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Conférence III

SUBSTANTIF

PLAN

1.  Substantif en tant que partie du discours.

2.  Classes sémantico-grammaticales des substantifs.

3.  Groupe syntaxique nominal. Fonctions syntaxiques des substantifs.

4.  Catégories grammaticales des substantifs.

5.  Substantivation et désubstantivation.

__________________________________________

1. Substantif en tant que partie du discours. Un substantif (N) est un mot dénotant un objet, possédant les catégories du genre et du nombre, capable de se joindre des déterminatifs ou des épithètes, remplissant la fonction syntaxique de sujet, de compléments, d’attribut, d’apposition. Le N avec le V est une des PdD essentielles. Il est le moyens le plus important de la nomination : la dénomination d’un objet, d’un phénomène se réalise avant tout à l’aide d’un N ou d’une combinaison de mots où il est un élément régissant. En tant que PdD le N est classé à la base de trois indices : sémantique, morphologique et syntaxique.

1.1. Dans l’aspect sémantique le N dénote des substances, c’est-à-dire, avant tout des êtres animés, des objets, des matières. Mais comme toute notion peut être présentée comme substance, un N peut aussi dénoter une qualité, une action, un état. La différence du N des autres PdD, p. ex. d’un Adj. ou d’un V, qui aussi peuvent exprimer respectivement une qualité ou une action, se manifeste dans le mode de présentation d’une qualité ou d’une action. Les mots long, jouer dans la parole sont subordonnés à la nomination de l’objet auquel sont attribuées cette qualité ou action : un long chemin, les enfants jouent. Le N dénote une qualité ou une action comme des objets autonomes de la pensée si bien que la nomination du porteur de la qualité ou de l’action est exprimée par un mot dépendant : la longueur du chemin, les jeux des enfants.

НЕ нашли? Не то? Что вы ищете?

31

 
1.2. Les catégories morphologiques du N sont le genre et le nombre. Elles reflètent la classification des objets et leur caractéristique quantitative. Ici se dresse le problème de la catégoriede la détermination/indétermination exprimée par l’article. Très souvent elle est envisagée comme une des catégories morphologiques de pair avec le genre et le nombre. Mais ici il y a une grande différence. La signification de la détermination est exprimée non par des morphèmes faisant partie du N, mais par des mots outils spécialisés tels que articles ou autres déterminatifs qui ne font pas partie du N. Cela fait classer la détermination parmi les catégories syntaxiques : l’article forme un groupe nominal dans la proposition en son ensemble, il se joint à un N au niveau de la proposition.

De même que la fonction syntaxique du N peut être exprimée d’une façon morphologique (p. ex. par des cas en russe) ou bien syntaxiquement (par des prépositions en français), la détermination aussi peut être exprimée morphologiquement (p. ex. par des articles postposés en roumain ou dans les langues scandinaves où l’article s’est transformé en un morphème nominal) ou bien syntaxiquement (par un article préposé isolé du N). L’isolement de l’article est souligné par l’existence des formes contractées de la préposition et de l’article du, des, au, aux formant un groupe syntaxique du N dans la proposition. Si on reconnaît l’article comme faisant partie du N il serait impossible de délimiter les mots dans le livre du frère ; jouer aux échecs étant donné que la préposition ne fait pas partie du N (comparez : le livre de/la soeur ; jouer à/la balle).

1.1.3. Les fonctions syntaxiques primaires du N sont celles du sujet et de toute sorte de compléments (direct, indirect, d’agent, du nom etc.) qui indiquent les substances auxquelles est liée la situation décrite par la proposition.

2.0. Classes sémantico-grammaticales des substantifs.

2.1. Noyau et périphérie des substantifs. Le noyau sémantique des N est représenté par des dénominations des objets : animés (garçon, chien), non-animés (table, livre), des matières (sable, eau). La dénomination des notions abstraites d’action, de qualité forme sa périphérie. Les mots formant le noyau sont, dans la plupart des cas, originaires (первообразные), c’est-à-dire, ils ne sont pas dérivés des autres PdD (p. ex. femme, chien, table, mur etc.). Dans une proposition ils remplissent les fonctions primaires des N en tant que PdD (sujet et compléments). Les classes périphériques du N sont dans la plupart des cas formées des autres PdD (V ou Adj) (beauté ß beau ; saut ß sauter; changement ß changer). Dans la proposition ils remplissent souvent des fonctions secondaires les N en tant que PdD (épithète, circonstance).

La spécificité du N est déterminée par la nature de l’objet dénoté (p. ex. la distinction des N discontinus et continus (de matière) et par le mode de formation de la notion (p. ex. les N collectifs).

2.2. D’après leurs particularités sémantiques et grammaticales on distingue des groupes (ou classes) sémantico-grammaticaux des N. Le plus souvent on distingue les oppositions des N suivantes :

¨ 

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communs/ propres ;

¨  concrets/abstraits ;

¨  discontinus/ continus  (предметные/вещественные);

¨  numériques/anumériques ;

¨  animés/inanimés ;

¨  indépendants/ relatifs.

Ces groupes se distinguent par leur rapport aux catégories morphologiques (nombre, genre) et aux propriétés syntaxiques telles que leur agencement avec les articles et autres déterminatifs ; leur substitution par des pronoms de classes déterminées ; leur agencement avec des V et des Adj  de sémantique appropriée.

2.2.1. Noms communs et propres. La plus grande partie des N dénote toute une classe d’objets : autrement la langue ne pourrait pas exister si chaque objet concret avait sa propre dénomination. Mais dans la langue il y en a de tels qui ont des dénominations individuelles – des N propres. A la suite de cette individualité les N propres ne possèdent pas toutes les caractéristiques propres aux N communs ce qui se manifeste en particularités de l’emploi de l’article, de la catégorie du nombre, dans la possibilité limitée de s’agencer avec des épithètes. Voilà pourquoi les N propres se rapportent à la périphérie des substantifs.

Une position intermédiaire entre ces deux sous-classes est occupée par des noms uniques désignant des objets uniques (soleil, lune, ciel). Eux aussi ont un emploi spécifique de l’article, du nombre et des épithètes.

2.2.2. Noms concrets et abstraits.  Les N concrets dénotent des notions formées par la généralisation des propriétés des objets identiques y compris les dénominations des objets imaginaires : peints, dessinés (p. ex. ange, centaure). Les N abstraits dénotent des notions formées par l’abstraction de la propriété de son porteur réel. Dans ce cas le N indique quelque chose qui n’existe réellement comme substance. Les N abstraits ne peuvent pas être peints, dessinés ; on peut seulement se les représenter d’une façon alléparez : un vieux, une belle – N concrets ; la vieillesse, la beauté - N abstraits. Les N abstraits indiquent la propriété, l’action, l’état des objets concrets. Les N concrets se caractérisent au point de vue quantitatif, au point de vue de la dimension (deux arbres, un grand arbre, beaucoup de voyageurs) ; les N abstraits peuvent se caractériser au point de vue de l’intensité, de la plénitude, de la durabilité (une grande beauté, une longue attente).

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Les N concrets peuvent dénoter des objets de la façon autonome : C’est un chat; Voilà un arbre. Les noms abstraits sont d’habitude dépourvus de cette capacité. Ils remontent aux Adj  et aux V dépendant d’un N (Le ministre arrive à L’arrivée du ministre ; La peau est blanche à La blancheur de la peau) [ 18, 253 ] et ne peuvent pas à eux seuls, sans indication du porteur de la propriété, dénoter des objets. On ne peut pas dire: C’était une arrivée mais : l’arrivée de qn. Les particularités grammaticales des N abstraits se manifestent dans la tendance à l’invariabilité de la catégorie du nombre et leur emploi par préférence dans les fonctions syntaxiques secondaires.

2.2.3. Noms discontinus / continus. Les N discontinus dénotent des objets discrets qui se caractérisent par leur totalité (целостность) et isolement (обособленность). Tels sont tous les êtres vivants (homme, chien, voyageur) et les objets (table, ballon, plume). Ils ne peuvent pas être divisés sans rupture de leur spécificité. Les N continus (noms de matière, noms massifs) dénotent des matières, des objets non-discrets qui ne possèdent ni totalité ni isolement. A la rupture de leur totalité ces objets ne perdent pas leur spécificité ; ils ne peuvent pas être comptés, mais ils peuvent être mesurés par leur volume, masse, longueur etc. P. ex.: cinq chaises, mais un kilo de pain, un hectare de terre, un m3 de sable. De cette façon les objets discontinus et continus se caractérisent par différents rapports quantitatifs : pour les discontinus est très importante la différence entre l’unicité et la pluralité, pour les continus - la différence entre la totalité et la partie. Dans le plan grammatical les N continus se caractérisent par l’invariabilité de la catégorie du nombre, leur agencement avec les articles le/du, leur fonction syntaxique la plus caractéristique est celle du complément d’objet direct (Cod).

Une position intermédiaire entre ces deux sous-classes est occupée par des N collectifs qui représentent une pluralité d’objets discontinus comme une masse homogène : feuillage, branchage, pierraille, paysannerie etc.

2.2.4. Noms numériques et anumériques. Aux N numériques se rapportent les N concrets, discontinues, animés et non-animés (chien, table), et les N propres non-uniques. Aux N anumériques se rapportent :

§  N dénotant des objets uniques dans leur genre (les N uniques communs et propres) ;

§  N dénotant des objets continus (N de matière, collectifs et N abstraits) ;

Les N numériques à la différence des anumériques peuvent avoir la

la forme du pluriel (sans changement de la signification), s’agencer avec tous

les types d’article (à l’exception du partitif) et se combiner avec tous les

types d’adjectifs.

2.2.5 . Noms animés / inanimés. Les N animés dénotent des êtres

vivants pourvus de la capacité de se mouvoir de la façon autonome, accomplir

des actions, sentir. Les êtres vivants se caractérisent par leur activité ou

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non-activité sociale, état adulte ou non, le sexe. Les N animés possèdent les

caractéristiques grammaticales suivantes:

§  la catégorie du genre y est sémantique et indique le sexe d’un être animé : ils peuvent varier selon le genre sans changement de la signification commune du mot : ouvrier, -ère ; acteur, - trice ;

§  Ils sont substitués par les formes des pronoms appropriées : interrogatifs (qui ?), relatifs (de qui), personnels (à lui, de lui) ;

§  ils accomplissent la fonction du sujet auprès le verbe transitif ; les N inanimés l’accomplissent très rarement et le verbe dans ce cas reçoit un caractère métaphorique ;

§  ils s’agencent avec les V et les Adj. dénotant des actions, des états et des propriétés des objets animés, p. ex. dire, manger, dormir, décider, mort, vivant, fatigué etc. Leur emploi avec les N inanimés est lié avec le changement de leur signification. De même avec les prépositions: avec Pierre exprime la collaboration; avec une pierre - la signification d’instrument.

2.2.6.  Noms indépendants (autosémantiques) relatifs (synsémantiques). Les premiers dénotent un objet indépendamment d’un autre objet, tandis que les seconds - dans leur lien avec un autre objet. P. ex., le mot garçon est autosémantique parce qu’il peut dénoter dans la parole de la façon autonome une personne d’un certain âge et du sexe masculin (Je vois un garçon. Quel est ce garçon ?). Le mot fils est synsémantique, relatif parce qu’il dénote cette personne en se basant sur son lien avec une autre personne (on ne peut pas dire Je vois un fils mais seulement Je vois le fils de qn). Aux noms synsémantiques se rapportent les noms dénotant :

a) les rapports de parenté ou d’autres rapports interpersonnels (père, mère, voisin, sosie) ;

b) les parties du corps humain (tête, bras) ;

c) les parties d’un objet (le toit d’une maison) ;

d) les N généralisants (catégorie, type, exemple de qch) ;

e) les mots paramétriques (caractère, longueur, poids) ;

f) la plupart des mots abstraits (possibilité, blancheur).

Ils manifestent leurs particularités surtout dans le plan syntaxique parce qu’ils exigent plus souvent que les autres N la présence des mots dépendants ou, à l’absence de ces derniers – la présence des déterminatifs possessifs ou démonstratifs : C’est le père de Louis ; C’est son père. L’emploi de ces mots isolément peut témoigner la modification de sa signification, p. ex. :C’est un père (= отец семейства ).

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2.2.7. Les oppositions décrites forment les sèmes dont l’ensemble caractérise la sémantique du nom. P. ex. : garçon = (+ com.; + concr. ; + an. ; + pers. ; + masc. etc.) ; du pain = (+ com. ; + concr.;- num . etc.). La signification concrète d’un N se manifeste dans le contexte par son accord avec les autres éléments de l’énoncé tels que:

a) marques grammaticales (surtout celles du nombre) ;

b) déterminatifs (surtout l’article) ;

c) adjectifs et verbes se rapportant au substantif.

De cette façon le groupe nominal syntaxique inclut au maximum 4 éléments : Prép + Det + N + Ep (épithète) qui indiquent :

a) caractéristiques sémantiques du N ;

b) fonction syntaxique, détermination et caractérisation du N ;

c) s’il le faut le genre et le nombre du N.

2Un nom peut passer d’une classe à une autre : abstrait à concret (beauté красота - красавица ) ; continu à discontinu (fromage сыр – головка сыра) ; animé à inanimé (Corot – un Corot ) etc. Ce phénomène de l’acquisition par un N des marques d’une autre classes’appelle transposition sémantique ou récatégorisation.

3.0. Forme syntaxique du N. Faisant partie d’une proposition, le N se manifeste comme forme syntaxique qui est formée par :

a) la présence d’une préposition et de l’article ;

b) la position de N par rapport aux autres mots. Ici on distingue :

§  forme prépositionnelle ou non-prépositionnelle du N correspondant aux fonctions syntaxiques bien déterminées, p. ex.: Il tient ce livre à la main (Cod) et Il tient beaucoup à ce livre (Coi) ;

§  présence ou absence de l’article auprès le N, p. ex. : Le grand poète Mistral a rénové la langue occitane (sujet) ; Grand poète, Mistral a rénové la langue occitane (apposition) ;

§  préposition ou postposition par rapport aux autres termes de proposition. Par rapport au verbe on distingue le sujet et Cod : Pierre voit Paul. Par rapport à un autre N on distingue des termes déterminé et déterminant :déjeuner-débat et pause-déjeuner.

3.1. Fonctions syntaxiques primaires de N. Le substantif est la PdD la plus polyfonctionnelle : il peut avoir toute fonction sans passer morphologiquement dans une autre partie du discours. On distingue les fonctions syntaxiques primaires et secondaires. Aux fonctions syntaxiques primaires se rapportent celles où la situation décrite exige la présence d’un mot dénotant une substance. Dans ses fonctions secondaires le N perd la signification de substance et peut être remplacé par un Adj, un Adv ou un V.

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Les fonctions primaires du N :

§  sujet grammatical (toutes les classes de N) ;

§  complément d’objet direct (tout N) et indirect (habituellement un N animé) ;

§  complément d’agent auprès le V au passif (habituellement un N animé) et d’instrument (habituellement un N inanimé) ;

§  complément du nom exprimant une relation (appartenance etc.) : le livre de Pierre ;

§  attribut à signification d’identification : Il est le directeur de cette usine ; ou de classification : Mouron fut nommé président ;

§  apposition à signification d’identification ou de classification : Son père, Philippe Mouron, professeur de chimie  à l’Ecole Normale était mort jeune ;

§  complément circonstanciel de lieu à signification substantivale : marcher dans la rue ;complément circonstanciel de temps exprimant le temps absolu (un N temporel) : La nuit l’aspect change ;

§  apostrophe : Est-ce vous, mon colonel ?

3.2. Fonctions secondaires du N :

§  attribut à signification de caractérisation du sujet : C’est un vrai enfant ;

§  épithète : un cheval de course ;

§  complément circonstanciel de manière (des N abstraits) :  écouter avec attention ;

§  complément circonstanciel de cause, de condition, de concession, de but, de temps formés par réduction de la subordonnée (des N verbaux ou adjectivaux) : agir par jalousie ; Je le reconnais malgré l’obscurité ; Cela s’est passé après ton départ.

3.3. Corrélation de la sémantique et des fonctions syntaxiques de N. Elle se manifeste dans le fait que les N concrets formant le noyau de N ont d’habitude la fonction primaire dans la proposition ; les N abstraits se rapportant à la périphérie de N ont la fonction secondaire. Pourtant les uns comme les autres peuvent être employés dans les fonctions qui ne leur sont pas propres, dans celles des sous-classes opposées.

L’emploi des N abstraits dans les fonctions du sujet ou des compléments est lié à la métaphorisation de la proposition ou à la formation des locutions figées ou analytiques : La soudaineté de cet événement a surpris tout le monde ; Il a reçu la permission de s’absenter (=on lui a permis …).

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L’emploi des N concrets et propres dans des fonctions secondaires peut être dû aussi à leur inclusion dans des locutions phraséologiques : Il pleuvait à torrents ou bien à la compression métonymique des moyens d’expression (p. ex. à l’omission du verbe qui peut être reconstitué par la situation) : A défaut de piano (= comme il n’a pas de piano), il s’accompagnerait à la guitare.

4.0. Catégories grammaticales des substantifs. En français le N possède les catégories du genre et du nombre. Les moyens morphologiques d’expression de ces catégories sont pour la plupart des cas effacés, surtout dans la forme orale. P. ex. prononcé hors du contexte le mot livre ne trouve pas son genre ni nombre et peut être un livre, une livre, des livres. Pourtant assez souvent le genre et le nombre s’expriment régulièrement par des changements phonétiques dans la forme orale aussi :animal - animaux ; ouvrier - ouvrière etc.

Grâce à la liaison l’expression du nombre dans la forme orale devient de plus en plus fréquente. Voilà pourquoi malgré l’irrégularité de des marques morphologiques le genre et le nombre se rapportent aux catégories morphologiques du N en français me moyens complémentaires de la révélation des significations des formes homonymes du N sont les éléments du groupe syntaxique du N tels que déterminatifs, adjectifs, sons dans la liaison.

4.1. Catégorie du genre. Cette catégorie est très spécifique en français moderne surtout dans le plan de l’expression. La catégorie du genre est propre aux autres PdD : adjectifs, déterminatifs, pronoms, verbes. Mais le centre de cette catégorie dans la langue est le genre des N : ici il est directement lié à la signification et à la forme du mot ; à l’exception de certains N animés ils ne changent pas d’après le genre. Pour eux c’est une catégories classificatoire tandis que pour les autres PdD c’est une catégorie modificatoire puisqu’ils reçoivent la forme du genre en fonction du N qu’ils déterminent ou remplacent.

4.1.1. Expression du genre dans la langue écrite. Les moyens d’expression du genre varient considérablement dans les formes écrite et orale du français et avant tout au point de vue quantitatif : plusieurs N ayant les formes spécifiques d’expression du genre dans la forme écrite les perdent dans la langue orale: employé- employée. Mais ce qui est encore plus important ce sont les divergences qualitatives. (Nous allons analyser l’expression du genre chez le N et l’Adj.)

Dans la langue écrite l’expression du genre et plus généralisée: la plupart des mots du féminin ont un -e orthographique qui est obligatoire si le N a la forme correspondante du masculin. Ici on emploie les moyens de formation du féminin suivant :

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- le moyen essentiel - agglutination (l’adjonction de -e) : étudiant-

étudiante, ami - amie qui peut être accompagnée de complications orthographiques : gémination de la consonne finale : lion – lionne ; apparition de l’accent : ouvrier – ouvrière. A l’agglutination peut être rapporté l’emploi des suffixes -esse, -mine : poète - poétesse, tsar – tsarine, aussi bien que le cas de dindon – dinde ou le masculin est formé du féminin ;

- flexion - changement de la forme des suffixes : actif – active ; acteur – actrice ; paresseux – paresseuse ou de la forme du thème (основы), la flexion incorporée : roux – rousse ; fou– folle ;

- moyen analytique – invariabilité du N où le genre est marqué par les mots liés avec lui et avant tout les articles: le/la secrétaire ; un/une élève. Aussi : femme médecin ; girafe mâle ;

- forme suppléée (emploi des thèmes différents ) : homme – femme.

4.1.2. Expression du genre dans la langue orale. Dans la forme orale change l’importance des moyens cités et l’appartenance des N concrets au type d’expression. P. ex. ami – amie dans la forme orale se rapporte à l’analytisme qui est ici le moyen essentiel; la forme partisane est formée de partisan dans la langue écrite par la voix d’agglutination et dans la forme orale il faut la rapporter à la flexion incorporée (changement de l’enveloppe sonore du thème). Dans la forme orale les marques du genre se divisent en deux grands groupes :

I. La marque du genre fait partie du thème du N ( ou de l’Adj.) formant le morphème spécifique – suffixe de genre (s). Ici trois cas sont possibles :

    écolier (s1) – écolière (s2) ; poète (Ø) - poétesse (s) ; mulet (s) – mule (Ø) (morphème de genre chez le masculin).

II. La marque du genre ne forme pas un suffixe spécifique, mais peut être envisagée comme faisant partie du thème ou comme une flexion (du type chat –chatte). Ici on distingue aussi trois types :

§  masc. Ø – fem. C (consonne : il y en a 10 pour former le féminin) : candidat – candidate ; bavard – bavarde ; époux - épouse; gros – grosse ; blanc – blanche; franc – franque; long – longue; soûl – soûle ; gentil – gentille ; loup – louve ;

§  masc. V1 - fem. V2C . L’adjonction d’une consonne au féminin est accompagnée du changement de la voyelle au masculin: berger – bergère ; faisan – faisane ; fripon – friponne ; chienchienne ; copain – copine ; malin – maligne; jumeau – jumelle ; fou – folle ; vieux – vieille ;

§ 

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masc. C1 - fem. C2 . Le changement de la consonne finale sans changement de la voyelle: veuf – veuve ; sec – sèche ; fils fille.

Dans les deux cas (I et II) le féminin est marqué par la consonne finale. Le masculin est marqué le plus souvent par la voyelle finale.

4.1.3. Sémantique des formes du genre. La signification de la catégorie du genre est liée à la distinction des N animés/inanimés Chez les animés, reflétant la distinction de sexe, elle est significative. Un tel genre est appelé genre réel ou naturel. Chez les inanimés elle asémantique: elle n’indique pas de particularités quelconques de l’objet reflété, mais elle divise les N en classes grammaticales dont les particularités se manifestent en :

§  formation d’autres formes de N (p. ex. le pluriel en –aux ne se forme que des mots au masculin) ;

§  règles de la substitution pronominale (p. ex. le choix des pronoms il ou elle) ;

§  accord avec d’autres mots au sein de la proposition (voilà pourquoi on dit que le genre forme les classes accordantes).

Malgré le petit nombre de N animés c’est là que la catégorie du genre acquiert sa valeur, c’est là qu’elle est vivante et productive. Voilà pourquoi la fonction primaire du genre est sa signification chez les N animés ; chez les inanimés elle est purement formelle.

4.1.3.1. Fonctions des formes du genre chez les N animés. Chez les N animés elle est significative seulement s’il y a des formes opposées selon le genre et selon le sexe : instituteur – institutrice ; lion - lionne. Sinon elle est asémantique : professeur, médecin, ministre, aussi bien que dans les dénominations des animaux : crocodile, girafe. Au cas de nécessité le sexe est exprimé par les mots femme (un peintre femme ; une femme ministre), Madame (Madame le ministre), chez les animauxles mots femelle, mâle (seulement avec les mots au féminin): un crocodile – un crocodile femelle, mais : une girafe mâle – une girafe femelle. Analysons les fonctions des formes significatives du genre.

4.1.3.1.1. Fonction significative primaire. Le N au  masculin ou au féminin dénote respectivement un être animé du sexe masculin ou féminin (Jean, Marie, étalon, nourrice). L’opposition des formes du genre dénote :

§  les personnes de sexe différent dans les dénominations des gens selon leurs occupations (lecteur - lectrice), profession (instituteur - institutrice), propriétés et marques (bavard – bavarde), nationalité (Espagnol - Espagnole) ;

§ 

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dans les cas assez rares les formes du genre distinguent les époux (générale супруга генерала). Parfois le féminin unit ces deux significations : boulangère жена булочника и владелица булочной; dans les dénominations des animaux le genre distingue le mâle et la femelle (tigre - tigresse).

4.1.3.1.2.  Fonction de neutralisation. Dans l’opposition des formes du genre c’est celle du masculin qui est la forme non marquée: c’est elle qui est toujours employée quand le sexe de l’être n’est pas spécifié et le mot est employé dans la fonction généralisante. La neutralisation a lieu le plus souvent s’il s’agit des hommes et des femmes simultanément: Les instituteurs d’une école (= hommes et femmes).

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