand le mot dénomme directement l’objet ou la personne. Ce sont : a) N propres (Pierre) ; b) N communs dans la fonction des N propres (Père m’a dit que…) ; c) titres (Grammaire française) ; d) enseignes (« Laiterie »), annonces (« Réunion à 17 heures ») ; e) apostrophes (Bonjour, docteur !)

3.3.2.2.2.2.  Nomination généralisante qui remonte aux normes de l’ancien français où l’absence de l’article signifiait la neutralisation de la détermination/indétermination et aussi était propre aux N abstraits, celle-ci s’est conservée dans les dictons et sentences : Pauvreté n’est pas vice ; Mauvaise herbe croît toujours.

3.3.2.2.2.3. En français moderne l’absence de l’article est utilisée à des fins grammaticales pour dénoter la substance dans le sens généralisant :

¨  dans les constructions à valeur classificatoire du sujet

(Pierre est étudiant ) ou de l’objet (élire qn député ; nommer qn ministre), et aussi dans les appositions (M. Dubois, docteur ès lettres) ;

¨  dans les énumérations où les N dénotent ensemble une notion plus large perdant partiellement leur propre substantivité : Femmes, vieillards, bourgeois, artisans couraient tous. Les N similaires dénotent ensemble « tous les habitants de la ville».

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3.3.3. Détermination qualitative (détermination /indétermination). Articles le/un. Selon la théorie de G. Guillaume [ 15 ] le but essentiel de l’existence de l’article est l’expression la fonction généralisante (présentation de la notion dans tout son volume) et individualisante. Mais la généralisation est toujours la fonction secondaire pour toutes les catégories grammaticales. Dans cette fonction on voit la neutralisation des oppositions de formes et de significations. Le et un généralisants sont très souvent synonymiques ou se distinguent par des nuances (p. ex., un à la différence de le représente toute la classe d’objets par l’un d’eux). L’opposition réelle le/un se manifeste dans leur fonction individualisante où ils ne se substituent pas l’un à l’autre. Dans ce cas c’est la signification de détermination /indétermination qui se fait voir au premier plan : le caractérise l’objet comme unique dans la situation donnée, et un – comme appartenant à une classe d’objets analogues (comme un d’eux).

De cette façon, l’opposition des articles le/un exprime la détermination/indétermination ; à la généralisation elle est neutralisée et les articles le/un se manifestent comme synonymes grammaticaux, chacun avec sa nuance.

3.3.3.1. L’opposition détermination/indétermination est liée au côté informatif de l’énoncé, à la présupposition des interlocuteurs. Les éléments entrant dans la présupposition sont déterminés pour les interlocuteurs et les N correspondants sont pourvus d’article défini, sinon - ils ne le sont pas. L’indétermination est conditionnée par la possibilité du choix et les objets indéterminés sont ceux qui sont présentés en plusieurs exemplaires ou variétés. L’emploi des déterminatifs reflète les connaissances des interlocuteurs sur l’objet. En russe les déterminatifs sont moins obligatoires mais plus variés qu’en français et distinguent plus nettement les situations d’information : 

Situation d’information

Déterminatifs

sujet parlant

interlocuteur

le français

le russe

1

2

3

4

ne connaît pas

ne connaît pas

connaît

connaît

ne connaît pas

connaît

ne connaît pas

connaît

un

un

un

le

какой-нибудь, какой-то

какой-то

один

этот, тот

P. ex. : (1) Apporte-moi un livre de Mauriac ; (2) Tu m’as apporté un roman de Mauriac ? ; (3) Je t’ai apporté un roman de Mauriac ; (4) Je t’ai apporté le roman de Mauriac (que tu m’avais demandé). Il est important de souligner que l’emploi de un prend en considération l’ignorance de l’objet par un des interlocuteurs au moins.

3.3.3.2. Facteurs de la détermination. Le N reçoit la détermination à force de la situation qui rend l’objet le seul possible dans son genre. On distingue les cas suivants :

¨  l’objet est unique à force d’être en un seul exemplaire : Le soleil brille. Le ciel est bleu ;

¨  l’objet est unique dans la situation donnée : Le président a levé la séance (chaque séance a un seul président) ;

¨  l’objet se trouve unique à force d’un épithète individualisant. Dans ce cas N et son épithète dénotent ensemble un objet unique. P. ex. Elle étudie une langue étrangère et Elle étudie la langue française.

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3.3.4. Détermination quantitative. Articles le/du. Le problème de l’article partitif est un des plus compliqués dans la grammaire française. Les points de vue sur la nature et le rôle de cet article dans la langue sont suivants :

a) du n’est pas un article mais la combinaison de la préposition de et de l’article défini : dans les propositions Je mange du pain et le goût du pain ce ne sont pas des homonymes, mais différentes fonctions de la même forme (Galichet [ 45 ] ) ;

b) article du exprime la continuité (недискретность) de l’objet. Il représente l’article de matière (Gouguenheim [ 46 ] ), l’article de massivité ( Damourette et Pichon [ 37 ] ) . C’est aussi le point de vue des linguistes russes ( Богомолова [ 4 ] ; Илия [ 16 ] );

с) du est la forme particulière de l’article indéfini devant les substantifs discontinus ( Bonnard [33] ; Grevisse [ 48 ] );

d) du exprime l’indétermination quantitative ( Gak [ 11 ] ).

L’analyse de différentes théories et points de vue sur sa nature, son fonctionnement permet de dire que la signification partitive est le cas particulier d’une notion plus large – celle de l’indétermination quantitative qui représente une signification grammaticale à la différence du caractère continu (недискретность) qui est une signification lexicale. De cette façon, du indique la détermination qualitative et l’indétermination quantitative, tandis que un - au contraire : la détermination quantitative et l’indétermination qualitative, p. ex. un chien. La difficulté de la définition de la place de l’article du s’explique par le fait qu’en français les significations du nombre, de la détermination/indétermination et de la discontinuité/ continuité sont si étroitement liées qu’elles forment une sorte de « sur-catégorie» [ 11, 192-193 ].

3.3.4.1. Fonctions des articles le/du.

3.3.4.1.1. Fonction primaire de cette opposition est l’expression de la détermination quantitative des N continus. Du indique la quantité indéterminée de matière : Il a apporté de l’eau. Le indique qu’il s’agit de tout le volume donné de matière : L’eau de cette rivière est très fraîche. Il a bu toute l’eau.

3.3.4.1.2. Fonctions secondaires. La fonction de la généralisation est exprimée d’habitude par l’article défini comme forme non marquée : Le fromage est un aliment excellent ; J’aime le fromage. L’article partitif peut aussi exprimer la généralisation surtout en fonction du complément : Le lion mange de la viande.

3.3.4.1.3. 

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Fonction de la transposition se manifeste en emploi de l’article partitif avec un N des autres classes à l’exception des N de matière. En français moderne l’article partitif a reçu un très large emploi. Il s’emploie avec les N abstraits (avoir du courage), et dans le langage parlé – avec les N concrets et mêmes animés : C’est plutôt qu’il y a de la voiture sur la route aujourd’hui // Il y avait du gendarme derrière chaque buisson.

L’emploi de l’article partitif peut témoigner du déplacement profond de la signification du N, p. ex. quand un N animé dénote un objet inanimé : un boeufбык, du boeufговядина. Avec les N propres du peut indiquer l’oeuvre de cette personne : lire du V. Hugo // Les habitants, en s’installant dans du Le Corbusier se mettront à modifier, à transformer, jusqu’à paraître contredire l’architecture du célèbre constructeur.

L’emploi des articles peut refléter une série de modifications sémantiques du mots : le boeuf, un boeufбык’ à du boeuf ‘говядина’ à un boeuf ‘блюдо из говядины’. Les cas du syncrétisme grammatical quand se manifestent les deux significations sont possibles : Il a mangé un poulet peut être compris comme‘Он съел целого цыпленка’ et comme ‘Он съел блюдо из цыпленка’ (одну порцию).

3.3.5. Article et fonction syntaxique. L’emploi des formes d’article est lié à la fonction syntaxique du N. Il est naturel que l’omission de l’article se manifeste dans les fonctions où le N se désubstantivise : celle d’épithète (chien de garde) de Ccirc. (avec regret) et d’attribut (Il est médecin). Mais dans leurs fonctions primaires l’emploi des articles est lié à la fonction syntaxique du N. Ainsi, l’article défini est relativement plus fréquent avec un N –sujet, l’article indéfini – avec des compléments. Cela s’explique par le fait qu’un N avec l’article défini fait partie du thème de l’énoncé exprimé par le sujet, et l’article indéfini fait partie du rhème exprimé par le complément ou le prédicat nominal. L’article partitif est employé de préférence avec un Cod puisque c’est la fonction essentielle des N de matière. La structure du type Du pain est sur la table est très peu fréquente.

3.3.6. Article comme marque de la substantivation. L’adjonction de l’article au mot d’une autre partie du discours signifie que ce dernier reçoit le rôle du N. Mais cela ne signifie pas que le mot se transforme complètement en N. On y distingue trois cas: a) substantivation morphologique : un bleu, des êtres, des avoirs ; b) substantivation syntaxique: pousser des «ah» ; c) emploi de l’article comme substitut syntaxique du N : Entre ces deux robes elle a choisi la bleue. Ici l’article remplace le N exprimé précédemment (la robe), tandis que l’Adj. conserve son essence adjectivale sans passer en N. Cet emploi de l’article le rapproche des substituts du type celui.

4.0. Déterminatifs démonstratifs et possessifs.

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4.1. Déterminatifs démonstratifs (Dét. dém.). Ce sont les formes ce (cet), cette, ces. La catégorie de l’indication (signification de proximité /éloignement) est exprimée non par le radical (comme en russe : этот - тот), mais de la façon analytique : par les particules -ci et - là jointes à un N : Je ne prendrai pas ce livre-ci, je préfère ce livre-là. La neutralisation de cette signification est exprimée par la forme ce sans ces particules. Le démonstratif français possède une signification abstraite et sémantiquement il est proche de l’article défini par lequel il peut être substitué dans plusieurs cas.

Le démonstratif se distingue de l’article par le moyen de détermination. L’article identifie un objet en partant de la présupposition, des connaissances communes des interlocuteurs. Le démonstratif identifie un objet par la deixis, c’est-à-dire, par l’indication directe sur l’objet dans la parole ; les connaissances préalables sur l’objet ne sont pas obligatoires et il peut dénoter un objet premièrement introduit dans le champ de vision du locuteur. En cela il est pareil à l’article indéfini et se distingue de l’article défini. La corrélation entre le, un et ce peut être illustrée de la façon suivante:

choix

 

impossible possible

le

se fait ne se fait pas

ce un

La phrase Prenez le livre rouge montre que les deux interlocuteurs connaissent qu’il y a un seul livre rouge. La phrase Prenez ce livre rouge montre qu’il faut prendre le livre donné bien que la présence d’autres livres pareils ne soit pas exclue. La phrase Prenez un livre rouge montre qu’il y a plusieurs livre rouges dont on peut prendre n’importe quel.

L’emploi de le dans la situation du choix est possible s’il s’agit d’objets différents. P. ex. s’il y a un livre et un journal, on peut dire Prenez le livre, mais si le choix se fait entre les objets de la même classe, il faut employer ce: Prenez ce livre. Cette règle détermine l’emploi des déterminatifs à la seconde nomination (повторная номинация) d’un objet. A la répétition simple le démonstratif est préférable : Elle a un chien. Ce chien (non pas le) est grand et noir. L’article, au contraire, est préférable au choix de la classe d’objets : Elle a un chien et un chat. Le chien est grand et noir, le chat est blanc et petit. Le démonstratif est employé si tout le groupe est référé : Elle a un chien et un chat. Ces animaux lui donnent beaucoup de soucis [ 60 ].

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Pour employer ce, il suffit aux interlocuteurs de le voir, pour employer le il n’est pas obligatoire de voir l’objet au moment de la parole, mais il faut le connaître d’avance. Voilà pourquoi si un mot est lié aux mots précédents par des associations logiques c’est l’article qu’on emploie et non le démonstratif : Il n’a pas pu entrer parce qu’il a perdu la clé (et non *cette clé).

Le démonstratif est largement employé avec les N synsémantiques du type : phénomène, circonstances, domaine, tendance, proposition, prétexte, état, geste, air exigeant une épithète  [ 8] : Le malheur est que, dans ce domaine, rien n’est jamais acquis. Sous ce prétexte, dans cet état etc.

Le démonstratif enrichit l’objet par la prédication de la phrase précédente surtout avec des Nv qui résument implicitement la situation précédente : Denis se demandait si cette démarche insolite de Landin n’éveillait pas aucun trouble chez sa mère.

4.1.1. Fonctions des démonstratifs.

4.1.1.1. La fonction primaire des démonstratifs est l’identification de l’objet en vue par son indication directe au moment de la parole. Ils s’emploient de la façon autonome (hors d’anaphore) seulement à la présence des interlocuteurs et peuvent mettre en relief les objets d’une classe (identification individuelle) : Donnez-moi ce livre ou bien toute une classe d’objet (identification générique) : Comme la nuit est épaisse, les lumières de ces flambeaux ont de la peine à la percer. A l’absence de l’objet sous les yeux des interlocuteurs le démonstratif est employé de la façon anaphorique est peut être corrélé avec le contexte précédent (anaphore) ou postérieur (cataphore). On croirait qu’ils ne veulent pas se voir. Pour moi, c’est un mystère, ce ménage (anaphore : ce ménage = ils) // Moi, je vais déjeuner dans ce restaurant français vous m’avez rencontré (cataphore). En même temps le démonstratif a une fonction organisatrice (строевая) en soulignant le lien sémantique entre les parties de la phrase complexe.

4.1.1.2.  Fonctions secondaires des démonstratifs.

4.1.1.2.1. Désignant un objet, le démonstratif peut le caractériser du côté de sa qualité, de ses propriétés, si cet objet est pris comme exemple (en russe такой) : Mais contrairement à ce qui est le cas pour « vide-poche» et « lavage», rien ne s’oppose à ce que ces composés et ces dérivés prennent naissance sous forme d’expansions.  

4.1.1.2.2. Dans les conditions de redondance où le démonstratif indique un objet unique ou découlant de la situation, quand il n’y a pas de question de choix, il acquiert une signification appréciative basée sur l’actualisation des sèmes qui lui sont propres :

¨ 

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le sème «résultat» : ici est appréciée toute l’activité antérieure des personnages : Ils commençaient à m’irriter, ces Bordacq, accrochés à leur magot en un temps où une civilisation s’écroulait. Ce n’est par hasard que le démonstratif accompagne souvent des mots exprimant l’appréciation : Quand je les quittais, j’étais à la fois exaspéré par cette folie maniaque et fasciné par ces personnages extraordinaires ;

¨  le sème « présence, tangibilité (зримость) » ; le démonstratif rend l’objet tangible : Ah ! ces levers de soleil ! // Il parle anglais avec cet accent de Belville.

4.1.1.2.3. Dans certains cas l’emploi du démonstratif est lexicalisé. P. ex., ce soir signifie сегодня вечером.

4.2. Déterminatifs possessifs. Les possessifs (mon, ma, mes etc.) identifient un objet en le rapportant aux participants de l‘acte de la parole. Ils se caractérisent par les rapports doubles : à l’antécédent et au N qu’ils déterminent. P. ex. dans la phrase Pierre fait ses devoirs le possessif ses est lié par des rapports anaphoriques avec l’antécédent Pierre et par un lien sémantico-grammatical avec le N devoirs. Le premier rapport est exprimé par les catégories de la personne et du nombre, le second – par les catégories du genre et du nombre. A cause de l’absence des possessifs réfléchis la forme son se prête à deux interprétations qui sont précisées par le verbe et le contexte : Le maître aime son élève, mais déteste ses défauts [ 67 ]. L’appartenance peut être précisée ou soulignée par des épithètes : son propre ; son … à lui.

Grâce à leurs liens différents et à la catégorie de la personne les possessifs remplissent des fonctions très importantes dans la proposition.

4.2.1. Fonctions des déterminatifs possessifs.

4.2.1.1. La fonction primaire des possessifs est l’expression de l’appartenance y compris la possession réelle (son stylo, mon cahier) ; le rapport d’un objet animé et une partie de son corps (Le chien remue sa queue), le rapport de partie et de tout : (Le magasin a fermé ses portes). Là où entre les objets il n’y a pas de rapports réels de possession ou de partie et de tout les possessifs se réalisent dans leurs fonctions secondaires.

4.2.1.2. Fonctions secondaires des déterminatifs possessifs.

4.2.1.2.1. Les possessifs peuvent exprimer les liens des N synsémantiques où les rapports de possession sont absents. C’est le cas de l’expression des rapports de parenté et d’autres liens sociaux : mon père, votre soeur, notre professeur, son ami, mon médecin, ton chef etc. ou l’emploi du possessif est très souvent superflu.

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4.2.1.2.2. Pourvus de la catégorie de la personne les possessifs peuvent remplacer le sujet auprès le verbe et au cas de l‘omission du verbe ils deviennent déterminants du N. Les rapports exprimés dans ce cas peuvent être très variés et définis par la reconstitution du verbe. P. ex. son livre outre la signification directe de la possession (le livre qu’il possède), peut exprimer d’autres rapports : le livre qu’il lit ; le livre qu’il a écrit ; le livre qu’il a choisi etc.

4.2.1.2.3. Auprès les N abstraits (dénominations des qualités et des actions) les possessifs indiquent un actant participant à la situation. La combinaison d’un possessif avec un tel N peut être transformée en locution verbale. Le possessif peut exprimer le sujet de l’action : son arrivée (= il arrive), le porteur de l’état : sa beauté (=elle est belle). L’emploi du possessif permet de transformer une proposition en un terme d’une autre proposition: Je me demandais ce qui était arrivé en mon absence (= pendant que j’étais absent).

4.2.1.2.4. Les rapports de possession portant un caractère stable, les possessifs peuvent dénoter des phénomènes ou des actions habituels : Il a acheté son journal (= qu’il achète toujours).

4.2.1.2.5. Les possessifs peuvent dénoter une qualité liée à un objet : Tu as de la chance d’être la fille de tes parents. Ici tes est superflu (puisque toute personne est fille de ses parents) et sert à la caractérisation d’un objet (de tels parents).

4.2.1.3. Emploi formel des possessifs. Assez souvent les possessifs sont superflus surtout auprès les N désignant une partie du tout ou bien si les rapports entre les objets sont clairement déterminés par la situation : L’arbre a perdu ses feuilles. L’emploi formel du possessif est confirmé par son absence dans les traductions russes : Деревья теряют листья. Жена сказала (врач сказал) ему; Sa femme (son médecin) lui a dit…L’emploi du possessif se lexicalise dans les apostrophes du type : mon vieux, mon Général aussi bien que dans les phraséologismes: Il fait son malin ; Cela sent son parvenu.

5.1. Déterminatif interrogatif et exclamatif quel. Ce mot est polyfonctionnel. Il est un vrai déterminatif quand il est placé devant un N en remplaçant l’article. Sa fonction e s s e n t i e l l e est la fonction interrogative où quel identifie l’objet par la demande (запрос) de l’information sur ses signes caractéristiques. L’interrogation peut se rapporter à la qualité de l’objet : Quel livre lisez-vous ? ou bien à son emplacement au sein d’un groupe d’objets identiques : Quelle heure est-il? De quel côté allez-vous?

Dans sa fonction s e c o n d a i r e quel est employé dans des propositions exclamatives où il exprime différentes nuances émotionnelles: Quel talent chez cet écrivain !

Quel unit les fonctions d’un déterminatif et d’une conjonction dans le discours indirect : Je me demande quel mal il y a à regarder.

Quel est un adjectif en fonction d’attribut : Quelle a été la cause de cet accident ?

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5.2. Déterminatifs indéfinis (quantitatifs). Les déterminatifs indéfinis sont des mots outils dans la fonction du déterminatif d’un nom capables d’être employés sans autre déterminatifs. Voila pourquoi en sont exclus tout, aucun, plusieurs, certains, nul dans l’emploi autonome. Dans cet emploi ils sont traités comme pronoms. En sont exclus aussi certain(s), différent, divers dans la position d’attribut où ils sont envisagés comme adjectifs : C’est certain ; Ils sont différents. Même, tel, autre certain (au singulier) en sont exclus parce que, pareils aux adjectifs, ils s’emploient avec un autre déterminatif. Outre cela même, tel, autre se distinguent sémantiquement exprimant le caractère identique ou non d’un objet. De vrais déterminatifs indéfinis expriment différents aspects de la détermination quantitative et forment un groupe de mots outils appelé q u a n t i t a t i f s (ou quantifiants). Ils représentent une série asymétrique. D’un côté, ils incluent des unités doublant l’une l’autre : nul (=aucun), maint (=beaucoup de), d’autre côté, plusieurs marques quantitatives se rapportent formellement à d’autres PdD (p. ex. articles un, des ; beaucoup de et autres adverbes quantificatifs). Leur rôle dans la langue est assez importante : ils expriment la corrélation de l’énoncé avec la réalité soulignant le caractère générique ou particulier de ce jugement. Leur signification essentielle est l’idée de la quantité qui, pourtant, est complétée par d’autres : universalité/non universalité, globalité/non globalité, unicité/pluralité, homogénéité/diversité. La dernière opposition indique que la détermination quantitative se marie avec la détermination quantitative basée sur la diversité des qualités d’un objet. La corrélation sémantique des quantitatifs essentiels (y compris le quantifiant composé n’importe quel) peut être représentée de la façon suivante :

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