Партнерка на США и Канаду по недвижимости, выплаты в крипто

  • 30% recurring commission
  • Выплаты в USDT
  • Вывод каждую неделю
  • Комиссия до 5 лет за каждого referral

A la dénomination des animaux la neutralisation est exprimée par l’emploi de la forme masculine en fonction généralisante : le lièvre (= un lièvre – une hase). Très rarement – la forme fem. : l’oie (un jars – une oie). Parfois dans cette fonction s’emploie un mot spécial : le porc (le verrat – la truie).

4.1.3.1.3. Transposition sémantique des formes du genre. L’emploi des formes d’un genre à la place de l’autre à la dénomination des personnes est très rare, p. ex. à l’emploi des N au masculin par rapport à une femme pour souligner la sympathie : mon chat, mon petit. C’est aussi le cas de l’emploi des N au féminin pour la dénomination des professions masculines: une estafette, une sentinelle, une ordonnance.

4.1.3.1.4. Fonction distinctive. Dans ce cas les formes du masculin et du féminin peuvent se distinguer lexicalement. P. ex. dans les paires compagnon – compagne, maître – maîtresse, courtisan – courtisane coïncident dans des acceptions primaires et divergent sensiblement dans d’autres. Dans le dernier cas nous avons des homonymes lexicaux.

4.1.4. Fonctions des formes du genre chez les N inanimés. Etant asémantique chez les inanimés le genre ici n’a pas de fonction sémantique ni celle de neutralisation. Pourtant la forme du masculin est ici aussi une forme non marquée. Cela se manifeste :

НЕ нашли? Не то? Что вы ищете?

§  dans l’emploi: dans le vocabulaire et dans le texte les N inanimés masculins comptent 60%; dans l’accord : auprès les N similaires du masculin et du féminin l’adjectif commun prend la forme du masc. : un chapeau et une robe démodés ;

§  à la substantivation : un N formé par la substantivation à l’aide de l’ellipse du N déterminé c’est le genre du N omis qui reste: une station centrale - une centrale ; un animal quadrupède – un quadrupède. Pourtant si le N est reçu par la transposition directe (conversion ou dérivation impropre), il reçoit la forme du masculin, p. ex.: Adj. à N abstrait : le beau ; V à N: le dîner, le toucher etc.

4.1.4.1. Fonction distinctive. La forme du genre chez les N inanimés peut être liée à la distinction de la signification lexicale du mot :

§ 

41

 
le genre classifie les N dans le plan sémantique; p. ex. les dénominations des arbres fruitiers sont du masculin: un pommier ; des types d’autos sont du féminin: une Renault ; des machines - du féminin : découpeuse (резальная машина); des mécanismes – du masculin: découpeur (прерыватель);

§  le genre distingue les homonymes (plus de 100 paires):le/la livre, le/la page etc.

4.2. Catégorie du nombre. En français la catégorie du nombre est très spécifique dans le plan des moyens de son expression aussi bien que dans le plan de sa signification. Dans le plan formel c’est avant tout l’irrégularité de son expression surtout dans la forme orale de façon que très souvent le nombre du N est identifié non pas par les marques morphologiques mais syntaxiquement (mots outils, accord etc.).

Dans le plan du contenu la spécificité de la catégorie du nombre en français est créée par la présence de l’article partitif auquel elle est intimement liée puisque tous les deux ils fonctionnent à la base de la même opposition sémantique : celle du caractère numérique/anumérique de l’objet.

4.2.1. Moyens d’expression du nombre. Dans la langue écrite le moyen le plus répandu de l’expression du pluriel

est agglutination : l’adjonction de –s (x) à la forme du sing.  : table – tables, jeu –jeux. D’autres moyens sont beaucoup plus rares:

a) flexion incorporée: travail – travaux ;

b) moyen analytique à l’aide des mots outils : une voix – des voix ;

c) formes suppléées : oeil – yeux ; homme – gens.

Dans la forme orale change la manifestation concrète et la fréquence relative de ces moyens : p. ex. l’agglutination dans la forme écrite (table – tables) cède la place au moyen analytique dans la forme orale : [ la tabl - le tabl] qui y devient essentiel.

Vu l’invariabilité du N, la signification du nombre dans la forme orale est exprimée hors du mot, par les déterminatifs, par le verbe. P. ex. dans la phrase Quels garçons sont venus  le pluriel est exprimé par la forme verbale seule. Dans Ces élèves préparent le devoir seule – par la forme du déterminatif seule. Très souvent le nombre ne trouve point d’expression formelle. Dans la phrase Quels livres avez-vous lus? toutes les trois marques du pluriel dans la forme écrite ne se manifestent pas dans la forme orale.

42

 
4.2.2. Sémantique des formes du nombre. A la base de la catégorie du nombre se trouve la distinction des objets numériques et anumériques. Elle est sémantique pour les N numériques: les formes du nombre y distinguent l’unicité et pluralité reflétant les distinctions réelles du monde extérieur : un chien – des chiens. Chez les N anumériques la forme du nombre est asémantique. D’habitude ils prennent la forme du singulier - membre non-marqué de l’opposition le pain, le soleil, la beauté, le rire, Paris, la France. Parfois ils ont la forme du pluriel (les soi-disant pluralia tantum) : les archives, les fiançailles, les Alpes, les Pays-Bas.

4.2.3. Fonctions des formes du nombre chez les N numériques.

4.2.3.1. La fonction sémantique primaire des formes du nombre se manifeste en expression de l’opposition unicité/pluralité.

4.2.3.2. La fonction de neutralisation se manifeste :

§  en expression de la signification généralisée dans les sentences, dictons. D’habitude c’est la forme du singulier qui y est employée : L’homme est un roseau mais un roseau pensant bien que le pluriel ne soit pas exclu: Les hommes sont mortels ;

§  à l’indifférence situative à la quantité. Dans la phrase Il est mort sans enfants il peut s’y agir d’un enfant ou de plusieurs ;

§  dans la signification distributive : Ils levèrent la tête. Ici la situation indique clairement qu’il s’agit de tant de têtes qu’il y a de personnes. C’est pourquoi le pluriel peut être substitué par forme non marquée du singulier ;

§  dans des locutions phraséologiques : être sur pied (en russe быть на ногах - pluriel) ;

§  à l’affaiblissement de la substativité du N en fonction d’épithète ou de Ccirc : Il dort mal la nuit ; du sirop de groseille(s); une maison en brique(s).

4.2.3.3. Transposition sémantique des formes du nombre:

§  le pluriel des N numériques reçoit la signification collective; cela est propre aux dénominations des nations et des professions (les Français, les étudiants) aussi bien que des animaux (cétacés – китообразные), des fruits, des plantes, des рroduits (tarte aux framboises, les meubles – en russe мебель – singulier );

§  le singulier peut exprimer la singularisation :un pois – горошина (des pois – горох) ; une carotte – морковка (des carottes - морковь).

4.2.3.4.  Fonction asémantique. Certains N dénotant des objets composés de deux parties ont la forme du pluriel :ciseaux, tenailles (клещи, щипцы), menottes, armes.

4.2.3.5.  La fonction distinctive ou de lexicalisation se manifeste en ce que les formes du nombre du N peuvent avoir des significations différentes : ciseaux – ножницы, ciseau – резец, parent – родственник, parents – родители.

43

 
4.2.4. Fonctions des formes du nombre chez les N anumériques.

4.2.4.1. Transposition sémantique. La forme du pluriel jointe à un N anumérique montre que l’objet est présenté comme numérique, discontinu, discret. Ce caractère discontinu peut se manifester de la façon différente:

§  parcellement (дробление) d’un phénomène en le présentant comme divisé en parties (pour les N continus): deux bières -две порции пива, des viandes – мясные блюда ;

§  itération d’un phénomène (pour les N exprimant des actions, des états) : les froids du printemps ; Ses sommeils étaient profonds, lents ses réveils ;

§  intensité d’un phénomène, dimension d’un objet : les neiges éternelles, les eaux de la mer, les grandes douleurs.

4.2.4.2. Fonction distinctive. Comme chez les N numériques chez les N anumériques la forme du nombre est souvent employée comme moyen de distinction des significations :une élection избрание, les élections – выборы ; le pouvoir – власть, les pouvoirs – полномочия; l’humanité – человечество, les humanités – гуманитарные науки.

5. Substantivation et désubstativation. Un substantif peut être formé de toute autre partie du discours. On distingue une Substantivation directe (sans modification de la signification) et sémantique (avec modification de la signification). Aussi selon la forme distingue-t-on une Substantivation morphologique et syntaxique (voir ci-dessus p. p. 29-30).

5.1. V à N. A la transposition du verbe en nom d'action a lieu une transposition purement fonctionnelle, direсte (arrivée à l'arrivée). Mais si un Nv dénote l’agent, l’objet, l’adresse, l’instrument, le lieu ou la manière de l'action, on reçoit des transpositions sémantiques: la signification de l'action est complexifiée par des significations complémentaires : patineur = action + agent; patinoire = action + lieu de l'action. Dans ce cas le nom représente une sorte de condensation d'un groupement de mots.

44

 
Un nom d'action peut avoir une signification active (formé d'un V intransitif) : L'ouvrier travaille à le travail de l'ouvrier; une signification passive (formé d'un V transitif) : On construit la maison à la construction de la maison. Le N d'action unit les deux significations s'il est corrélé avec un V transitif et intransitif (pronominal). Avancement peut signifier un mouvement autonome, aussi bien qu'un mouvement comme résultat d'une action venue de l'extérieur. Pour la formation des noms d'action on emploie l'a f f i x a t i о n (les suffixes les plus répandus sont : -tion, - ment, -âge, -éе, - и, , - ance, erie, - aison, -is) et la с о n v e r s i о n : sur la base de formation verbale (crier à cri ), du participe (le blessé), de l'infinitif (le dîner) et même sur la base de la forme finie du verbe (le cessez-le-feu).

A la substantivation sémantiquement complexifiée on emploie 4 moyens : affixes spécialisés, modification sémantique des affixes, employés dans une autre fonction primaire, conversion, modification sémantique des N d'agent ou des N d'actions.

Le N d'agent est formé à l'aide d'un nombre de suffixes dont le plus répandu –eur (travailleur) et par la substantivation des participes (un militant, un employé).

La nomination des objets est formée par les mêmes suffixes que celle des N d'action ou par la modification sémantique de ces suffixes : construction, brochure (< brocher).

Les N d'adresse sont formés à l'aide du suffixe -aire: donataire, destinataire etc.

Le N d'instrument est formé par un suffixe spécial –oir (e) ; passoire, séchoir ou bien par la modification sémantique des suffixes diminutifs : éprouvette et les suffixes des N d'agent : calculateur, semeuse.

La nomination du lieu est formée par les suffixes (-t)oire, -oir: observatoire, dortoir ou bien par la modification sémantique des N d'action : entrée, passage (action et lieu).

Certains Nv forment les nominations du mode d'action : allure (de aller).

La nomination d'un laps de temps est formée par la modification sémantique des N d'action : le déjeuner - время обеда.

5.2. A à N. Dans ce cas la substantivation peut être aussi directe et sémantiquement complexifiée. La substantivation directe de
l'adjectif est formée par l'a f f i x a t i о n (les suffixes les plus
répandus sont : -(i)té, - ie, -esse, - eur, - ude, - ise, -ance) et par la
c o n v e r s i o n: le beau, le bleu du ciel.

A la transposition sémantiquement complexifiée, réalisant les mêmes moyens, le N dénote la manifestation concrète de la propriété des gens (dire des bêtises) et les objets - porteurs de cette propriété (les jeunes, un bleu, un malade, du rouge à lèvres, un bleu de travail).

La substantivation des autres PdD - adverbes, conjonctions, prépositions se réalise à l'aide de la conversion : le bien, le dessus, le pour, le contre, des mais et des si. Parfois le N ne reçoit pas la marque formelle du pluriel ce qui prouve sa substantivation incomplète.

5.3. Désubstantivation. Etant la PdD la plus polyvalente le N
reçoit la fonction des autres PdD ce qui mène à sa désubstativation et
à l'apparition des Adj., Adv., Prép., Intrj. etc. : robe sport, marcher à
pied, côté cour, Dame!

Conférence IV

DETERMINATIFS

PLAN

1.  Déterminatifs en tant que partie du discours.

2.  Sémantique des déterminatifs.

3.  Article.

4.  Déterminatifs démonstratifs et possessifs.

5.  Déterminatifs interrogatif et indéfinis.

______________________________________

1. Déterminatifs en tant que partie du discours. Les déterminatifs (Det.) sont des mots outils accompagnant le N dans la proposition et exprimant les propriétés communes de l’objet telles que : détermination, appartenance, quantité etc. Ils forment une PdD à part à la base de leur propriétés sémantiques, morphologiques et syntaxiques. Ils sont pourvus de trois fonctions :

¨  syntaxique – la formation du groupe substantival dans la proposition. Sans les Dét., qui sont des actualisateurs du N, ce dernier ne peut pas accomplir ses fonctions syntaxiques essentielles, p. ex. Le garçon lit un livre (on ne peut pas dire * Garçon lit livre).

¨  morphologique – la précision des catégories du N : du nombre et du genre au cas où elles ne sont pas exprimées par des flexions du N, p. ex. un livre et une livre, ce livre et ces livres.

¨  sémantique – l’expression de la détermination qui représente une catégorie grammaticale syntaxique. Le Dét. essentiel – article - dénote cette catégorie «à l’état pure». Les autres Dét. y ajoutent dés significations complémentaires.

46

 
Les Dét. incluent cinq classes sémantico-grammaticales : articles, Dét. possessifs (mon, ton, son etc.), Dét. démonstratifs (ce, cette, ces), Dét. interrogatif (quel, quels etc.) et Dét. indéfinis dont la nomenclature suscite des discussions et qui compte 13 mots au maximum: aucun, divers, différents, même, tel, autre, maint, tout, chaque, plusieurs, nul, certain, quelque(s) – et deux unités complexes : n’importe que, je ne sais quel. Le noyau est représenté par quatre premiers – ce sont les Dét. essentiels. Les Det. indéfinis se rapportent à la périphérie de la PdD puisqu’ils ou bien précisent les significations des essentiels (certains, divers, plusieurs = des ; quelque = un, du ; tous les = les), ou bien expriment des nuances significatives. Vu la similitude fonctionnelle, aux Det. sont proches les locutions complexes du type : une espèce de, une sorte de (= un) ; un certain nombre, un tas de (= des) et autres.

1.1. Le problème des Déme PdD inclut deux questions :

¨  le bien-fondé de la distinction des Dét. des adjectifs ou des pronoms ;

¨  le bien-fondé de leur union avec l’article.

Sans nous y arrêter de façon détaillée soulignons tout de même que par leur sémantique les déterminatifs sont semblables aux pronoms; du point de vue de la syntaxe, se rapportant aux noms, ils sont proches des adjectifs, mais, à la différence de ceux-ci, ce sont des mots outils qui ne peuvent s'employer indépendamment. La nature contradic­toire des déterminatifs pose le problème de leur classement. Alors que la grammaire traditionnelle les qualifiait d'adjectifs pronominaux (p. ex. [ 47 ] ), certains linguistes les réunissaient avec les pronoms [ 55 ; 59 ] ) , d'autres en faisaient une classe à part (en y rangeant [ 68; 33 ] ou non [ 4 ] l'article). En tant qu’ actualisateurs du N et porteurs de sa détermination les mots outils mon, ce, chaque etc. ne se distinguent en principe de l’article en l’enrichissant seulement des significations complémentaires qui reflètent la situation. Tout cela permet à la plupart des linguistes de les unir avec l’article et de les inclure dans la seule classe des déterminatifs.

2.0. Sémantique des déterminatifs. La propriété commune des Dét. est l’expression de la détermination du N dans la proposition. C’est une catégorie sémantique puisqu’elle reflète les connaissances du locuteur sur le monde extralinguistique, mais en même temps c’est une catégorie syntaxique puisqu’elle participe à l’organisation de la proposition.

La détermination est le cas particulier d’un phénomène plus large nommé actualisation qui représente le transfert du mot du système linguistique dans la parole. Elle est liée à la limitation du volume de la notion, au choix entre l’universel, le particulier et l’individuel, p. ex. : Le cheval est un animal et Je vois un (son) cheval. Voilà pourquoi aux Dét. sont propres deux significations : généralisante et individualisante. Mais cette fonction n’est pas la seule puisque le même Dét. peut les exprimer toutes les deux, p. ex. : Le chien est carnivore et Je vois le chien de notre voisin ; Il faut aimer ses parents et Il est très attaché à ses parents. Mais l’individualisation prévoit la définition de l’objet dans une situation donnée. Tout énoncé est porteur de l’information. L’information est l’abolition de l’indétermination. La fonction des Dét. est de montrer le degré de la détermination/indétermination de l’objet pour les interlocuteurs.

47

 
2.1. Types de la détermination. Elle peut être qualitative et quantitative.

2.1.1.  Détermination qualitative montre le degré des connaissances de l’objet par le locuteur. Elle est exprimée par les Dét. d’identification ou référentiels dont :

¨  articles dénotant la détermination/indétermination de la façon la plus commune et la plus abstraite ;

¨  possessifs précisant l’objet par rapport aux interlocuteurs ;

¨  démonstratifs identifiant l’objet par sa localisation directe dans l’espace et dans le temps de l’acte de la parole ;

¨  le Dét. interrogatif qui détermine l’objet par sa corrélation avec l’énoncé postérieur – la réponse.

Ces Dét. référentiels sont ou bien déictiques (ils renvoient aux éléments de la situation) ou bien anaphoriques quand ils renvoient à la dénomination précédente ou postérieure.

2.1.2.  Détermination quantitative. Reflète la caractéristique quantitative des objets dénommés (unicité, pluralité, partialité, totalité etc.). Elle est exprimée :

¨  par l’opposition des articles (les/des ; un/des ; le/du) ;

¨  par les numéraux en fonction des Dét. ;

¨  par les Dét. indéfinis appelés quantifiants : plusieurs, chaque, quelque etc.

Les deux types de la détermination s’entrecroisent : p. ex. les formes du pluriel (des, aucuns, divers, plusieurs) expriment les deux significations.

Les Dét. se divisent en définis : Art. défini, syntagmes avec l’Art. défini : tous les, les deux ; Dét. possessifs : mon, ton, son etc Dét. démonstratifs : ce, cette, ces ; et indéfinis : Art. Indéfini, Art. partitif, Dét. indéfinis : tout, chaque, divers, certains etc.

La différence se manifeste en commutation avec les pronoms le, la, les ou en :

Je vois ce chien – Je le vois 

Je vois toutes les maisons – Je les vois toutes

Je vois un chien – J’en vois un 

Je vois plusieurs maisons – J’en vois plusieurs

3.0. Article. D’habitude en français on distingue 3 types d’articles : Art. défini - le, la, les, Art. indéfiniun, une, des et Art. partitif – du, de la auxquels s’ajoute l’omission significative de l’article (article zéro). L’article français se distingue des articles dans d’autres langues par :

¨ 

48

 
la présence des formes spécifiques d’article : partitif (du) et indéfini pluriel (des) ;

¨  l’emploi plus large des articles avec différents groupes de N, p. ex. avec les N propres (la France) et les N abstraits.

Les problèmes théoriques de l’article sont :

¨  son statut morphologique (est-il un morphème du N ou bien c’est un mot outil isolé ?) ;

¨  ses fonctions dans la langue ;

¨  la signification de la détermination/indétermination.

A ces problèmes communes s’ajoutent des problèmes spécifiques tels que : celui du soi-disant article partitif (du), de la forme des, de l’emploi de de au lieu de du et de des , le non emploi de l’article, en particulier, après la préposition de .

3.1. En ce qui concerne le problème du statut morphologique de l’article certains linguistes (p. ex.  G. Galichet [ 45 ] ) voient la fonction essentielle et unique de l’article en expression des catégories du genre et du nombre du N, c’est-à-dire, il l’envisage comme une sorte de morphème détachable préposé au N. Pourtant l’article n’est pas le seul à avoir cette fonction, il la partage avec d’autres déterminatifs et Adj, qui dénotent souvent ces catégories de la façon plus exacte que l’article, p. ex. les élèves (le genre n’est pas exprimé), aucunes élèves, des élèves obéissantes (le genre est marqué en dehors de l’article). L’article conserve une grande autonomie structurale : il peut être séparé du N par de longues épithètes : C’était donc le dimanche matin, vers les un peu plus de dix heures ; il peut aussi être remplacé : Les titulaires des comptes indiqueront le nom de la ou des personnes au profit de qui les chèques doivent être établis.

De cette façon l’article ne fait pas partie de la forme morphologique du N, la catégorie de la détermination exprimée par lui n’est pas une catégorie morphologique du N, mais une catégorie syntaxique se manifestant dans le groupe de substantif.

3.2. En ce qui concerne la fonction de l’article dans la langue, il faut dire que l’article représente un phénomène excessivement compliqué en grammaire française. Plusieurs théories de l’article ont été proposées dont la plus importante est celle de G. Guillaume [ 49 ]. On peut nommer les théories de l’article suivantes :

¨  théorie d’actualisation (article en tant qu’actualisateur du N – Ch. Bally [ 2 ] ; G. Guillaume [ 49 ] ; Damourette et Pichon [ 37] );

¨  théorie de généralisation / individualisation (article en

tant que moyen d’exprimer le général et le particulier – G. Guillaume 

[ 49 ] ) ; 

¨ 

49

 
théories logiques qui lient l’emploi de l’article à la référence du N  - Grevisse [ 48 ] ;

¨  théorie d’assiette (установки) (article en tant que moyen d’exprimer la détermination - Damourette et Pichon [ 37 ] ) ;

¨  théorie quantitative (article en tant que moyen d’exprimer ou non l’unicité de l’objet ou d’un groupe d’objets et comme suite – l’absence/présence de choix) ;

¨  théorie communicative ( le rôle de l’article dans la structure informative de l’énoncé : article défini dénote le thème, la partie connue de l’énoncé, article indéfini est lié au rhème, à la partie nouvelle de l’énoncé ) ;

¨  théorie contextuelle (article en tant que moyen d’assurer les liens entre les fragments du texte – H. Weinrich [ 5 ] ).

Ces théories, comme cela arrive souvent ne s’opposent pas l’une à l’autre, mais complètent l’une l’autre soulignant différents côtés réels du fonctionnement de l’article dans la langue.

3.3. Fonctions des formes d’article. Dans les formes des articles français sont exprimées les oppositions essentielles suivantes :

¨  substantivité/non-substantivité (présence/absence de l’article) ; 

¨  détermination qualitative (article défini/art. indéfini) ;

¨  détermination quantitative (article défini/art. partitif) ;

¨  nombre (le/les) ;

¨  genre (le/la).

Dans trois premières oppositions se manifestent les propres significations de l’article, tandis que les formes du nombre et du genre de l’article reproduisent les catégories du N que les articles déterminent.

3.3.1. Catégories du nombre et du genre.

3.3.1.1. Catégorie du nombre se manifeste dans les articles exprimant la détermination qualitative : le, la/les ; un, une/des. Au pluriel l’opposition de la détermination qualitative et quantitative se neutralise et l’opposition les/des exprime non seulement détermination / indétermination mais aussi totalité /partie : des livres peut signifier какие-нибудь книги et сколько-нибудь книг.

3.3.1.2. Catégorie du genre. Chez les articles elle reflète le genre du N. A la différence des N et des Adj. ici le genre se neutralise au pluriel : le, la/les ; un, une/des.

50

 
Parfois dans la fonction asémantique l’emploi de l’article est lié au genre du N. P. ex. l’article est conservé (avec la préposition) devant le N masculin, mais il est omis devant le N au féminin : en France, mais au Japon ; le gouvernement de Syrie, mais du Liban ; le travail du soir, mais de nuit.

3.3.2.  Substantivité/non-substantivité (présence/absence de l’article). L’absence de l’article signifie que le N cesse d’indiquer une substance et commence à exprimer une propriété, une qualité, surtout dans l’aspect syntaxique. La corrélation entre la forme et la fonction peut être présentée de la façon suivante :

absence de l’article A A1 non-substantivité

présence de l’article B B1 substantivité

Les rapports A à A1 et B à B1 sont symétriques puisque ici la forme correspond à la fonction .

3.3.2.1. Rapports symétriques.

3.3.2.1.1. A à A1. L’absence de l’article montre que le N se caractérise par la non-substantivité et accomplit la fonction d’une autre PdD. Ce sont les cas suivants :

3.3.2.1.1.1. Les locutions verbales du type : avoir faim, prendre part, mettre en oeuvre. La perte de la substantivité par le N se manifeste dans : a) l’impossibilité de la substitution pronominale (on ne peut pas dire As-tu faim ? – * Oui, je l’ai) ; b) la présence des marques d’intensité accompagnant d’habitude un V ou un Adj : J’avais un peu faim et très sommeil.

3.3.2.1.1.2. Les constructions existentielles avec il y a : Au salon il y avait foule ; il y a but où sont décrits des événements et non pas des objets. Les N sont employés dans le sens non référentiel (ils y expriment la qualité) dans les locutions du type Il y a livres et livres ; Il est rentré de soldat ; Après six mois de président.

Из за большого объема этот материал размещен на нескольких страницах:
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19